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L’ONU veut priver les Français d’identité


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Menou Pierre - dimanche 15 août 2010

racisme

Les propos tenus à Grenoble par Nicolas Sarkozy ont provoqué un hourvari dans les médias de gauche. Ceux-ci ont reçu le renfort d’un des innombrables comités de l’ONU, dont les « experts » sont, paraît-il, fondés à décider en leurs cénacles du sort des peuples. Le diagnostic de ces connaisseurs est sans appel : ils décèlent en France une « recrudescence notable du racisme et de la xénophobie », affirme l’un d’entre eux, le Togolais Ewomsan Kokou.

Même si le titre monté à la Une du Monde du 13 août : « L’ONU dénonce la montée de la xénophobie en France », ne nous en avait pas convaincu dès l’abord, l’article d’Agathe Duparc, publié en pages intérieures, aurait suffi à nous faire comprendre que c’est du sérieux. C’est un véritable procès qui est intenté à notre pays :

« La France était appelée, mercredi 11 et jeudi 12 août, à rendre des comptes devant le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD). Cet examen intervient quinze jours après le discours de Nicolas Sarkozy sur le possible retrait de la nationalité française à "toute personne d’origine étrangère" qui aurait assassiné un fonctionnaire de police et sur la nécessité de démanteler 300 campements illégaux de Roms. Quelques mois, aussi, après le "débat sur l’identité nationale" », écrit la journaliste. Elle ajoute que les 18 experts du comité, « qui passent périodiquement au crible les cent soixante-treize Etats qui ont ratifié la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discriminations raciales ne se sont ainsi pas privé d’adresser un feu de critiques à la France. »

Ils y étaient chaudement encouragés par la présence des inévitables organisations non gouvernementales, qui étaient, toujours selon Agathe Duparc, « bien décidées à profiter de l’occasion pour dénoncer l’inquiétante "baisse de régime des politiques françaises en matière de lutte contre le racisme", comme le résume Malik Salemkour, le vice-président de la Ligue française des droits de l’homme. »

Le gouvernement prépare un nouveau « plan national de lutte contre le racisme »

Un panel de hauts fonctionnaires des ministères de l’Intérieur, de l’Immigration, de la justice et des affaires étrangères , chargés de disculper l’Etat français de toute velléité de protéger son identité propre, produisit un rapport recensant les multiples preuves de bonne fournies par nos gouvernants, « entre autres, la création des commissions pour la promotion de l’égalité des chances et de la citoyenneté (Copec), de pôles anti-discrimination au sein de chaque tribunal de grande instance et d’une Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, ainsi qu’un renforcement des pouvoirs de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). » Mieux encore : « Prenant pas surprise tout l’auditoire, la délégation française a aussi annoncé la préparation d’un "plan national de lutte contre le racisme" », dont on se demande bien ce qu’il va pouvoir ajouter à l’arsenal déjà existant. Peut-être quelques articles concernant le racisme anti-français, qui font pour l’instant cruellement défaut ?

Cela n’a pas empêché le rapporteur du groupe d’experts, l’Américain Pierre-Richard Prosper, d’épingler la « contradiction entre l’image exportée à l’étranger et la réalité sur le terrain » que l’on constate dans notre coupable pays, et de lancer aux Français : « Il est temps que vous fassiez vivre les rêves d’égalité et de fraternité ».

Un expert turc, rapporte encore Le Monde, s’est étonné : « Je ne comprends pas ce qu’est un Français d’origine étrangère ».

Une de ses collègues, du Burkina Faso, estimait « difficile de parler de la France que l’on connaît trop bien et que l’on reconnaît peu ».

Ces braves gens sont bien bons, mais je me demande, quant à moi, si l’expert américain n’aurait pas intérêt à s’intéresser davantage à la manière dont sont encore traités les Indiens dans son beau pays ; si l’expert turc ne devrait pas demander à un Kurde ce qui le différencie d’un vrai Turc ; et si les experts africains, qu’il s’agisse du Togolais ou de la Burkinabé, ne trouveraient pas un champ d’investigations illimités en étudiant les conflits tribaux et ethniques qui déchirent le continent africain, plutôt que de reprocher aux Français de partir en quête de leur identité et de vouloir remédier à la situation quasiment insurrectionnelle dans laquelle s’installent de nombreuses banlieues.


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