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L’ISF : un impôt cynique et absurde |
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Dufour Jean-François - mardi 06 octobre 2009
isf
Qu’il se nomme IGF ou ISF, cet impôt est une imposture, car je défie quiconque de définir un seuil de fortune qui soit acceptable en France. Lorsque les différents gouvernements français définirent un seuil de fortune de leurs concitoyens, les États anglo-saxons se moquèrent de notre pays, trouvant ce seuil ridicule et insane !
Nous savons maintenant, après de nombreuses années de gestion socialiste et parfois franchement collectiviste, que la préoccupation de ces dirigeants visait essentiellement à entraver l’enrichissement des citoyens afin que la plupart d’entre eux conservent une dépendance financière à l’égard de l’État et du pouvoir en place : c’est une façon cynique de fidéliser une clientèle électorale !
En sanctionnant l’épargne et le patrimoine dans tous les actes de gestion, y compris sa détention passive, en ruinant les institutions de prévoyance, en redistribuant des aubaines financières, en accroissant les charges des entreprises jusqu’à les forcer à se délocaliser pour survivre, on aboutit inévitablement à un appauvrissement général et la proportion de personnes en difficulté s’accroît lentement mais sûrement.
Nous savons aussi que les partis politiques dits de droite sont capables de mettre en œuvre une politique socio-économique aboutissant aux mêmes résultats, en se figurant, malgré leurs échecs précédents, pouvoir conquérir une nouvelle clientèle électorale.
Les quelques récents aménagements démontrèrent pourtant leurs succès électoraux, mais les hommes en place actuellement s’obstineront dans la même voie, car notre situation économique actuelle confronte notre pays à des déficits colossaux dans tous les domaines : déficits de l’État, graves déficits sociaux (retraites par répartition et couvertures médicales…), déficits de la balance commerciale, déficits récurrents des collectivités régionales et des sociétés et services publics…
Alors, supprimer l’ISF paraît être une décision impossible car il apparaît sensé de « prendre l’argent où il est » ! Mais définir le seuil de la richesse relève d’une mascarade et d’une hypocrisie cyniques.
Dans le monde soviétique défunt, personne ne possédait de patrimoine… et cependant certains avaient un niveau de vie cent fois supérieur à la moyenne du peuple. Cette nomenklatura habitait de magnifiques datchas, avait des domestiques, des voitures de fonction, des passe-droits pour poursuivre des études très qualifiantes et pour bénéficier des situations les plus confortables, des retraites dorées… Tout ce petit monde était pauvre au sens où nous entendons la richesse ! Mais, à votre avis, n’y a-t-il pas dans notre pays supposé libéral des situations analogues en très grand nombre et qui échappent à l’ISF ?
Prenez, par exemple, le cas des retraites, garanties par l’État, de certains hauts fonctionnaires, alors qu’ils n’auront jamais cotisé la moitié ou le tiers de ce que devrait cotiser le citoyen lambda dans le secteur privé. Imaginez qu’il percevra par exemple 10 000 ? par mois de retraite jusqu’à sa mort et que son épouse percevra une réversion sans aucune restriction. Si le citoyen lambda du privé voulait épargner un capital qui, consommable dans la même durée, lui permettrait d’avoir les mêmes ressources, il lui faudrait accumuler au moins 2 500 000 ? dans des conditions de sécurité inférieures (cf. la « provision technique » nécessaire à une rente viagère d’un contrat d’assurance-vie).
Alors, il serait éligible à un ISF annuel de l’ordre de 12 000 ?… sans compter la totalité des impôts qui entraveraient sa gestion dans la moindre de ses décisions, sans prendre en compte les contrôles et les contestations fiscaux de nature policière auxquels il serait soumis, sans oublier de rajouter le prix de sa résidence principale. Pouvez- vous me dire qui est le plus riche des deux, celui qui vit aux crochets de la société ou celui qui assume les centaines d’impôts qu’il connaîtra jusqu’à sa mort ?
La foule des personnes en France qui appartiennent à la catégorie représentée ici par un haut fonctionnaire est innombrable.
L’ISF est un impôt-sanction qui ne cible paradoxalement pas la partie de la population à la charge de la société, mais une autre partie qui, elle, a courageusement construit son patrimoine et continûment contribué à créer la richesse.
Cet impôt est stupide, forçant la richesse à s’exiler, forçant les services fiscaux à agir parfois en policiers, et, à nouveau, je défie quiconque de définir le seuil de la richesse en France !
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Robespierre
Le chevénementiste Georges Sarre souhaitait une place Robespierre à Paris, considérant que l’inventeur de la Terreur était « un révolutionnaire pétri des idéaux de la philosophie des Lumières » et que la « Révolution était un bloc » dont tous les hommes devaient être honorés ! La proposition a été rejetée d’une courte majorité, par l’UMP et quelques élus socialistes dont le maire.
Chiffres significatifs
Pauvreté > En France, 20,2 % des jeunes de moins de 25 ans vivent avec moins de 880 euros par mois. Nettement plus que la moyenne nationale (13 %)…
LBO > On estime que 30 % des fonds d’investissement en LBO (leverage buy out, c’est-à-dire ces fonds qui rachètent les sociétés avec un effet de levier procuré par le crédit bancaire) pourraient disparaître dans les remous de la crise financière. Le risque d’impayés de ces dettes bancaires d’ici à 2012 est évalué entre 500 et 1 000 milliards de dollars !
Assassinat > Notre confrère Daniel Hamiche signale dans son blog americatho l’assassinat d’un militant pro-vie, Jim Pouillon (63 ans), le 11 septembre dernier, par un certain Harlan Drake, excédé paraît-il par les panneaux de Jim Pouillon. « Curieusement », la grande presse, en France du moins, a été fort peu loquace sur le sujet…
Chômage > 8,5 % de la population active des pays de l’OCDE étaient touchés par le chômage à la fin du mois de juillet dernier.
Voiture > Le budget « voiture » des ménages français est passé de 4,3 % du budget global en 1960 à 7,8 % en 2005. Il représente aujourd’hui en moyenne une dépense annuelle de 1 008 euros. |
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