actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

L’Europe progresse sur la voie de l’islamisation


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
44 VOTES
902 LECTURES

Artur du Plessis Laurent - mercredi 20 février 2008

immigration, islam
« L’assimilation est un crime contre l’humanité » : Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc, fondamentaliste, issu du Parti de la justice et du développement (AKP), a dit cela à Cologne, en Allemagne, le 10 février dernier, devant 16 000 de ses compatriotes.

Erdogan a ainsi accusé l’Allemagne de crime contre l’humanité – qui renvoie à la shoah – parce qu’elle veut assimiler sa minorité turque.

Des personnalités de la droite conservatrice allemande ont protesté. En Bavière, le chef du parti chrétien-démocrate (CSU), Erwin Huber, a dénoncé le « sermon nationaliste turc sur le sol allemand » et posé la question de savoir « si, dans ces conditions, il est encore envisageable de poursuivre les négociations d’adhésion » d’Ankara à l’Union européenne.

La droite allemande est hostile à l’entrée de la Turquie à l’UE, et veut la cantonner dans un « partenariat privilégié » qu’Erdogan a pour la énième fois rejeté lors de sa visite en Allemagne. Le SPD, partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale au pouvoir, est favorable à l’adhésion de la Turquie à l’UE : les quelque 700 000 Allemands d’origine turque votent très majoritairement à gauche.

La chancelière Angela Merkel – si pugnace face à Poutine – a mollement réagi, disant qu’elle jugeait « nécessaire de discuter davantage avec [Erdogan] de sa façon de concevoir l’intégration ». Silence des autres chefs d’État européens, et de Bruxelles. Erdogan a récidivé deux jours après devant le parlement d’Ankara. L’AKP, qui a récemment voté une loi autorisant le port du voile à l’université, travaille à la réislamisation d’une Turquie où les défenseurs de la laïcité mènent un combat d’arrière-garde.

Merkel, mais aussi tout ce que l’Europe compte d’autorités politiques et morales, aurait dû exiger d’Erdogan des excuses. Le processus d’intégration de la Turquie à l’UE aurait dû être stoppé. Mais si les élites européennes avaient été capables de telles réactions, le fin politique qu’est Erdogan ne se serait pas hasardé à cette provocation.

Les peuples européens ne veulent pas de l’entrée de la Turquie dans l’UE, contrairement à leurs élites. Aussi, les médias européens ont-ils fort peu répercuté la déclaration d’Erdogan. C’est dans le même esprit antidémocratique que s’effectue la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne.

Les autorités religieuses européennes participent largement de cette déliquescence. Récemment, le révérend Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef des 77 millions d’anglicans dans le monde, a qualifié d'« inévitables » la reconnaissance et l’application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia – le droit coranique – sur des sujets tels que le divorce ou des différends financiers, pour « améliorer la cohésion sociale dans le pays ». L’archevêque a expliqué que la Grande-Bretagne « devait accepter le fait que certains citoyens ne se sentent pas concernés par le droit britannique » : il s’agit du 1,8 million de musulmans qui y vivent.

Dans les Balkans, l’Islam vient de remporter une nouvelle victoire : le parlement kosovar a proclamé l’indépendance du Kosovo. Belgrade, soutenu par Moscou, refuse de reconnaître cette indépendance, juridiquement irrecevable. Le Kosovo est peuplé à 90 % de musulmans albanophones ayant pratiqué l’épuration ethnique à l’encontre de la minorité serbe. Quarante mille des 120 000 Serbes restés au Kosovo vivent dans le Nord, les autres dans des enclaves protégées par la Force de l’OTAN au Kosovo (KFOR) depuis 1999.

Les Serbes du Kosovo, qui ne veulent pas renoncer à cette terre où leur histoire est millénaire, pourraient consacrer la partition de facto qui existe déjà entre le sud et le nord de la province. Ils ont indiqué qu’ils formeraient leur propre « Parlement du Kosovo » à l’occasion de municipales en Serbie en mai. La Kfor a promis de continuer à assurer la sécurité du Kosovo. L’UE va envoyer l'« Eulex Kosovo », une force de police et de justice de 2 000 hommes, qui prendra le relais de l’ONU au terme d’une période transitoire de 120 jours suivant l’indépendance. Mais une nouvelle flambée de violence est probable.

L’UE est restée divisée sur la question de l’indépendance, mais une large majorité de ses membres est prête à la reconnaître. Le monde slave essaie de se défendre, face à cette déferlante musulmane encouragée par les puissances occidentales, qui soutiennent l’indépendance du Kosovo. Ce faisant, elles ouvrent la boîte de Pandore de l’irrédentisme islamiste en Macédoine, en Bulgarie… Et elles encouragent l’ambition de constituer une grande Albanie cultivée par Tirana. En ces temps de montée de l’intégrisme islamiste, tout cela est pure folie.

Partager cet article sur Facebook

Recommander cet article sur les sites de syndication d'information :


12 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site