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L’UMP est entrée en campagne à Marseille


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Rouxel Jean - mercredi 07 septembre 2011

ump, parti-socialiste, 2012
Le week-end dernier, ce fut au tour de l’UMP de faire sa rentrée politique à Marseil­le (plus importante ville détenue par la majorité présidentielle).
Les médias ont beaucoup parlé, comme ils le font toujours, des petites phrases et micro-polémiques en marge de ces universités d’été.

La principale polémique a été due à Jean-Pierre Raffarin, an­cien Premier ministre, toujours aigri semble-t-il, qui a contesté le plan de rigueur sur la question de la hausse de la TVA pour les parcs d’attraction (le Futurosco­pe de Poitiers, dans son département, en aurait souffert). Ce genre de débats est quasi quotidien entre ténors de la majorité et il n’y aurait pas eu de quoi fouetter un chat si ces déclarations n’avaient pas été faites à la veille d’un week-end censé manifester l’unité de la droite !

Sur le fond, il s’agissait de discussions de boutiquiers. La réalité, c’est que le plan de rigueur est surtout un plan de hausse des impôts (le rabotage des « niches fiscales » étant aussi une hausse des impôts) et non un plan d’économie. Je serais donc plutôt d’accord avec Raffarin pour protester contre cette hausse de la TVA dans les parcs d’attraction, mais pourquoi lutter seulement contre cette hausse, et non contre toutes les hausses d’impôt ?

À force de regarder par le petit bout de la lorgnette, les journalistes ont été incapables de nous présenter les forces et les faiblesses de l’UMP pour la campagne qui commence.

La principale force tient au fait que l’UMP est d’ores et déjà unie derrière son candidat. On ne peut pas en dire autant du PS !
L’UMP dispose également de deux autres atouts majeurs.

D’abord, le candidat Sarkozy sera aussi le président sortant et l’opinion publique a le sentiment qu’il a plutôt bien géré les crises successives de ces dernières années. Ce sentiment est assez discutable. Mais il sera une aide puissante pour une campagne qui va se dérouler sur fond d’inquiétude et, probablement, d’aggravation de la crise financière, sans parler des nombreux risques géopolitiques.

Ensuite, l’UMP dispose de l’appareil d’État, ce qui peut aider à fragiliser tel concurrent – ou à remercier tel soutien.
La principale faiblesse que je vois pour l’UMP tient au rejet puissant dont la personne – beaucoup plus que la politique – de Nicolas Sarkozy fait l’objet. À quoi il faut ajouter le caractère peu lisible de la différence entre PS et UMP, largement acquis aux mêmes idées social-démocrates.
Bref, rarement une élection aussi importante aura été aussi imprévisible !

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