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L’Europe, l’Europe, l’Europe !


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Lambert Christian - mardi 24 mars 2009

turquie
L’Europe, c’est beaucoup de choses, mais c’est d’abord une civilisation, la plus brillante qu’ait connue l’humanité. Athènes, Rome, puis après des siècles de ténèbres dus aux grandes invasions barbares, l’Italie, l’Espagne, la France, la Hollande, l’Angleterre, l’Allemagne ont donné au monde des chefs-d’œuvre jamais égalés dans l’architecture, la littérature, la peinture, la musique et la science. Malheureusement, à ces forces de la création se sont toujours opposées les forces de la destruction. Tous autant qu’ils étaient, les Européens n’ont jamais cessé de se faire la guerre. L’idée est donc enfin venue après la désastreuse deuxième guerre mondiale d’arrêter les massacres à répétition. Ce fut le début de l’Union européenne, d’abord à 6 (France, Allemagne Italie, Benelux), puis incluant la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Espagne et le Portugal. Fort bien. Il aurait fallu s’arrêter là. Nous en sommes hélas aujourd’hui à 27. Quelle est donc pratiquement cette Europe des 27 ?

On y trouve l’Europe du Sud : la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la France, pays considérés comme peu sérieux, les pays du « Club Med », à la gestion financière calamiteuse et à l’immigration-invasion. Plus deux îles de la Méditerranée, Malte et Chypre. Cette île-là étant l’une des principales portes d’entrée d’immigrants clandestins venus d’Afrique orientale, du Proche et du Moyen Orient, avec les encouragements de la Turquie. Et, une fois en Grèce, on est partout grâce à Schengen (1990). Plus au nord, nous trouvons les pays de l’Europe centrale, Hongrie, Slovénie, Slovaquie, Tchéquie et Pologne, dont la spécialité est de profiter au maximum des aides financières de l’Union et, tout en même temps, de la critiquer avec virulence. Plus au nord encore, on découvre les pays baltes que presque personne ne connaît. Qui, en France, peut les situer du nord au sud : Estonie, Lettonie, Lituanie, victimes de l’occupation russo-soviétique et qui ne s’en sont pas encore remis. Puis on arrive à des pays sérieux : Finlande, Suède, Danemark, Allemagne, Autriche, Benelux, Grande-Bretagne et Irlande – la Finlande étant considérée comme le pays le plus honnête du monde par Transparency international, la France, quant à elle, étant classée au 27e rang ! Quant au petit Luxembourg, on peut se demander s’il n’est pas le seul pays vraiment sérieux d’Europe, avec la Suisse qui, elle, ne fait pas partie de l’UE et s’en garde comme de la peste, tout comme la Norvège, forte de son gaz et de son pétrole.

Restent deux cas particuliers : la Roumanie et la Bulgarie. Ces deux derniers pays qu’il a été très prématuré d’admettre dans l’Union ont pour rôle majeur d’envoyer leurs populations en Europe de l’ouest pour y recevoir des allocations et y opérer quelques « prélèvements » dans certaines belles demeures. On les appelle des « Roumains », c’est-à-dire en majorité des Tsiganes. L’Italie est ici aux premières loges, envahie par plus d’un million de « Roumains » à tel point que Rome et Bucarest ont signé en octobre 2008 un mémorandum visant à endiguer la criminalité des ressortissants roumains dans la Péninsule. La grande presse donne à ce sujet des détails qui font froid dans le dos. En Espagne aussi, les Roumains sont devenus la première nationalité étrangère devant les Marocains et les Latino-américains, ce qui n’est pas peu dire !
Mais voici l’essentiel. Cette Union aussi disparate que monumentale a généré une gigantesque administration, en augmentation et en complexité exponentielles, une formidable usine à gaz se superposant, s’agissant surtout de la France, à une administration déjà très lourde. Une bibliothèque ne suffirait pas à décrire le monstre. Je me bornerai donc à citer quelques chiffres.

La charge administrative de la « législation » communautaire coûte 600 milliards d’euros par an à l’économie européenne. La « réglementation » communautaire coûte 30 à 40 milliards par an à l’économie française (17 000 actes réglementaires en vigueur aujourd’hui). En 25 ans, la cotisation budgétaire française annuelle a quadruplé. Elle est de 19 milliards d’euros, 6.8 % des recettes fiscales nettes de la France auxquelles il faut ajouter 4.57 milliards de dépenses directes. En d’autres termes, l’UE coûte à la France plus qu’elle ne rapporte. Sur la période 2007-2013, la contribution de la France au budget de l’Union sera de 135,5 milliards d’euros.

Comme l’Europe ne suffit pas à la générosité des principales puissances de l’Union, Bruxelles prodigue des crédits à ce qu’on appelle les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Ainsi pour la période 2008-2013, la banque européenne d’investissements va distribuer aux ACP 22,7 milliards d’euros ! Pour autant, l’UE n’a ni armée ni diplomatie communes.

Devant cette avalanche de dépenses, la France renâcle parfois à tenir ses engagements, si bien que Bruxelles a déjà engagé 6 procédures contre Paris qui a dû provisionner la somme de 586 964 203 euros pour payer les amendes qui lui seront sans doute infligées. C’est le royaume d’Ubu !
Les perspectives sont pires encore. Sont candidats pour être admis dans l’UE les pays des Balkans qui sont entre eux en guerre larvée, sanctuaires de trafics en tout genre. Qu’en sera-t-il lorsque la Serbie, la Bosnie, le Kosovo, l’Albanie feront partie de l’Union ? Et, dès aujourd’hui, la Bessarabie et l’Ukraine lèvent le doigt. Le pire du pire étant la Turquie.

Un examen du budget de l’Union fait découvrir que 3,7 milliards d’euros ont déjà été donnés à ce pays qui n’a à peu près rien d’européen. Ceci au titre d’une « pré-adhésion », ce qui donne la quasi-certitude que la Turquie adhérera à l’Union. D’où 25 milliards d’euros pour Ankara chaque année et surtout des conséquences ethniques et religieuses catastrophiques. Ce sera la fin de l’Union européenne (cf. mon article dans le n° 477 du 7 janvier 2005 dans lequel je soulignais que le panturquisme autorise tous les turcophones d’Asie centrale à obtenir la nationalité turque sur simple demande).
 Au total, quelque 150 millions de musulmans asiatiques pourraient devenir européens en important en Europe, outre leur pauvreté, les conflits de la région et notamment le problème kurde impliquant la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Évidemment, l’islamisation de l’Europe en serait accélérée. Pour terminer, rappelons que le peuple turc a pour origine la tribu osmanlie, qui faisait partie des hordes de Gengis Khan pratiquant une langue ouralo-altaïque, et qui, refusant de rentrer en Mongolie, s’est fixée en Asie mineure…

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