|
|
L’Irak libre est l’œuvre de George W. Bush |
|
Milliere Guy - jeudi 11 mars 2010
irak, islam, europe, bush
Les élections régionales en France ne m’intéressent pas. Que des socialistes du parti socialiste, du mouvement écologiste ou de l’UMP l’emportent ou non m’indiffère : le socialisme est une pathologie et choisir entre des degrés divers de cette pathologie relève du non-choix. Je voudrais n’avoir ni la peste ni le choléra et puisque nul candidat autre qu’un marginal ne propose la bonne santé, je reste chez moi. J’en ferai de même, sans doute, lors des prochaines consultations électorales.
D’autres élections m’intéressent davantage parce qu’elles sont plus importantes pour le futur du monde : les élections en Irak, par exemple. Je connais la faculté d’oubli des journalistes, mais je n’en reste pas moins surpris par la rapidité avec laquelle un discours se substitue à un autre.
Voilà deux ans encore, peut-être moins, on ne parlait de Bagdad que pour user aussitôt du mot « bourbier », pour laisser entendre que c’était mieux sous Saddam Hussein, ou autre monstruosité du même genre.
Aujourd’hui, c’est très différent : l’Irak a un gouvernement stable et des moyens financiers. La France, qui a besoin d’argent, a des choses à vendre et des contrats à signer. Le gouvernement irakien devient donc très fréquentable. Et, comme si de rien n’était, on montre des bureaux de vote, des Irakiens qui osent critiquer sans risquer de se faire couper les oreilles ou la langue, des entrepreneurs qui construisent des ponts, des routes, des usines et des bâtiments. Un minimum d’honnêteté impliquerait de rappeler que rien de tout cela ne serait possible s’il n’y avait pas eu un changement de régime et une libération de l’Irak, mais qui pourrait avoir cette honnêteté ?
Un minimum d’honnêteté impliquerait aussi de se souvenir des propos immondes tenus, des années durant, contre George Walker Bush. L’Irak qui se dessine aujourd’hui et qui, malgré les difficultés, est le pays le plus libre du monde arabe, est son œuvre. J’ai été, en France, l’un des seuls à l’expliquer et je ne regrette pas de l’avoir fait.
L’un des problèmes essentiels de la planète est l’islam radical et ce problème trouve un terreau fertile dans le sous-développement économique, politique, culturel et entrepreneurial du monde musulman en général, et du monde arabe en particulier.
La démocratie qui prend forme et consistance en Irak est un début de réponse à ce problème. Mais un islam compatible avec la modernité ne pourra émerger que si ce début trouve un prolongement. Le fruit des années Bush est inachevé à ce jour et ne pourra se juger pleinement que dans quelques décennies. L’Irak qui naît est une partie de ce fruit. Cette partie se consolidera si Obama ne provoque pas un désastre par un retrait précipité des troupes de libération. Mais Obama est déjà assez en difficulté aujourd’hui pour ne pas s’ajouter de difficultés supplémentaires, et Joe Biden, qui ne manque jamais d’air, a donné des signes positifs en déclarant que la liberté qui prend racine en Irak était un « accomplissement » de l’administration à laquelle il appartient. Bien que ce soit un mensonge et une lamentable captation de l’héritage de Bush, cela préserve au moins l’essentiel.
Newsweek, magazine très démocrate et très obamaphile, qui a traîné Bush dans la boue comme un journal français de base, titrait la semaine dernière : « Mission accomplie ». Mieux vaut tard que jamais !
Il faut rappeler aux praticiens de l’amnésie que Bush disait que la guerre en cours durerait une génération au moins, que l’Irak et l’Afghanistan étaient deux fronts seulement. Bush n’oubliait pas le danger iranien et avait conçu une stratégie d’endiguement. La guerre en Irak a été gagnée dès 2003 ; la paix a été gagnée en 2008 ; en 2010, la démocratie s’enracine sous les regards de tout le monde musulman et du monde arabe en particulier. La guerre en Afghanistan sera gagnée. Le régime iranien, déjà très déstabilisé, tombera : les lieux saints principaux du shiisme sont en Irak et le peuple iranien voit la liberté qui existe en Irak et dont il ne dispose pas chez lui.
Ce qui se joue est la vraie paix au Proche-Orient : la paix pour Israël et pour les autres peuples de la région. C’est aussi l’avenir de l’Europe : l’islam en Europe dépendra de ce qu’est l’islam dans le monde musulman. Je n’attends pas que quiconque en Europe remercie Bush. La gratitude et la lucidité sont des vertus fort peu répandues en Europe de nos jours…
37 commentaires - Ecrire un commentaire
|
Déclin
«C’est avec quelque nostalgie que j’assiste à la déchéance politique et économique de notre pays. Le seul élément nouveau, avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, est qu’on parle de réforme à longueur de discours. Mais on se refuse à viser les deux seuls objectifs de réforme qui permettraient d’arrêter le déclin, à savoir l’équilibre des comptes et la maîtrise de la dette.»
Georges Pébereau, ancien pdt de la CGE (devenue Alcatel)
SIC
PS «Notre réseau de villes, départements et régions nous donne les moyens d’être exemplaires localement pour être crédibles nationalement.»
François Hollande, député PS
Commission «Ce n’est pas le rôle de la Commission européenne de résoudre les problèmes de tous les jours. Elle doit penser à l’avenir : il vaut mieux aider les gens à isoler leur maison qu’alléger le coût de leur facture de gasoil…»
Jacques Barrot,
ancien commissaire européen
Identité «Pointer quels sont les bons ou les mauvais Français, ça me dégoûte. La France a un nouveau visage ; il ressemble étrangement au mien et il faut que ça rentre dans les cerveaux !»
Jamel Debbouze, « comique »
Nation «En France – c’est le privilège des démocraties –, il y a un lien fort entre État et nation.»
Guy Sorman, essayiste
Contraception «L’accès à la contraception est un marqueur social.»
Roselyne Bachelot
Extrême droite «Pendant des années, la France a eu le malheur d’avoir l’extrême droite la plus puissante d’Europe. En entendant M. Le Pen, je suis bien content que cela soit terminé…»
Nicolas Sarkozy |
|
|
|