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Je n’ai jamais douté du président Bush |
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Milliere Guy - mardi 16 janvier 2007
bush, irak, islamisme
Je n’ai, à la différence de quelques-uns, jamais douté de la détermination de George Bush. Car, au fil du temps, des rencontres depuis plus d’un quart de siècle avec la plupart des grands intellectuels qui ont fait le conservatisme et le néo-conservatisme américains, au fil de lectures qui m’ont mené à connaître en détail l’histoire du pays et de ses présidents, j’ai compris les tendances profondes et l’étoffe dont sont faits les hommes qui marquent l’Amérique. Les États-Unis sont restés fidèles à leurs idéaux fondateurs et, lorsqu’ils s’en sont éloignées, ne l’ont jamais fait très longtemps. Au cœur de ces idéaux, il y a la loi et la liberté.
Dans l’avancée sans fin vers ces idéaux, il y a l’esprit de la frontière (frontier), l’esprit du défricheur. Cet esprit imprègne le peuple américain jusqu’à ce jour. Il imprègne les grands présidents. Au XXème siècle, il y eut Woodrow Wilson, qui fit entrer son pays dans la Première Guerre mondiale au nom du droit international, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la nécessité de tout faire pour que ce soit la guerre ultime. Wilson a échoué en fin de compte, comme on sait, mais son échec a été un échec noble.
Jugeant les Européens incorrigibles, le peuple américain a remisé les idées de Wilson et a choisi le repli des années 1920, les idées de Wilson n’en sont pas moins restées présentes.
Lorsque Franklin Roosevelt sera confronté aux conséquences de l’incurie européenne sous la forme du nazisme et de la Seconde Guerre Mondiale, c’est aux idées de Wilson qu’il fera référence, jusqu’à la victoire et à la création des Nations Unies, qui verront le jour après sa mort. Lorsque Harry Truman discernera pleinement le danger incarné par le totalitarisme soviétique, il enclenchera la guerre froide, disant d’emblée que le combat sera long et que la liberté prévaudra. C’est ce qui s’est passé, un peu plus de quatre décennies plus tard, la liberté a prévalu.
Lorsque Ronald Reagan s’est installé à la Maison Blanche, il a repris le discours de Truman, tourné la page des années de doute, et proclamé que le bien triompherait du mal : ce qui s’est produit.
Bush est l’héritier conscient et lucide de tout cela. Il est l’héritier de Wilson, de Roosevelt, de Truman, de Reagan. Il a analysé les forces des uns et des autres, mais aussi leurs points faibles. Il incarne l’idéalisme wilsonien, mais avec l’opiniâtreté de Roosevelt et de Truman, la certitude et la volonté de Reagan. Il est fidèle aux idéaux fondamentaux, d’autant plus fidèle qu’il est le fils spirituel du conservatisme et du néo-conservatisme et qu’il discerne, depuis le commencement, que nous sommes dans une nouvelle guerre contre un mal totalitaire et que, dans cette guerre, les États-Unis doivent prévaloir, pour le futur de la liberté.
Bush est le contraire d’un cynique et d’un adepte de la realpolitik : il n’y avait pas la moindre chance qu’il souscrive au rapport Baker. Il sait à quoi s’en tenir concernant la myopie des démocrates depuis une trentaine d’années et depuis le moment où, précisément, le parti démocrate a cessé d’être le parti de Truman pour devenir celui de Carter ou des Clinton.
Il sait depuis le commencement que la guerre sera longue, qu’elle aura de multiples fronts, que des erreurs seront commises (car on commet toujours des erreurs quand on agit en situation difficile), que des signes de découragement pourront se faire jour, que l’adversaire et les idiots utiles qui lui font cortège compteront sur le découragement.
Il sait qu’il faut maintenir le cap. La logique Rumsfeld-Abizaid-Casey a révélé ses limites en Irak et a fait douter le peuple américain. Bush change d’hommes et de logique et, lui, ne cède pas au doute. La guerre doit être gagnée. Elle le sera. Parce qu’il n’y a pas d’alternative. Les moyens changent. Ils devaient changer. Le but, lui, ne change pas.
Nancy Pelosi va donner de la voix, mais Bush écoutera plutôt John McCain et Joe Lieberman.
Nombre de journalistes européens font la moue. Bush, de son côté, fera ce qu’il doit. Dans quelques années ou quelques décennies, quand le monde sera délivré de l’islamisme comme il a été, en 1991, délivré du communisme soviétique, nous comprendrons ce que nous lui devrons, je le répète. Aux fins d’aider ceux qui veulent comprendre dès aujourd’hui, j’exposerai précisément la doctrine Bush version 2007 la semaine prochaine. .................
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Technocrate «Villepin, il n’y connaît rien ! Ni à la France, ni aux députés, ni au reste !»
Nicolas Sarkozy
SIC
Échec «Tout ce que Chirac reprend au projet Sarkozy montre qu’il reconnaît tout ce qu’il n’a pas fait.»
Gérard Longuet, sénateur UMP
Macho «Au fond, la France est gouvernée par quatre nanas : Claude Chirac, Ségolène Royal, Cécilia Sarkozy et Laurence Parisot.»
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Lucide «Quand Hitler écrivit, dans son livre « Mein Kampf », qu’il voulait nous éliminer, nous ne l’avons pas cru. Maintenant, nous croyons ce que le Hezbollah déclare.»
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Comparaison «Avec Ahmadinejad, nous risquons un jour de regretter les crimes du xxe siècle.»
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Pétrole «Il y a trop de pétrole sur le marché et nous allons soutenir les décisions visant à réduire sa production et à en garantir le prix.»
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