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L’Afghanistan et la lutte contre l’islam radical


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Rouxel Jean - lundi 03 août 2009

islamistes, afghanistan
À moins de deux semaines des élections présidentielles afghanes, la présence occidentale en Afghanistan se trouve à nouveau mise sur la sellette.
Premier élément de cette mise en question : un rapport de la chambre des Lords pointe du doigt un certain nombre de dysfonctionnements de l’alliance militaire dans ce pays. En particulier, le rapport critique l’absence de cohérence entre les actions des différents contingents.

Cela n’est pas une nouveauté. Chaque fois que la « communauté internationale » a décidé l’envoi de forces militaires multinationales dans un pays, on a observé que les troupes peinaient à mettre en œuvre une stratégie commune. Les rivalités entre chefs, les incompréhensions linguistiques, les modes d’action différents… gênent considérablement cette mise en œuvre.

L’Afghanistan ne fait pas exception à la règle. Tout au plus peut-on noter que, contrairement à beaucoup d’actions militaires internationales, les troupes occidentales n’ont pas reçu une mission d’interposition entre belligérants, mais un mandat beaucoup plus vaste et difficile : pacification (militaire et politique) du pays et éradication des forces islamistes radicales.

Deuxième élément : le mois de juillet a été le plus meurtrier pour l’alliance occidentale depuis son arrivée (75 morts). Ici, nous touchons du doigt la faiblesse de l’Occident face à l’islam radical. Nous n’acceptons plus de perdre des vies humaines qui, pour les islamistes, ne valent rien.

Troisième élément : la situation politique. Les élections présidentielles du 20 août prochain s’annoncent mal. Elles auront lieu dans un climat de terreur et seront probablement marquées par une forte abstention, car les talibans ont appelé au boycott des urnes et à l’insurrection armée. La légitimité du président élu s’en ressentira naturellement.

Cette mise en question de la présence occidentale en Afghanistan omet cependant le principal : que sommes-nous allés faire là-bas ? À cette question, la seule réponse pertinente est : lutter contre l’islam radical. Mais le caractère tribal de l’Afghanistan rend problématique la perspective d’une victoire : comment assurer la stabilité d’un pays qui n’a jamais été stable ? Et surtout l’Afghanistan est-il le meilleur front dans la lutte contre l’islam radical ?

J’aurais tendance à croire qu’il serait plus logique de s’intéresser au Pakistan (qui fournit les talibans, et bien d’autres, en armes et en kamikazes). Mais l’Occident serait-il capable d’exiger quoi que ce soit du pouvoir pakistanais ?

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