Bonnal Nicolas - lundi 19 décembre 2011
immigration
… Et vous passerez armésdevant vos frères, vous tous, les vaillants hommes, et vous leur aiderez jusqu’à ce que l’Éternel donne du repos à vos frères, comme à vous, et qu’eux aussi, ils possèdent le pays que l’Éternel, votre Dieu, leur donne ; alors vous retournerez dans le pays de votre possession, et vous le posséderez…
Josué, 1, 14-15
Jean Baudrillard disait peu avant sa mort que nous vivons une époque où nous adorons, où nous guettons affamés l’occasion de sauter à pieds joints sur quelqu’un pour l’accuser de racisme. Cette morale de cocker humanitaire, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire, s’applique bien sûr aux blancs, quand ils sont russes, américains, français ou allemands ; moins aux africains, qui peuvent liquider tous les fermiers blancs du Zimbabwe dans l’indifférence générale et la complicité polie : ce sera de toute manière aux blancs de nourrir la population affamée du tyranneau local.
Et Baudrillard reprenait une (autre) observation de Chesterton (toujours lui) qui annonçait l’émergence, dans Un Nommé Jeudi, de la police de la pensée : il faudrait former des policiers pour coincer tous les récalcitrants dès leur premier article ou leur premier sonnet. C’est ainsi aussi que l’on fait la chasse aux politiques, y compris l’ancien ministre de l’Intérieur en France, accusé des pires avanies, des plus infâmes pensées pour une simple remarque onirique, pardon ironique (mais que cache de coupable cette paronomase ?).
Israël face à une énième invasion africaine ; Israël déjà accusé de beaucoup de maux, et qui pourrait prendre de supplémentaires décisions regrettables ! Les médias français ont bien sûr été très discrets sur ce sujet qu’ils estiment pointu, délicat : il n’y a pourtant rien de mystérieux. Pays occidental et blanc, Israël est envahi par l’immigration subsaharienne qui réussit à déjouer tous les contrôles, tous les obstacles en espérant bien sûr être entretenue et logée aux frais de la princesse Démocratie Universelle, en espérant aussi qu’aucune mesure ne sera prise contre ce déplacement forcé.
C’est le maire de Tel-Aviv qui a sonné le tocsin, ou de la trompette de Jéricho : sa ville est envahie d’africains, passés on ne sait comment, sans doute avec l’appui de quelques pays voisins mal intentionnés, et d’une volonté politique supérieure, sans doute nord-américaine d’ailleurs. Il a demandé au gouvernement d’agir, gouvernement débordé par l’explosion de la pauvreté, la crise immobilière et le mécontentement social. Il a promis d’y faire face ; le ton utilisé par Benjamin Netanyahou a été assez violent, laisse prévoir une réaction à la hauteur, et me le rend sympathique, si « menteur » qu’il soit pour notre cher président.
La pression migratoire africaine est très forte, elle est même hallucinante, profitant de l’explosion démographique, des progrès des transports et de l’universelle démagogie humanitaire. Et personne depuis cinquante ans, en Europe ou ailleurs, n’a rien voulu faire pour la limiter : le monde blanc est une grande terre promise. Aux USA, l’immigration africaine a pris aussi des proportions folles, dépassant les chiffres de deux siècles d’esclavage. On sait que les immigrés africains arrivent aussi en portant comme amulette un portait d’Obama, celui qui traîne dans chaque case en Afrique noire ; il est garant de leur sérénité et de leur pérennité dans ces lieux incontestables et que d’ailleurs on ne leur conteste plus.
Il semble que Céline, toujours lui, ait senti venir cette bonne victoire démocrate, celle d’Obama en 2008 ; cette victoire et ses innombrables conséquences.
« Ça va dévaler en délire après la victoire démocrate dans vos sillons, vos campagnes, ça va renverser vos montagnes, tellement qu’ils seront tous empressés de vider, retourner vos bleds ! vos émancipatrices cités ! vos dernières boutiques ! »
J’ignore ce qu’il adviendra d’Israël dans le chaos permanent qui nous attend (ce chaos permanent a bien remplacé le complot permanent de notre jeunesse conspirationniste !), mais je sais que rien ne sera fait chez nous. Céline le sentait bien venir aussi, cet avenir radieux :
« Ils sont encore des millions d’autres, et puis encore des millions d’autres, et puis encore des millions, d’absolument pareils aux mêmes, et vous les oubliez toujours, dans vos lyrismes avariés, vos confuseries pérotantes, là-bas tassés qui se consument… »
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