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L’Iran : menace pour la paix mondiale


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Sadot Philippe - dimanche 04 décembre 2005


Au mois d’octobre, le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a appelé son peuple à « rayer de la carte » l’État d’Israël, entraînant une réprobation quasi générale : « La nation musulmane ne permettra pas à son ennemi historique de vivre en son cœur même ». Pour moins que cela, le régime de Saddam Hussein a été balayé de la scène mondiale…
Avant tout, devons-nous prendre ces diatribes au sérieux ? Il me semble que oui. Le chef de l’État s’est adressé à une partie de son peuple pour être en phase avec la partie la plus radicale du régime héritière de Khomeiny et isoler davantage les réformateurs. Sa personnalité est exemplaire : il fut un des principaux organisateurs de la prise d’otages de l’ambassade américaine en 1979, et il assuma des charges importantes au sein des services de renseignements. En outre, le passé de la république islamique est entaché du soutien au terrorisme anti-occidental : prises d’otages au Liban, attentats en Europe, aides au Hezbollah dans sa lutte criminelle contre Israël, et aux insurgés d’obédience chiite en Irak…
L’Iran ne souhaite nullement subir la pression occidentale et réitère son souhait de se doter d’un potentiel nucléaire à des fins uniquement civiles. Or on peut difficilement croire ce régime apôtre du terrorisme international. Selon le rapport de l’Institut international des études stratégiques (IISS) du 6 septembre dernier, l’Iran ne disposerait pas suffisamment de matériaux fissiles destinés à la fabrication d’armes nucléaires. Le danger n’est donc pas immédiat. Cependant, si nous laissons faire, nous pourrions nous trouver dans le même dilemme que la Corée du Nord. Alors que faire ?
Une intervention militaire comme celle menée en Irak en mars 2002 ? L’Artesh (420 000 hommes), l’armée régulière iranienne, ne s’est pas encore relevée de la guerre contre l’Irak entre 1980 et 1988. Elle reste formatée pour une guerre lente et statique reposant sur un recours à la puissance de feu, et peu adaptée aux combats rapides. Le matériel d’origine russe, américaine, française, chinoise, n’est pas au firmament de la haute technologie. Téhéran est pourvu de missiles balistiques et de croisière de 300 à 3 000 km capables de porter des ogives nucléaires. Dans quelques années, les Iraniens pourraient donc devenir une puissance régionale plus puissante, protégée par sa dissuasion nucléaire !
Une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU conseillant fermement à l’Iran de stopper ses recherches semble illusoire : la Chine, trop heureuse d’avoir un allié objectif face à la tentative d’encerclement énergétique des Etats-Unis d’Amérique (EUA), opposera son veto. Des sanctions économiques de l’Union européenne (UE) et des EUA auraient peu d’effets : avec 11,4 % des réserves pétrolières mondiales, elle est à l’abri des pénuries. Le pays dispose aussi d’importantes ressources minières.
Une intervention unilatérale de l’UE est inimaginable, faute de moyens et surtout de courage politique. Une attaque préventive américaine est provisoirement exclue. Bien que des repérages des forces spéciales aient eu lieu sur le sol iranien, le bourbier irakien empêche provisoirement les Américains d’agir.
Il reste donc trois solutions. Une pression multilatérale forçant Téhéran à arrêter son programme atomique : cela paraît fort peu réaliste dans l’immédiat, l’Iran pouvant devenir un enjeu entre les puissances occidentales et la Chine. La décision iranienne de mettre fin à ses ambitions nucléaires : autant rêver ! La troisième est donc le recours à la coercition. Deux types d’intervention peuvent être envisagés : une attaque ponctuelle aérienne, comme celle de l’IAF (Armée de l’Air israélienne) en 1981 contre la centrale irakienne d’Osirak, menée de nouveau par Jérusalem arguant la légitime défense devant les menaces lancées par le numéro un iranien ; ou, plus discrètement, liquidation des principaux scientifiques et sabotages supervisés par les services secrets, sans doute israélien, américain, et, espérons-le, européen avec la France et la Grande-Bretagne…
L’Iran islamique n’a jamais appliqué les règles du droit international. S’il remplace le terrorisme par le nucléaire, on peut s’attendre à une alliance sino-iranienne : la Chine face à l’hégémonie américaine dans le monde, et l’Iran centralisant les aspirations musulmanes en devenant ainsi le deuxième califat…


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En bref
NOURRICE
La moyenne d’âge des assistantes maternelles en France est de 45 ans.

Chiffres Significatifs

EMBAUCHE á 44 % des entreprises ont l’intention de recruter d’ici la fin de l’année, contre 41 % à la même période de 2004.

UNEDIC á Le déficit cumulé de l’assurance chômage devrait atteindre 7,1 milliards d’euros à la fin 2008, au lieu des 5,8 milliards prévus en juin…

SOCIAL á 39 % des animateurs sociaux ont un niveau de diplôme égal ou supérieur au baccalauréat, tandis que moins d’un quart n’a aucun diplôme.

CHINE á La fécondité chinoise est passée de 5,7 enfants par femme en 1970 à moins de trois en 1980. Les estimations actuelles se situent entre 1,5 et 1,8 enfants par femme…

CHÔMAGE á Le taux de chômage dans l’Union européenne était de 8,7 % en août, soit une hausse de 0,1 % par rapport à juillet. Les taux les plus bas ont été enregistrés en Irlande (4,3 %), au Royaume-Uni (4,6 %), aux Pays-Bas (4,7 %), au Danemark (4,8 %) et en Autriche (5,2 %). À l’opposé, la Pologne affichait le taux le plus élevé (17,5 %).

PROSTATE á 350 000 hommes vivent avec un cancer de la prostate, tandis que 10 000 en meurent chaque année.

CONSOMMATION á Les prix à la consommation ont augmenté de 0,4 % en septembre par rapport à août.

TÉLÉPHONE á 72 % des Français possèdent un téléphone portable ; 83 % sont équipés d’un téléphone fixe ; et 57 % ont les deux.

JUSTICE á Le ministère de la Justice emploie 72 460 agents.




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