|
|
L’effondrement des États-providence |
|
Dumait Alain - mercredi 10 août 2011
Les historiens, dans quelques années, compareront la chute du communisme (9 novembre 1989 pour le Mur de Berlin) et l’effondrement des États-providence oligarchiques (août 2011 ? ou 2012 ?…).
Ils feront remarquer, dans les deux cas, qu’il s’agissait d’apprentis sorciers, qui se croyaient si intelligents qu’ils pensaient pouvoir oublier les règles élémentaires du bon sens et des principes issus de l’expérience et de l’histoire de l’humanité. Des constructions artificielles. Des vues de l’esprit projetées dans un monde auquel on croyait pouvoir commander. Du pur constructivisme…
S’agissant du communisme, de type soviétique, son échec a démontré l’inanité d’un système prétendant réguler les prix, remplacer la concurrence par la planification, imposer la propriété collective. Avec la dictature et les hyper-inégalités en prime…
S’agissant des États-providence, leur échec résulte, si l’on peut dire, de leurs succès initiaux. Tout s’est passé comme si, jusqu’à un certain niveau du produit intérieur brut (20 ou 30 % peut-être…), les avantages sociaux de la redistribution étaient, au moins dans l’instant, supérieur aux inconvénients.
Ce qui n’a pas empêché quelques économistes lucides – comme Frédéric Bastiat, au XIXe siècle, alors que les prélèvements obligatoires étaient encore inférieurs à 10 % du PIB !… – de prévoir que la mutualisation des risques sociaux aboutirait inéluctablement à l’irresponsabilité des citoyens, avec les conséquences qui en résultent toujours.
L’évolution a, somme toute, était rapide : moins de 10 % de prélèvements publics au tournant du XIXe siècle, et 54 % en France aujourd’hui. On est passé de l’assistance aux pauvres, non seulement à la spoliation des riches, mais encore à l’accaparement de tous les pouvoirs (le monde de l’entreprise libre mis à part) par une classe oligarchique presque exclusivement issue de la sphère publique.
Comme cette évolution a été quasiment générale dans le monde occidental, un équilibre funeste, mais durable, était probablement possible. Avec 50 % de prélèvements obligatoires, la croissance économique est réduite, les emplois créés souvent insuffisants. Mais « ça » peut tenir des décennies!
Pour que les États-providence s’écroulent, moins de 25 ans après le communisme, il a fallu que les oligarques s’emparent de deux autres leviers : l’endettement et la création monétaire.
L’endettement public s’analyse comme un multiplicateur de prélèvements publics. Qui permet de taxer par avance enfants et petits-enfants.
L’affaire de la création monétaire, à partir du XIXe siècle, pour aboutir à compter de 1971 à des monnaies totalement déconnectées de toute référence métallique, est plus complexe.
Simplifions en disant qu’avec une création de signes monétaires deux à trois fois supérieure en moyenne chaque année à l’augmentation de la production et des revenus, on provoque de l’inflation, on génère des bulles, mais, surtout, on permet aux États de financer leurs dettes et on favorise la partie de l’oligarchie la plus proche des guichets de distribution de monnaie des banques centrales, en particuliers les cadres dirigeants des banques.
C’est cet ensemble, reposant sur trois piliers, qui s’écroule sous nos yeux.
On observera que le système soviétique, évidemment plus brutal, au regard des piliers 2 et 3 du système d’État-providence (dette publique et création monétaire) demeurait très « classique » : pas de dette publique et référence du rouble fort à l’or.
Les États-providence ont eux-mêmes creusé leurs tombes. Mais c’est nous, citoyens contribuables, qui allons payer la cérémonie…
On se réjouirait beaucoup d’avoir le privilège d’assister en direct à un tel événement historique. Sauf que nous allons payer la note – très salée. Tant il est vrai qu’il n’est de richesses réelles et légitimes que privées. Que l’argent public se prend toujours dans les poches des individus.
Comme ce sont toujours les mêmes qui trinquent, il serait temps de leur demander un peu plus souvent leur avis.
Par exemple, demander aux Français s’ils sont d’accord pour alourdir de 15 milliards d’euros leur dette nationale afin de financer celle de la Grèce… Demander aux Américains s’ils sont OK pour relever le plafond de la dette publique… Demander aux citoyens de tous les pays s’ils sont prêts à se serrer un peu plus la ceinture pour « sauver » « leurs banques »…
La démocratie directe est une partie de la solution de la crise financière !
7 commentaires - Ecrire un commentaire
|
L’Humanité
Les recettes publicitaires du quotidien communiste ont diminué de 500 000 euros et les aides publiques aux quotidiens nationaux à faibles ressources publicitaires sont passées de 13 à 9 millions d’euros en 2010. Par ailleurs, la Fête de l’Humanité, qui représente environ 8 % du chiffre d’affaires global du groupe (40 millions d’euros), a été, pour la première fois, déficitaire au cours de cette année 2010. Pour toutes ces raisons, et malgré des économies substantielles et une hausse de la diffusion, « L’Humanité » présente des comptes dans le rouge : 1,9 million de déficit…
Médias
Turf > Le leader de l’information hippique, le quotidien « Paris Turf », édité par le groupe Turf, est diffusé en moyenne à 56 500 exemplaires par jour.
Prisma > En 2010, le groupe Prisma presse (éditeur de « Voici », « Capital », « Géo », « Cuisine actuelle » ou encore « VSD »…) a réalisé un chiffre d’affaires de 511 millions d’euros, en baisse de 5,2 %. Environ 60 % de ce chiffre d’affaires est lié à la diffusion des journaux ; 29 % vient de la publicité ; et 11 % de la diversification. Le résultat net a, quant à lui, augmenté de 66,7 % pour atteindre 30 millions d’euros, notamment du fait de la baisse des charges salariales (86 salariés sur 970 ont quitté le groupe).
CNC > Après un bénéfice de 81 millions d’euros en 2009 (71 millions de plus que ne le prévoyait le budget), le Centre national du cinéma a déclaré un bénéfice de 200 millions d’euros en 2010 (178 millions de plus que ne le prévoyait le budget). Mais il ne semble pas que ces bonnes nouvelles financières entraînent une baisse de la participation des contribuables au budget du CNC… |
|
|
|