Rouxel Jean - mercredi 18 février 2009
sarkozy, front-national, ump
L’élection de Nicolas Sarkozy a pu laisser quelques espoirs à ceux qui, comme nous, aux « 4 Vérités », souhaitent une véritable entente à droite, sans exclusive. Le candidat Sarkozy avait en effet montré qu’il était beaucoup plus accueillant aux idées de la droite libérale, d’une part, de la droite nationale, d’autre part, que Jacques Chirac.
Malheureusement, ces espoirs se sont révélés chimériques. Dès son élection, le nouveau président a lancé son opération « d’ouverture à gauche », qui s’est révélée à la fois inefficace pour mener les réformes, et désastreuse du point de vue de la lisibilité politique.
Depuis quelques mois, Nicolas Sarkozy a, en outre, cédé aux pressions de la rue, sur les réformes de l’Éducation et dans les Antilles – où des gangs de casseurs viennent interdire aux non-grévistes d’ouvrir les magasins, sans que l’État se montre particulièrement zélé pour protéger les libertés publiques.
Et surtout, la crise survenant, les vieilles recettes périmées de la relance étatique, du gonflement du déficit pour soutenir la consommation, ont été remises à l’ordre du jour. La droite libérale n’a donc guère à se louer de l’actuelle présidence.
Du côté de la droite nationale, ce n’est guère mieux. La politique de contrôle des flux migratoires ne donne aucun résultat sérieux. Pire encore, la politique de « diversité » et de discrimination positive concourt un peu plus à rendre les Français étrangers chez eux.
Les libéraux étant assez peu organisés politiquement n’ont pas eu à rompre avec le président. Mais, le CNI, actuellement en pleine remontée, hésite fortement à le faire. Il n’hésite plus, en tout cas, à critiquer ouvertement l’UMP – dont il est toujours, aux dernières nouvelles, parti associé.
Du côté de la droite nationale, la rupture est consommée. Jean-Marie Le Pen, dans un récent entretien au Parisien, déclarait : « Ou on accepte le bras de fer et on fait respecter sa politique, ou on capitule. Mais, avec Sarkozy, on connaît la réponse : il a enfilé les bottes de Chirac. Il va diriger à gauche, en essayant de conquérir par le charme ce qu’il ne peut plus obtenir par l’autorité. »
Et surtout, il annonce qu’il hésiterait si le choix était entre Sarkozy et Aubry à la présidentielle. Et, aux dernières cantonales à Miribel (Ain), le FN a soutenu, au deuxième tour, le socialiste contre le candidat de droite (dans l’indifférence générale de la presse, soit dit en passant).
L’entente à droite est bien mal en point. Et la présidence Sarkozy est, de ce point de vue, une belle occasion gâchée !
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