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L’affaire Hortefeux et la gauchisation de la vie publique |
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Baudouin Pierre - mercredi 09 juin 2010
racisme
Notre journal avait longuement commenté en son temps la situation d’arroseur arrosé dans laquelle Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur et proche du Président, s’était lui-même mis.
Quelques semaines après avoir envoyé le préfet Girot de Langlade en retraite anticipée, pour des propos qui lui avaient été prêtés sur la ressemblance entre l’aéroport d’Orly et un aéroport africain, le ministre s’était trouvé lui-même dans une situation analogue.
À son tour, il avait été pris dans une tourmente médiatique pour avoir déclaré : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Et, maladroitement, il avait ensuite prétendu qu’il s’agissait des Auvergnats. Laissant ainsi supposer que, pour le ministre de l’Intérieur (qui plus est, élu auvergnat), il était parfaitement admissible d’établir des quotas d’Auvergnats, mais non des quotas de Maghrébins !
L’affaire vient de connaître de nouveaux développements avec la condamnation du ministre en première instance.
Aussitôt, les hyènes médiatiques se sont lâchées. Benoît Hamon et consorts ont réclamé la démission d’Hortefeux. J’ai même reçu un appel des Jeunes socialistes à venir manifester « pour une république irréprochable » sous les fenêtres de la place Beauvau !
Comme d’habitude, dans ce jeu de rôles qu’est désormais l’actualité politique, toute la droite dite parlementaire a volé au secours du collègue attaqué. Mme Bachelot a ironisé sur le « comique de répétition » d’Hamon appelant chaque semaine à une nouvelle démission…
Même Rama Yade, qui est une sorte de commissaire politique de l’anti-racisme dans le gouvernement, a déclaré la main sur le cœur : « Moi qui suis tellement prompte à me braquer sur ces choses-là, je n’ai pas eu ce sentiment [qu’Hortefeux était raciste]. À partir du moment où le ministre de l’Intérieur a exprimé ses regrets par la suite, que faire si ce n’est en prendre acte ? »
Certes. Mais on n’a pas laissé le préfet Girot de Langlade « exprimer ses regrets », ni même dire si les propos qu’on lui prêtait avaient été réellement prononcés… Deux poids, deux mesures.
Et surtout, on constate qu’au plus haut niveau de l’État, on tolère qu’en lieu et place de la réflexion, de la prudence et de la sagesse politiques, des ministres – censés représenter la France – « se braquent » promptement. Étonnez-vous après cela que notre président ait une réputation d’impulsif incapable de se maîtriser !
Mais il y a pire, en un sens. Julien Dray, défenseur bien connu de la « morale républicaine », a lui aussi volé au secours de Brice Hortefeux. L’ancien mentor de l’anti-racisme bon teint a déclaré que, bien que la phrase soit inacceptable, le ministre ne lui semblait pas être raciste.
On nage ici en plein subjectivisme. Je croyais naïvement qu’un raciste était quelqu’un qui tenait des discours racistes ou pratiquait des actes racistes. En fait, pas du tout : on peut être raciste sans avoir à son actif de discours ou d’acte raciste ; inversement, on peut ne pas être raciste, malgré des discours et des actes racistes.
Espérons que la conception de Julien Dray ne se répande pas trop, sinon les tribunaux ne vont plus désemplir. On y verrait par exemple des assassins plaider la relaxe au motif que leurs actes n’entraînent pas qu’ils soient meurtriers…
Et, surtout, dans l’aide de Julien Dray, comme dans l’appel à la démission de Benoît Hamon, ou l’appel des Jeunes socialistes à une « république irréprochable », on constate que la gauche continue à s’arroger le monopole de dire qui est fréquentable et qui ne l’est pas.
Ce qui confirme qu’en France, la république est un régime fondé par la gauche et fonctionnant pour la gauche. Voilà pourquoi, au passage, le glissement à gauche de notre vie politique nationale est si évident et si rapide (si vous voulez vous en rendre compte, essayez de placer mentalement Jean-Marie Le Pen dans l’hémicycle des années 1930, il y sera au centre-droit, alors qu’à présent, il n’y a plus de banc assez à droite pour l’y accueillir…).
C’est la gauche qui prend l’initiative de définir qui est de droite. Jean Madiran l’avait naguère magistralement démontré. Et un homme de droite n’est toléré dans ce système qu’à condition d’apporter sur un plateau la tête d’un homme réputé plus à droite que lui. Tant que les électeurs et les élus de droite n’auront pas compris ça, la gauchisation systématique poursuivra son train d’enfer, entraînant la France et les Français vers l’abîme…
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Schizophrénie
> On estime que le taux de détenus souffrant de schizophrénie s’élève, dans les prisons françaises, à 8 %, contre 1 % dans la population française en général.
Divers faits
Pilule > Les rivières d’Amérique du Nord (et d’Europe ?) contiennent de plus en plus de poissons d’un « genre ambigu », c’est-à-dire ni véritablement mâles ni véritablement femelles. Certains biologistes estiment que cette inquiétante évolution est liée à la consommation massive de pilules contraceptives par les femmes occidentales et au rejet des œstrogènes, avec les eaux usées, dans le système fluvial. C’est ainsi que le Saint-Laurent contient 90 fois la quantité critique de certains œstrogènes. Ce rejet d’œstrogènes pourrait être également à l’origine de la baisse de la fertilité des hommes. La contraception ferait ainsi « coup double » : les femmes prennent la pilule ; les œstrogènes se retrouvent dans les urines, puis dans les eaux usées ; ils contaminent les poissons ; et les hommes, consommant les poissons, voient leur fertilité diminuer. Encore un effort et la pilule ne servira plus à rien, les poissons feront le travail !
Charges > Le gouvernement réfléchit à un dispositif exonérant de charges sociales les entreprises qui emploieraient des chômeurs approchant de l’âge de la retraite.
Soudan > Environ 43 000 Soudanaises ont été arrêtées pour… port illégal de pantalon en 2008 !
Lecture > Près de 50 % des Français n’ouvrent pas un seul livre par an ! Plus surprenant encore, 8 % des foyers de cadres supérieurs sont également dans ce cas… |
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