Dumait Alain - dimanche 17 juillet 2005
Le conflit entre l’islamisme radical et l’Occident a été officiellement ouvert par les attentats du 11 septembre 2001 qui, en une heure, ont fait plus de 2 000 victimes civiles, toutes innocentes. Depuis lors, il y a eu, notamment, les attentats de Madrid en mars 2004 et la semaine dernière, les attentats de Londres. Cette guerre a donc déjà fait des milliers de morts et de blessés. Pour l’instant, le camp de l’islamisme radical marque des points. Non seulement, il semble pouvoir frapper, quasiment quand il le veut, les plus grandes villes européennes ou américaines, mais encore, ses bases arrières, loin d’être réduites, sont plutôt confortées. Les bases auxquelles nous pensons ne sont pas seulement territoriales, elles sont aussi idéologiques et sociologiques. En Afghanistan où, avec ses hommes, il se cachait dans les grottes de Tora Bora, Ben Laden est devenu invisible. On ignore s’il est passé au Pakistan ou même s’il respire encore. Des spécialistes de l’opinion du monde arabe affirment même qu’il serait préférable de ne jamais le retrouver, mort ou vif, car son charisme qui est déjà immense se transformerait alors en gloire de martyr. En tout cas, après trois ans et demi d’opérations militaires, les talibans, alliés de Ben Laden, relèvent la tête et tiennent la dragée haute au gouvernement d’Amid Karzaï. En Irak, c’est l’enlisement. Les bombes des terroristes, portées par des hommes-kamikazes ou commandées à distance, font chaque jour entre 20 et 30 morts. Pourtant, les 4/5ème du pays ont retrouvé la paix civile. L’an passé, 200 000 irakiens réfugiés en Jordanie, en Syrie ou en Turquie, ont décidé de regagner leur pays. L’islamisme radical semble partout gagner du terrain : du Maroc jusqu’à la Mer noire, de la Turquie jusqu’au Golfe arabo-persique. Comment ne gagnerait-il pas aussi du terrain chez nous, en particulier dans nos banlieues mais également partout ailleurs, quand la population d’origine arabo-musulmane représente quelque 15 % de la population totale ? Après avoir salué comme il se doit le courage et la ténacité de nos voisins britanniques, toujours admirables dans l’épreuve, il convient de poser quelques questions dérangeantes. Toujours iconoclaste, Pierre Lance se demande (voir page 6) si le CIO aurait accordé l’organisation des prochains jeux olympiques d’été à Londres si la décision était tombée non pas le 6 juillet mais le 8… Je trouve que nos dirigeants et nos medias ont bien du mal à désigner l’ennemi tel qu’il est, à savoir l’Islam radical, lequel est difficilement déconnectable de l’Islam tout court. Aussi longtemps que l’Islam sera officiellement considéré comme une religion « comme les autres », pacifique et tolérante, simplement défigurée par un petit nombre d’extrémistes, on s’interdira de concevoir toute riposte sérieuse au terrorisme islamisme. L’Islam a déjà à son actif, tout au long du XXe siècle, le massacre de quelque 7 millions de Chrétiens, depuis les Arméniens, les Maronites, les Chaldéens, jusqu’aux Timorais, aux Soudanais et aux nigérians. L’Islam n’a jamais été une religion de paix, ni à l’intérieur des Etats qu’il contrôlait, ni à l’extérieur où des minorités se réclamant de lui, se sont développées. Comme le dit Jean-Jacques Walter dans son dernier ouvrage « Crépuscule de l’Islam », cette religion est une machine totalitaire avec d’ailleurs de nombreux points communs avec les socialismes. Comme le rappelle Bernard Trémeau, page 2, toujours la guerre coûte cher. Pour la financer, il faut réduire d’autres dépenses budgétaires. Il faudrait par exemple réduire le budget social (absorbé pour une part très importante par la population immigrée, officielle ou clandestine…) et réorienter nos dépenses militaires. Deux cents avions Rafale nous auront mis sur les genoux sans pour autant avoir été d’une quelconque utilité pour traquer Ben Laden et ses émules… Être mobilisés et clairvoyants est toujours une bonne chose. Pour gagner la guerre qui nous a été déclarée par les terroristes islamistes, il faut aussi être prêts à changer radicalement notre modèle social.
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