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Justice : contre les Français et pour les assassins


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Rouxel Jean - jeudi 30 octobre 2008

justice
Vendredi 24 octobre, les Français, abasourdis, ont appris qu’un violeur récidiviste, Jorge Montes, avait été remis en liberté par erreur. La cour d’appel de Paris a plaidé une « faute de frappe ». Ce qui semble une bien faible circonstance atténuante – et dont il est peu probable que se contentent les futures victimes du personnage ! En fait de faute de frappe, il semblerait que le greffier n’ait pas su faire la différence entre « infirmer » et « confirmer » – ce qui, outre le niveau de déliquescence de la Justice, en dit long aussi sur les brillants résultats de la si mal nommée Éducation nationale…

Le même jour, nous apprenions que le cas n’était nullement isolé. Un autre violeur (il est à croire que ces gens pullulent dans les prétoires !), dénommé Bruce Allaire, a réussi le tour de force de quitter le tribunal sans le moindre contrôle, peu avant que la cour n’annonce sa condamnation à 10 ans de réclusion. Cette fois, la justice ne plaide pas la faute de frappe, mais tout simplement l’absence de faute. Ou, en tout cas, l’absence de faute de procédure. Là encore, les futures victimes seront heureuses d’apprendre que la justice n’est pour rien dans la libération de leur agresseur…

On a même entendu sur les ondes, lundi matin, une « explication » selon laquelle le tribunal ne pouvait pas imaginer que ce violeur s’enfuirait puisqu’il avait été ponctuel à tous ses contrôles judiciaires. Brillant !
Si ce que les gazettes disent sur cet individu est exact, il faut tout de même savoir qu’il en était à sa neuvième condamnation ! Il ne me semble pas particulièrement original de supposer qu’un tel personnage doive être un peu plus surveillé que la moyenne des citoyens !
Ajoutons à cela une autre bavure, la veille : un collégien a affirmé avoir menti aux gendarmes en disant que son professeur l’avait frappé. Manque de chance, cet aveu est arrivé après le suicide dudit professeur, qui n’avait pas supporté sa garde à vue. La peine de mort a été abolie pour les assassins, mais non pour les innocents !

Quand, en outre, on apprend que les magistrats ont l’incroyable culot de manifester en accusant le Garde des Sceaux, Rachida Dati, de mener une politique du « tout sécuritaire », le citoyen « lambda » se prend à imaginer que les juges soient soumis au même droit que les autres Français…

Il est intolérable que la Justice, prétendument rendue au nom du peuple français, soit aussi dure pour les simples citoyens et aussi clémentes pour les violeurs et les assassins !

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