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L’équipe de France de football, c’est la France d’aujourd’hui


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Lambert Christian - mardi 13 juillet 2010

football
Il est tout à fait extraordinaire que cette fameuse équipe de football, « l’équipe de France », dont on continue de tant parler, après qu’elle eut montré ce qu’elle savait faire, a fait en sorte qu’en France, le bleu soit noir. Si, un jour, l’équipe de France de football est composée de Chinois – pourquoi pas ? Ils sont déjà un million en France –, le bleu sera jaune.

Dans cette affaire, qui aurait dû rester dans le domaine du sport, les limites stratosphériques de la stupidité ont été dépassées. Était-il nécessaire pour gagner cette compétition d’engager de jeunes noirs incapables de prononcer deux phrases cohérentes, comme l’ont dit notamment Luc Ferry et Jacques Julliard, anciens normaliens de la rue d’Ulm, lors de leur dialogue sur LCI le 25 juin ?
Des footballeurs que Roselyne Bachelot, ministre des Sports, qualifie devant l’Assemblée nationale de « gamins apeurés » plus ou moins dirigés par des petits « caïds », incapables sauf pour négocier des primes de match et des nuitées en hôtel de luxe écrit un lecteur du « Monde » (le 27 juin p. 14).

Pour sa part, le « Figaro magazine » écrit le 26 juin : « C’est entendu, ils furent lamentables. Joueurs nuls, entraîneur désastreux, fédération calamiteuse… Une aventure qui s’achève dans le ridicule. » Des joueurs en équipe qui, en fait d’équipe, s’entre-déchiraient en rivalité ethnique et religieuse, 4 joueurs se revendiquant musulmans, sans parler, bien sûr, du racisme fondé sur la couleur, sous-jacent en permanence.
Eh bien, malgré ce palmarès, ces joueurs que l’on s’accorde à considérer comme nuls gagnent 900 000 euros par mois, avec paraît-il des domiciliations fiscales à faire rêver…

C’est que le sport professionnel est désormais une affaire d’argent, une entreprise comme Coca-Cola ou comme une écurie de course où l’on achète les pouliches, on les fait courir, on les revend. Et cela passionne 750 millions de spectateurs dans le monde, qui paient de leur poche pour avoir le bonheur indicible de voir des types venus du Congo, des Antilles et d’ailleurs, taper dans un ballon.

Comme le football a donc un caractère très populaire, la politique politicienne et démocratique s’en est emparée pour tenter d’en tirer un profit électoraliste. L’équipe de France et le Mondial ont été officialisés. On a fait du « black, blanc, beur », avec discrimination positive, une idée française que « le monde entier nous envie ». Et c’est encore une chance que l’attaquant de l’équipe de France n’ait pas été un unijambiste recruté à Djibouti ou au Zimbabwe !

Je note en passant que l’équipe d’Espagne est espagnole ; l’équipe d’Allemagne est allemande et qu’elles gagnent – comme l’équipe hollandaise qui est hollandaise.


Toujours est-il que le président de la République qui, a-t-on souligné, adore le football et, assure-t-on, est un grand sportif, s’en est mêlé : il a reçu un footballeur à l’Élysée dont le nom m’échappe, mais dont on me certifie que ses revenus pourraient être de 30 millions d’euros par an. Si cela est vérifié et continue à ce rythme, Mme Bettencourt sera bientôt comparativement une pauvresse !

La ministre des Sports et le président de la fédération française de football ont été auditionnés par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Une commission d’enquête parlementaire va être créée. Alors qu’avec un peu de décence et de bon sens, l’on n’aurait jamais dû faire de cette compétition sportive une affaire d’État, comme l’a reconnu publiquement, mais trop tard, la ministre elle-même.
Notre gouvernement allant, sinon d’échec en échec, du moins de problème non résolu en problème non résolu, pourquoi s’est-il engagé à ce point dans cette aventure ?

L’équipe de France de football, c’est la diversité. L’équipe de France gouvernementale, c’est aussi la diversité ! On voit ce que ça donne. Rachida, Fadela, Rama, ce sont nos footballeuses de la politique !

Quant à la diversité dans les « quartiers », les crimes y sont quasi quotidiens. Le dernier en date connu, révélé par la presse, a eu lieu le 26 juin aux Mureaux (Yvelines), où un certain Hadama, aidé par des copains tous originaires d’Afrique noire et connus des services de police, a tué un certain Mohamed devant la famille de ce dernier.

Pour résumer cette chronique, je reprendrai un mot du général de Gaulle : « Dans ce pays, c’est partout la chienlit » et je peux vous assurer que ce n’est pas fini !


Ancien Ambassadeur de France

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En bref
Exemple
«Nous, parlementaires, avons un devoir d’exemplarité. On ne peut pas réformer, dans un sens restrictif, les retraites de nos concitoyens sans donner l’exemple. Pourquoi ? Parce que les régimes de l’Assemblée et du Sénat sont les plus favorables de tous les régimes français.»
Charles de Courson,
député Nouveau centre

SIC
Sarkozy «Les Français avaient cru élire en 2007 le président du volontarisme ; ils découvrent un simple phraseur.»
Marine Le Pen

Court terme «En Europe comme aux États-Unis, les politiques ne s’intéressent qu’au court terme, à ce qui les sépare de la prochaine élection. Il leur faut récupérer leurs investissements entre deux et cinq ans…»
Craig Barrett, président d’Intel

Révolution «En France, le lyrisme révolutionnaire a prévalu à propos de la guerre d’Espagne. Peut-être parce que, pour des raisons historiques, les Français ont le plus grand mal à séparer république et révolution…»
Michel del Castillo, écrivain

Islam «Je suis fier d’être le président d’une grande région musulmane !»
Michel Vauzelle, pdt de la région Provence Alpes Côte d’Azur

Europe «Installer une gouvernance européenne, c’est forcément accepter une certaine forme de partage de la souveraineté. Nous mettons les pieds sur une voie de plus grande intégration.»
Bernard Accoyer, président
de l’Assemblée nationale

Avortement «L’IVG est présentée comme un mal nécessaire. Je ne m'associe pas à cette présentation négative…»
Roselyne Bachelot, ministre
de la Santé et des Sports




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