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L’affaire DSK et le désastre de l’euro |
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Nofri Gaël - mercredi 25 mai 2011
euro, dsk
Il y aurait bien des choses à écrire sur cette fameuse affaire Strauss-Kahn. Pourtant, l’une des conséquences les plus graves de cette histoire n’a rien à voir avec les élections présidentielles, le sort du directeur général du FMI, ou encore l’image de la France qui ressort, hélas, bien écornée de tout cela. Non, l’information la plus stupéfiante qu’ait entraînée le placement en détention de l’actuel directeur du Fonds Monétaire International paraît être celle selon laquelle « L’euro est menacé par l’affaire DSK ».
De nombreux médias ont rapporté cette information, mais force est de constater que ce terrible aveu n’a pas suscité l’émoi qu’il méritait.
Comment ne pas constater l’échec de la monnaie unique, portée par des prétendues élites politiques au prétexte qu’elle nous apporterait stabilité économique, compétitivité internationale et force vis-à-vis du dollar et de Washington ? Cette analyse, contestée et contestable, a été, dix ans durant, promue par nos intellectuels autorisés au rang d’idéologie du régime.
Cependant, les mauvais coups portés à l’économie française, la crise économique et les difficultés à répétition des pays membres de la zone euro avaient prouvé combien le grand public avait été abusé.
Demeurait aux yeux de certains l’argument, étrange en réalité, qu’ensemble on est plus fort et plus crédible face à l’empire nord-américain… Une idée absurde qui consiste à croire qu’il faut faire du nombre pour faire du nombre, sans tenir compte du manque de cohérence, d’unité politique et humaine de la zone concernée !
Cette idée est aujourd’hui totalement discréditée par une petite affaire de mœurs née de l’autre côté de l’Atlantique. Étrange illustration de l’effet papillon que cette zone euro : voici que la simple inculpation d’un homme à Washington provoque en Grèce – et sans doute bien au-delà – une crise économique, monétaire et sociale grave.
Le mensonge initial apparaît flagrant : sans le FMI et un directeur « bien intentionné à l’égard de la monnaie unique », l’euro, jusqu’alors présenté comme un fabuleux outil de résistance à l’Amérique triomphante, risque fort de nous entraîner tous dans une énième crise.
Institution mondialiste et atlantiste par excellence, le fameux fonds apparaît en fait comme le seul maître de notre économie européenne… Drôle d’indépendance que celle qui vous fait attendre des autres votre salut et votre survie !
On ne saurait mieux illustrer la filiation entre tout ce petit monde de l’argent-roi et la désintégration nationale.
En 1979, l’écrivain Allemand Ernest Jünger écrivait dans la revue La délirante : « L’esclavage prend de graves proportions lorsqu’on lui accorde de ressembler à la liberté ». 32 ans plus tard, la phrase est toujours aussi juste, mais, aujourd’hui, c’est la société, et non plus la revue, qui semble délirante !
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RSA
«La philosophie du RSA est excellente et même assez géniale, car il combine la solidarité et l’incitation au travail.»
Laurence Parisot,
présidente du Medef
SIC
Innocence «Certes, il y a la présomption d’innocence, mais, dans l’affaire DSK, on ne peut pas ignorer qu’il y a une victime présumée…»
François Fillon
Défense «Un État dans lequel les policiers ne peuvent plus se défendre est un État qui n’a plus qu’à tirer l’échelle.»
Marine Le Pen
Corps «On peut faire ce que l’on veut de son corps, sauf le mutiler. Vendre son rein est une atteinte à l’intégrité physique, pas pratiquer un rapport sexuel tarifé…»
Élisabeth Badinter, philosophe
Mondialisation «Je n’arrive pas à convaincre mes amis de gauche que la mondialisation est bel et bien une réalité contraignante, qu’elle ne se réduit pas à un prétexte dont se servirait la droite pour déréguler !»
Luc Ferry, philosophe
Vaccins «Des polémiques ont entraîné un certain laxisme et une défiance vis-à-vis des vaccins. N’oublions pas que c’est utile !»
Nora Berra, sec. d’État à la Santé
Vote «Si j’étais au second tour face à Sarkozy, je crois que Bernadette Chirac voterait pour moi… et même peut-être Chirac !»
François Hollande, candidat
à la primaire socialiste
Cohérence «On ne peut pas, en 2011, vouloir à la fois se passer de gaz non conventionnel, du nucléaire, de charbon, voire de pétrole… et se plaindre de l’augmentation des prix de l’énergie !»
Christophe de Margerie,
PDG de Total |
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