enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

L’abbé Pierre adulé des politiques et de l’opinion


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
26 VOTES
1147 LECTURES

Rouxel Jean - mercredi 31 janvier 2007

logement-social
La République a rendu à l’abbé Pierre un « hommage national », à défaut du « deuil national », la plus haute distinction funéraire française, refusé par le défunt, sa fondation et sa famille. À la grand-messe à Notre-Dame de Paris, le 26 janvier, se pressait le gratin politique français. Le président de la République n’y a pas caché son émotion.

Si le fondateur des Pèlerins d’Emmaüs avait été un ecclésiastique traditionaliste, sa disparition n’aurait pas eu cet écho médiatique. C’était un prêtre comme le politiquement correct les aime. En 2005, dans « Mon Dieu… pourquoi ? » (éditions Plon) rédigé avec Frédéric Lenoir, il prôna l’ordination des hommes mariés et des femmes. Il ne s’opposa pas à l’homoparentalité sous forme d’« alliance » homosexuelle. Il avoua avoir eu des rapports sexuels avec une femme.

Député de 1945 à 1951, l’abbé Pierre fut adulé d’une opinion publique qu’il influença avec talent. Il utilisa magistralement les médias, depuis son appel de 1954 sur Radio-Luxembourg qui le rendit célèbre, jusqu’à sa visite en fauteuil roulant à l’Assemblée nationale en janvier 2006, pour la dissuader d’amender la loi SRU (solidarité pour le renouvellement urbain) de décembre 2003 : elle oblige les communes de plus 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France) à construire au moins 20 % de logements sociaux.

Entre 1989 et 2003, l’abbé Pierre fut premier au palmarès des personnalités les plus aimées des Français, établi par la presse. En 1996, il y descendit brièvement au second rang, à cause de l’affaire Garaudy : celui-ci ayant été traduit en justice pour négationnisme à cause de son livre « Les mythes fondateurs de la politique israélienne », l’abbé Pierre - résistant ayant sauvé des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale - le soutint « à titre amical ».
En janvier 2004, il demanda à ne plus figurer au palmarès des personnalités, pour « laisser cette place aux jeunes ».
Le dernier combat de ce contempteur de Jean-Marie Le Pen fut l’association Droit au logement (DAL) : un thème majeur de la campagne présidentielle, certains candidats prônant une loi sur le logement opposable, baptisée « Abbé Pierre ».

La classe politique - avec son escorte de journalistes et d’artistes - pouvait donc venir à Notre-Dame s’imprégner de l’aura du saint homme. Elle cherche une caution morale et spirituelle dans la vénération d’un abbé progressiste et cabotin, quand ce n’est pas dans la soumission aux diktats d’associations de culture trotskyste.

Recommander cet article sur les sites de syndication d'information :





14 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site