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L’économie allemande en hausse


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Rouxel Jean - vendredi 26 janvier 2007

economie, croissance
L’économie allemande de la chrétienne-démocrate Angela Merkel est en plein renouveau. Celle-ci a hérité d’un redressement amorcé en 2003, quand son prédécesseur, le chancelier Gerhard Schröder, a lancé des réformes de fond pour moderniser l’économie. Tout social-démocrate qu’il soit, il a appliqué, sans complexes, des principes de droite : il a restauré les 40 heures hebdomadaires, ramené l’âge de la retraite à 65, puis 67 ans, diminué les coûts salariaux, réduit les prélèvements sur la production et le travail.

Une fois l’économie libérée de ses entraves, le résultat ne s’est pas fait attendre : quinze ans après la réunification, qui l’avait plombée, l’Allemagne a reconquis son leadership économique en Europe. Sa croissance dépasse 2,5 % par an. Un million de chômeurs ont retrouvé du travail. 460 000 emplois ont été créés. La dette publique est tombée de 67 à 64,5 %, et le déficit budgétaire à 2 %, du PIB. Cette reprise est puissante, car elle repose sur un essor de la production et des échanges. L’investissement productif a augmenté de 7,9 %, les exportations de 12,7 %. En novembre, l’excédent commercial s’élevait à 18,5 milliards d’euros. Depuis l’année 2000, la production industrielle a augmenté de 20 %, ses coûts unitaires ont diminué de 1,1 % par an.

La France, elle, dévale la pente. Sa croissance économique a été inférieure à 2 %, contre 2,6 % pour la zone euro, en 2006. Certes, elle enregistre une réduction du chômage. Mais ce n’est que la conséquence de la diminution de sa population active et de la création de 330 000 emplois subventionnés. La compétitivité française s’étiole. Les dépôts de bilan des entreprises de plus de 200 salariés ont augmenté de 90 % en 2006. L’industrie se délite, l’investissement productif stagne, le déficit commercial s’installe : il était de 2,83 milliards d’euros en novembre.
Le seul moteur de l’économie française, c’est la consommation. Bien que dopée aux transferts sociaux et à l’endettement, elle n’augmente que de 0,4 % par an. Les Français, dont l’immigration incontrôlée n’est pas l’un de leurs moindres fardeaux, se paupérisent. Ce moteur est sur le point de flancher à son tour.

Pour renouer avec le succès, la France doit appliquer les mêmes recettes que l’Allemagne. Ce qui l’en empêche, ce sont ses syndicats, engoncés dans l’égalitarisme et la vulgate marxiste, comme une partie de ses élites politiques et administratives. Le marasme français plonge ses racines dans la politique. .................

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