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L’élection de Ségolène Royal serait un désastre |
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Milliere Guy - mercredi 25 avril 2007
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En ce 22 avril au soir où j’écris ces lignes, le paysage politique français se clarifie, comme c’était prévisible. La tentative centriste d’en revenir aux combinaisons ou d’avoir le beurre, l’argent du beurre, la baratte, le petit-lait et le bruit du tracteur s’est trouvée reléguée au magasin des accessoires éphémères, tout comme les calculs étroits, façon Quatrième République, de « libéraux » alternatifs qui n’ont de « libéraux » que le nom.
L’effet Le Pen, malgré les tentatives du Front National de faire appel à la xénophobie, à la terre qui ne ment pas ou à des propos qui ont frôlé l’antisémitisme, est retombé, même s’il reste à un niveau élevé, très significatif du « malaise français ».
Villiers n’a pas trouvé d’espace pour affirmer les valeurs d’une France fanée malgré la nostalgie ambiante. Arlette n’a pas réussi davantage à l’extrême-gauche.
L’affrontement du second tour sera conforme, globalement, à l’affrontement classique : droite incarnée par l’UMP, gauche incarnée par le PS. On pourra réfléchir ultérieurement aux moyens auxquels on pourrait aisément recourir pour éviter la pantomime un peu grotesque qu’a constitué le premier tour, de la course éperdue aux cinq cents signatures à cette règle débile qui donne un temps de parole rigoureusement égal au représentant d’un grand courant et à celui d’un groupuscule marginal ou d’un regroupement de pêcheurs à la ligne : pourquoi pas un suffrage à un tour précédé de primaires à droite et à gauche ?
Pour l’heure, il faut penser au futur immédiat. Nous avons désormais d’un côté Ségolène, l’incompétente, niaise et arrogante représentante d’un parti qui n’a, comme toute la gauche française, pas su prendre le virage de la modernité et reste enlisé dans des raisonnements qui semblent dater du temps de la lampe à pétrole Nous avons en face Sarkozy. Un homme dont j’ai déjà décrit en ces colonnes les qualités et les défauts.
Du côté qualité, une compréhension de l’étendue du désastre au bord duquel se trouve ce pays. Du côté défauts, des éléments de dirigisme, d’étatisme, de bonapartisme, hélas, très français.
L’élection de Ségolène serait un désastre auquel je ne veux songer, même un instant. : Ce ne serait pas 26 ans après, une répétition de 1981. Ce serait bien plus grave. Le suicide économique dans lequel nous sommes engagés semble déjà irréversible : cinq années de destruction supplémentaires feront qu’il sera non seulement irréversible, mais plus destructeur encore. Confier une économie du xxe siècle asthénique et épuisée à quelqu’un qui croit qu’on peut raisonner encore comme au xixe siècle relèverait de ce que j’appellerais un effondrement absolu, mais lent. Il y aurait dans l’air une douceur soporifique, des propos gentils, des propos qui ressemblent à ceux d’une infirmière qui n’a plus rien à proposer sinon des soins palliatifs. Jusqu’au moment où doit venir la douce, la suave piqûre ultime de l’euthanasie.
Celle de Sarkozy ouvrira une ère nouvelle. Il y aura des émeutes, peut-être, au moins des tensions en banlieue. Il y aura de la haine et de l’électricité dans l’atmosphère : le terrorisme intellectuel « antisarko » laissera des traces. Sarkozy devra choisir très vite entre deux options. L’apaisement ou l’affrontement. Et je doute que l’apaisement soit vraiment une option. Si Sarkozy entend redresser la France, s’il entend vraiment réconcilier la population de ce vieux pays épuisé avec le siècle qui commence, cela passera par une période initiale très dure.
Le 6 mai au soir, si le visage de Sarkozy apparaît sur les téléviseurs, je m’attends au minimum à des voitures brûlées à la Courneuve ou à Nanterre, voire à des actes de violence plus vifs. Dans des textes précédents, j’ai dit que la France avait un besoin urgent d’une révolution reaganienne ou thatcherienne. Je le pense plus que jamais. Je pense aussi que cette révolution sera difficile : Thatcher a dû affronter des grèves longues. Sarkozy devra s’attendre, au minimum, à un traitement du même genre.
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BAYROU
«Je m’interroge sur l’échelle des valeurs et le sérieux d’un homme politique qui demande un deuxième procès pour un assassin multirécidiviste et fugitif (Battisti) et qui refuse, dans le même temps, le droit à la présomption d’innocence pour les chefs d’entreprise, alors que 90 % des affaires dans lesquelles ils sont mis en examen, débouchent sur des non-lieux.»
Henri de Castries
Président d’Axa
SIC
ASSISTANAT «Il n’est pas sain dans une économie que près de la moitié des revenus des ménages proviennent non pas du secteur marchand mais de l’État ou des organismes de Sécurité sociale, via les transferts sociaux multiples et variés ou des aides innombrables.»
Yves de Kerdrel, journaliste
Éléphants «J’ai vu un bal des faux-culs ce soir.»
Bernard Tapie
Tristesse «Je crains que les Français n’aient été abusés et je leur prédis avec tristesse des lendemains qui déchantent.»
Jean-Marie Le Pen
Opposition «La force du FN restera utile, c’est la seule force audible et d’opposition au système. Les électeurs du Front national ne se vendront à personne.»
Marine Le Pen
Triplement «Pour la première fois depuis 1945, un parti, l’UDF, a triplé ses voix en moins de 5 ans.»
Jean-Marie Cavada,
député européen UDF
3e tour «On a joué le troisième tour de 2002.»
Frédéric Nihous
Racines «Derrière la morale laïque et républicaine française, il y a deux mille ans de chrétienté.»
Nicolas Sarkozy |
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