enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

L'équipe de France de football est exemplaire


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page
Article de la semaine

Voter pour cet article
274 VOTES
3306 LECTURES

Bonnal Nicolas - lundi 28 juin 2010

football

On reproche beaucoup de choses ces temps-ci aux « Bleus », et je n'en vois pas la raison. Car cette équipe de France, comme dirait l'autre, fait exactement ce qu'on attend d'elle.

  • Elle n'est pas constituée de Français, comme une équipe italienne, espagnole ou portugaise. Elle est constituée d'allogènes, de créoles, de pièces rapportées (je finis ma phrase ! Je finis ma phrase !), toutes pauvres victimes du racisme ancestral des Français. Elle représente donc la France plurielle actuelle.

  • Equipe fondée sur un strict apartheid antiblanc, car on ne compte plus les Blancs non sélectionnés ou simplement ignorés sur le terrain, cette équipe est digne d'aller en Afrique du Sud.

  • Le je-m'en-foutisme et la fumisterie des joueurs est aussi à l'image d'une France dévastée par la culture de la démission collective postmoderne. Les joueurs ne sont pas sur le terrain pour jouer, ils y sont pour palper.

  • Lorsque Platini, Six ou Trésor jouaient dans les années 80, ils gagnaient de vingt à cent mille francs par mois. C'est aujourd'hui ce que nos fumistes gagnent par jour : on ne voudrait pas qu'en plus ils jouassent ?

  • La société post-capitaliste rétribue jusqu'à l'absurde des nuisibles, et licencie tous les gens utiles à la planète, qu'elle ne veut plus payer. Elle célèbre des abrutis à la Ferme, encense des sous-doués ou surpaie des footeux ennuyeux. Et elle s'étonne de ne pas voir nos gaillards motivés lors des grandes occasions ?

  • L'esprit de cette équipe est désastreux, ces lascars sont mal polis, mal élevés, arrogants, désagréables : on reconnaît bien là l'esprit de nos banlieues et celui du modèle social et politique d'en haut, des oligarques qui nous dirigent à leur démoniaque manière.

  • Le coach de l'équipe de France s'exprime comme un porc (là aussi l'exemple vient d'en haut) ; il est incapable en six ans d'insuffler un esprit à son équipe, mais il palpe un million et demi d'euros par an, soit vingt fois plus que Michel Hidalgo, toujours dans les années 80. Entre-temps le salaire net d'un prof a augmenté de 20 euros, alors que l'immobilier a quintuplé ou plus... Domenech aussi est représentatif des temps qui courent.

  • Ce coach honni et méprisé du public, ou simplement ignoré (on a mieux à faire sur Facebook, n'est-ce pas ?) n'est pas respecté par ses joueurs, et alors ? Ce serait même le comble. On le paierait alors au résultat… mais où irions-nous ? Toutes nos élites ont pris l'habitude de faire valoir leur incompétence, et de nous la faire payer le plus cher possible. Un Clinton, un Blair, un Schröder qui ont ruiné leurs pays se flattent de gagner ou d'économiser toujours plus. Les gens des banques centrales et des entreprises qui délocalisent veulent aussi plus de pognon pour plus de misères pour nous tous.

  • Le coach imbuvable s'est fait grossièrement insulter par un de nos joueurs convertis à l'islam. Et alors, c'est encore une surprise, qu'un fraîchement converti se montre mal embouché ?

  • La nullité de cette équipe, qualifiée en trichant, et ses résultats, sont connus depuis des années. Et l'on n'a rien fait ni au niveau de la Fédération ni au niveau de la Direction Technique Nationale. Est-ce si nouveau ?

Je n'ai donc rien à reprocher à cette saleté d'équipe des bleus. L'imbécile qui feint de s'émouvoir maintenant ignore simplement qu'elle est là, « cette équipe de France », pour illustrer du mieux qu'elle peut la démonocratie où nous vivons.

Car le football est devenu le modèle du monde post capitaliste. Dans l'Espagne ruinée par l'immobilier et ses bulles folles, le foot est le modèle d'avant-garde. On va claquer cent millions d'euros pour un joueur qui ne marquera pas dix buts dans la saison, ni ne fera gagner un titre à son équipe. Et on le rétribuera cent fois plus que les grands joueurs d'il y a trente ou quarante ans. Le coach, devenu modèle à suivre pour le grand patronat et les traders, touche de même dix millions d'euros par an pour ne rien gagner, quand Robert Herbin, entraîneur de l'AS Saint-Etienne, gagnait dix mille francs mensuels à la fin des années 70. On me répondra qu'il fallait arriver à des prix de marché. Dont acte. Mais de quoi vous plaignez-vous alors, quand vous dénoncez l'endettement : ces clubs de bons à rien doivent eux aussi des milliards…

Le foot est devenu un scandale permanent, un objet de méditation loufoque. Il illustre parfaitement ces temps de déchéance absolue de l'occident et du reste de la planète.


19 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site