Lance Pierre - dimanche 04 décembre 2005
Je ne suis pas le dernier à critiquer la classe politique parlementaire et particrate ni à dénoncer l’abîme qui la sépare des sentiments profonds du peuple français. Mais l’équité exige qu’au sein de la médiocrité, on sache distinguer ceux qui s’élèvent au-dessus des conformismes avec courage et pertinence. Aussi voudrais-je rendre aujourd’hui un hommage mérité à M. Jacques Myard, député UMP des Yvelines et Maire de Maisons-Laffitte, Président du Cercle Nation et République, qui, avec un rare bon sens et une pugnacité admirable, s’applique à sortir la droite molle de sa torpeur et à lui redonner le sens de l’avenir national. Je ne connais pas personnellement M. Myard, mais depuis quelques mois, il me fait l’honneur de m’adresser régulièrement ses communiqués, ses articles, ses questions aux ministres, et j’ai été frappé par la qualité et la vigueur de ses propos, qui tranchent sur l’habituel bla-bla-gnan-gnan de la langue de bois. En outre, Jacques Myard fait preuve d’une superbe activité et se précipite au créneau dès que l’avenir du pays lui semble compromis par des décisions inadéquates, et, bien que membre de la majorité parlementaire qui soutient le gouvernement, il n’hésite pas à « secouer le cocotier » pour réclamer des réformes ou pour critiquer des mesures erronées. Voici quelques extraits de ses déclarations musclées : Se déclarant pour la suppression de l’impôt sur la fortune et les droits de succession, il s’exclame : "L’ISF apporte sur un plateau d’argent les entreprises françaises aux étrangers non résidents qui en sont bien évidemment exonérés, à l’exemple du groupe Taittinger. La France est devenue la risée du monde avec l’ISF, qui est la meilleure blague française que se racontent les Belges ! Compte tenu de la gravité des enjeux, ayons à l’esprit que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures." (19 octobre 2005). S’élevant contre l’idée d’un droit de vote accordé aux étrangers, il s’écrie : "Proposer d’accorder le droit de vote aux immigrés constitue une faute sans appel. En effet, depuis toujours, le statut de l’étranger diffère du statut du national sur un point essentiel : les droits politiques. Si l’étranger veut acquérir ces droits politiques, il a un moyen : la naturalisation, dès lors qu’il prouve son intégration à la société française. C’est là un point essentiel." (25 octobre 2005) Concernant l’immigration, il énonce devant l’Assemblée des vérités pénibles : "Alors qu’il y avait 250 millions d’hommes en Afrique en 1950, ils sont un milliard aujourd’hui et les projections en font attendre 1,5 milliard dans trente ou quarante ans. Les conséquences sont dramatiques pour les États africains, tous tombés en déliquescence. Sur le plan sociologique, cette croissance entraîne une émigration que nous subissons sans toujours vouloir la contrôler. Je le dis avec une certaine solennité : nous sommes non pas à la fin des flux migratoires, mais bien au commencement. Il serait peut-être temps d’ouvrir les yeux et de cesser de faire preuve d’angélisme, en ce qui concerne tant les droits de l’homme – qui ne sont pas une explication du monde – que la nécessité de contrôler nos frontières." (17 novembre 2005) C’est dans cet état d’esprit que Jacques Myard a fait des propositions de loi : une « visant à renforcer le contrôle des étrangers se rendant en France pour un séjour temporaire », une autre « visant à créer un mécanisme de plan épargne-retour pour les étrangers titulaires d’un titre de séjour désirant rentrer dans leur pays d’origine pour y créer une activité ». (9 novembre 2005) Enfin, à la suite des émeutes de banlieue, Jacques Myard écrivait dans "Le Figaro" du 4 novembre 2005 : "Il faut regarder la réalité en face. Il ne s’agit plus là d’une désespérance sociale mais d’une véritable guérilla urbaine de groupes communautarisés qui veulent imposer leur loi et leur haine primaire de la France. L’expulsion des étrangers délinquants s’impose tout d’abord, en modifiant au besoin l’article 26 de l’ordonnance de 1945 sur les étrangers, qui interdit d’éloigner du territoire des étrangers qui ont des liens spécifiques avec la France ; de surcroît, la « double peine », plus exactement « peine complémentaire », doit être rétablie et appliquée systématiquement dès lors qu’elle est prononcée par le juge." Il est d’autres opinions de Jacques Myard que je ne partage pas, mais c’est sans importance au regard des échéances dramatiques qui vont s’imposer à notre pays et qui nécessitent une forte union nationale.
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