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L'écologie est détournée en propagande partisane |
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Courrier - mercredi 07 février 2007
ecologie
De toute évidence, l’écologie est détournée actuellement en un instrument de propagande partisane alors qu’elle devrait être un activateur d’évolution mentale, de prise de conscience et de comportement respectueux de l’environnement. On n’est pas meilleur écologiste parce que de droite ou de gauche. D’ailleurs, étiqueter des écologistes à droite ou à gauche n’avance à rien. Coller une couleur politique (autre que verte) à l’écologie est proprement ridicule et dérisoire car la planète s’en moque ; cela ne peut que décrédibiliser les acteurs du débat. Pour être efficace l’écologie doit être apolitique, se placer par-delà les clivages et surtout proposer des solutions intelligentes, astucieuses mais réalistes.
Le fait que le climat est en plein chambardement est une évidence indéniable que le simple observateur peut faire. La planète a toujours vécu des cycles parfois catastrophiques, comme la disparition de toute vie sur terre durant 10 000 ans au Pliocène. Il y a 3.5 millions d’années, la température des océans oscillait entre 60 et 80°C. Il y a 8 000 ans, la température de l’atmosphère a rapidement augmenté de 10°C en quelques mois, bouleversant toute vie sur terre. Sous Louis XIV, des conditions climatiques pourries ont contribué à une famine chronique durant 30 ans.
Mais la planète est toujours là, et la vie aussi. Le changement de cycle actuel aurait pu s’étaler sur des siècles mais à cause de la pollution humaine, il se fait sur des décennies. La cause du réchauffement n’est pas humaine, même si l’homme pousse à la roue en rasant des forêts vitales. Sa progression n’est pas linéaire mais quantique à cause d’une série d’évènements naturels et de petites réactions en chaînes successives qu’il serait trop long d’expliquer ici. L’évolution du climat est en effet chaotique. Il faut donc s’attendre dans le futur à des conditions météorologiques violentes, des manifestations d’intempéries brutales voire inattendues, des variations de température abruptes et très contrastées, des saisons décalées.
Bien sûr, il y aura toujours des écologistes primaires pour exiger des mesures dont la plupart sont naïves ou dérisoires, voire incohérentes et pires que le mal. S’ils s’entourent d’experts ralliés à leur cause, ceux-ci sont contrés par d’autres experts domestiqués à la cause des industriels ou des agriculteurs qui ne veulent surtout pas être accusés de polluer mais qui se défendent ainsi afin de préserver leur business et ne pas payer pour leurs négligences.
Il y a guerre des lobbies. Les écologistes brandissent le spectre du désastre nucléaire en prônant le recours aux centrales à charbon (très polluantes) et aux éoliennes (insuffisantes en rendement et encombrantes) pour produire l’électricité. Certes, le public est sensible à cette peur depuis Tchernobyl. Pourtant, des solutions technologiques modernes viables en même temps qu’écologiques existent, mais le public doit s’en informer et les exiger. Pour circonscrire intelligemment le risque nucléaire, il eut fallu développer des centrales au thorium plus fiables que celles à uranium. Et il y a aussi la tour à vortex (E. Nazare), et les machines à énergie libre (N.Tesla) qui dérangent beaucoup les industriels de l’énergie.
Côté pétrole, si la France avait accepté en 1919 le don gratuit de la formule géniale de l’ingénieur Russe Makhonine pour fabriquer du carburant peu polluant mais efficace, à partir de mauvaise houille on aurait évité le drame social des fermetures de mines de charbon et évité le chômage massif. Il reste toutefois le procédé Fischer-Tropsch, carburant de synthèse connu dès 1920. Ce carburant fait voler actuellement avec succès un B52 d’essai de façon plus économique et beaucoup moins polluante que les liners.
Des centaines de solutions intelligentes existent donc à l’abri des coffres des pétroliers qui, en achetant les brevets pour les occulter, ont préservé leur business durant des décennies. D’un côté comme de l’autre, il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.
Une bonne écologie n’est pas de revenir au moyen âge ou stopper le progrès mais au contraire de pousser les industriels à développer honnêtement les brevets anciens ou récents de vrais trouveurs géniaux, puis exiger aussi que ces industriels innovent avec de nouvelles technologies plus écologiques.
On ne peut pas éviter les changements climatiques mais on peut encore limiter les dégâts. Il reste donc à chaque citoyen à évoluer, à faire preuve de civisme planétaire et à prendre conscience qu’il doit arrêter de pourrir son propre berceau.
Pascal Labouret
www.chirosystem.com
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