Milliere Guy - mercredi 31 mai 2006
Les tensions internationales créées par le malade mental qui gouverne l’Iran créent des incertitudes qui, ajoutées à la demande croissante de la Chine, provoquent une hausse du prix du baril de pétrole. Celui-ci vient de dépasser les 70 $. On parle de 80 ou 90 $ pour bientôt. La demande s’accélère et l’offre ne suit pas.
Quelques ignorants en profitent pour dire que la fin du monde tel que nous le connaissons est proche, que l’ère de la pénurie s’approche à grand pas, que nous allons manquer de ressources énergétiques, et qu’il nous faut changer notre mode de vie. On parle d’éoliennes, de panneaux solaires, de vélo. Personne n’a proposé de ressortir les chars à bœufs, mais cela ne saurait tarder. Avant cette apocalypse annoncée, je voudrais rappeler certains faits :
a) Nul ne connaît l’ampleur des ressources pétrolières de la terre. Celles-ci sont connues pour un prix donné d’extraction. Toute augmentation du prix d’extraction crée une incitation à davantage de recherches, et toute incitation à davantage de recherches a, jusqu’à présent (et sans que rien ne vienne indiquer que cela pourrait changer), débouché sur davantage de découvertes.
b) Dans l’état actuel des choses, les ressources pétrolières disponibles représentent au moins cent années de consommation au rythme actuel, et non quinze ou vingt ans comme le disent ceux qui ont des mots plein la bouche et rien dans la tête. Décompter les ressources disponibles implique de ne pas se limiter au Proche-Orient et à l’Asie centrale, mais de prendre en compte aussi l’Afrique sub-saharienne, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud.
c) L’actuelle montée des prix tient essentiellement à ce qu’il est très peu cher d’extraire le pétrole en des pays tels que l’Iran, l’Arabie ou l’Irak. Exploiter les gisements de l’Alberta au Canada coûterait beaucoup plus cher et impliquerait des investissements qu’il serait déraisonnable d’effectuer aujourd’hui. Un investissement ne se fait, en effet, que si on peut avoir un minimum d’assurance quant au retour sur investissement. S’il était avéré que les puits du Proche-Orient étaient en voie d’épuisement, des surcroîts d’investissement au Canada seraient rationnels. Dès lors que ces puits ne sont pas en voie d’épuisement et qu’on a affaire seulement à des tensions conjoncturelles et politiques, ces surcroîts d’investissement seraient irrationnels. Il suffirait en effet que les tensions s’apaisent pour que les exploitations canadiennes ne tournent plus à plein régime, et pour que les surcroîts d’investissement effectués se transforment en pertes financières énormes.
d) Comme divers experts l’ont dit ces dernières années, « si le baril de pétrole est si cher, c’est parce que l’extraction pétrolière coûte si peu cher » au Proche-Orient. C’est aussi parce que les contrées où l’extraction coûte si peu cher sont dans une situation d’instabilité politique profonde. Si, plutôt que d’avoir un Président haineux, l’Iran était une démocratie stable ; si en Irak et en Arabie, il n’y avait pas des islamistes nihilistes prêts à tout détruire sur leur passage ; si, en somme, le marché pouvait fonctionner de manière optimale, les prix baisseraient à nouveau. Ce qui nous conduit à une réalité que certains ne veulent pas voir : plus que jamais, la prospérité économique est à la merci des ennemis de la liberté. On ne peut séparer la volonté d’œuvrer pour l’optimum économique, de la nécessité de rendre le monde plus sûr pour la liberté. La bonne solution pour préserver la prospérité n’est pas de faire planer le spectre de la pénurie. Cela n’arrêtera pas les tenants de l’islam radical. La bonne solution est de combattre et d’éradiquer l’islam radical et toute forme de totalitarisme. L’écologisme ne fait que rajouter un obscurantisme au totalitarisme. Quand l’islam radical, le totalitarisme, l’écologisme et autres monstruosités auront reculé, on pourra voir à nouveau que nous sommes juste au commencement d’une ère d’abondance où l’énergie sera disponible et utilisée de manière de plus en plus efficace. L’après-pétrole viendra un jour, dans très longtemps, et les techniques dont les hommes disposeront alors éclipseront celles dont nous disposons aujourd’hui. Les prototypes existent. Lorsqu‘ils seront devenus objets du quotidien, j’imagine nos descendants se dire : ce qu’ils pouvaient être idiots en ce début de xxie siècle…
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