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L’Union européenne sur les pas de l’Union soviétique


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Milliere Guy - jeudi 04 mars 2010

europe, obama, violences, euro
La crise financière que vient de connaître la Grèce n’est vraisemblablement que le signe annonciateur d’une crise bien plus grave.
D’autres pays d’Europe ont des déficits abyssaux qui pourraient les rendre insolvables et les placer au bord du dépôt de bilan : l’Espagne, le Portugal, l’Italie. Si ces pays se retrouvent dans la situation de la Grèce, la liste pourrait s’allonger et la France ne serait pas épargnée.

C’est la raison pour laquelle j’étais extrêmement sceptique lors du lancement de l’euro : créer une monnaie unique pour des pays ayant des économies très différentes, des histoires et des parcours politiques très différents, des cultures très différentes, des règles sociales et fiscales très différentes créerait une situation où le cours de la monnaie et le taux de l’intérêt constitueraient toujours une cote mal taillée.
Certains parlent, du coup, d’une politique économique unique pour les pays de la zone euro. Ils ne voient pas que ce serait accentuer l’absolutisme technocratique et la dimension constructiviste de l’édifice, sans permettre une quelconque amélioration durable. Ceci pour une raison très simple : c’est tout l’édifice qui a été conçu de manière viciée.

En construisant l’Europe, on a parlé de marché, d’ouverture des frontières, de libre-échange. Mais on a aussi parlé de planification, de subventions, de quotas
, d’aides à la production et à l’exportation, de protections, de fonds compensatoires. Et tout cela est venu imprimer la marque de corsets asphyxiants, de distorsions, de tentatives de sauver tel ou tel malade pour qu’il meure guéri.

Tout cela s’est accompagné aussi d’une adhésion d’ensemble à une vision dirigiste et socialiste des sociétés. Vladimir Bou­kovsky, qui a trop bien connu l’Union soviétique, a publié voici quelques années un ouvrage où il expliquait que l’Europe allait suivre la voie de l’Union soviétique, avec des variantes, puisque dans l’Union européenne, il reste des simulacres de démocratie et de liberté. Par ailleurs, plutôt que de miser sur la force militaire, l’Europe a misé sur la faiblesse et la soumission préventive.

Mais, pour le reste, nous y sommes. L’effondrement a commencé. Il se poursuivra plus ou moins vite, avec plus ou moins d’intensité selon les endroits. Les maillons les plus faibles lâcheront les premiers. Certains maillons paraîtront résister un moment, jusqu’à ce qu’ils cèdent aussi.
Le dirigisme est essentiellement nuisible à la créativité entrepreneuriale. Le socialisme commence toujours avec la promesse frelatée et illusoire de la multiplication des pains et s’achève toujours par la réalité de la multiplication des pauvres.

Ce n’est pas seulement la monnaie unique qui est en cause. Ce n’est pas seulement le dirigisme, le socialisme, l’absolutisme technocratique. Ce sont aussi les effets secondaires : vieillissement des populations résultant de la dénatalité, fuite du capital intellectuel, flux migratoires faisant venir des gens qui ont essentiellement leurs bras à offrir, alors qu’on a besoin de cerveaux, montée de l’islam parce que les populations qui immigrent sont essentiellement musulmanes et le restent d’autant plus qu’on ne leur propose pas de système de valeurs auquel elles pourraient s’intégrer.

Je ne puis savoir à quoi ressemblera l’Europe dans cinquante ans, mais elle sera certainement plus pauvre, islamisée, lacérée de violences diverses, en état de décomposition avancée.

Ce qui me consterne, c’est que, pendant que l’Europe sombre, l’administration Obama s’essaie à détruire les États-Unis en y multipliant la dette et les déficits, sur un mode très européen, et en cherchant à y installer des systèmes sociaux à l’européenne. Ce qui me rassure un peu est de voir se dessiner aux États-Unis une lame de fond animée par des gens qui comprennent qu’Obama est en train de tenter de détruire ce qu’un essayiste américain, William Bennett, a appelé, dans un livre sur son propre pays, « le meilleur et le dernier espoir » des hommes épris de liberté.
Dans l’Europe qui sombre, on aime Obama, c’est logique. On est fasciné par la Chine en imaginant qu’elle va devenir la première puissance du monde, sans voir qu’il manque à la Chine l’essentiel : l’inventivité et la créativité sans lesquelles nulle prospérité et nulle croissance durables ne peuvent exister.

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En bref
Emploi
 Conséquence de l’inefficacité du service public de l’emploi, les « opérateurs privés de placement » (notamment les agences d’intérim) ont reçu 485 millions d’euros de la part du gouvernement en 2009 pour faire le métier de Pôle emploi !

Divers faits
Cannabis > 12,4 millions de Français de plus de 12 ans ont fumé au moins une fois dans leur vie du cannabis. 3,9 millions en ont fumé au cours des 12 derniers mois. 1,2 million en consomment régulièrement. Et 550 000 en consomment chaque jour !

Amendes > On estime qu’en 2007, 500 000 amendes ont été annulées irrégulièrement par la Préfecture de police de Paris. Il faut dire que ces amendes sont traitées par 2 800 services !

Psychiatrie > Dans le dernier quart du XXe siècle, le nombre de psychiatres français a été multiplié par 4, pour atteindre 13 200 en 1999. Une augmentation nettement plus rapide que les autres secteurs de la médecine : toutes spécialités confondues, le nom­bre de spécialistes a été multiplié par 2,5 pendant la même période…

Tuberculose > En 2007, 5 588 cas de tuberculose ont été détectés en France. La région la plus touchée était l’Ile-de-France (2 110 cas), devant Provence Alpes Côte-d’Azur (389) et la Bretagne (238).

Braquages > En 2009, on a recensé le chiffre record de 62 attaques à la voiture-bélier contre des agences bancaires en France !

Illettrisme > En France, quelque 3 millions de personnes, ayant pourtant été scolarisées, ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture ou le calcul !




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