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L’euro entre spéculateurs et gouvernants |
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Trémeau Bernard - jeudi 06 mai 2010
euro, allemagne
Lourde semaine marquée par une « spéculation » contre l’euro, spéculation qui enfle tous les jours. Elle est qualifiée le 28 avril « d’irrationnelle » et « d’immorale » par notre Premier ministre.
De 1957 à 1992, avec le Marché commun, puis le SME, une parité fixe a lié les monnaies européennes entre elles. Or, du fait du comportement des salariés et des gouvernements français, les coûts de production augmentent plus rapidement en France qu’en Allemagne. De 2 à 3 % tous les ans environ. Surtout depuis les événements de mai 1968.
Au bout d’un certain temps, les consommateurs français achètent des produits allemands moins coûteux. Les entreprises françaises perdent leurs clients. Le chômage envahit la France. Les spéculateurs interviennent alors. Ils vendent brutalement leurs francs et achètent des marks. Car ils pensent, à juste titre, que la dévaluation devient inévitable.
Depuis la Libération, un peu plus d’une dévaluation tous les trois ans a marqué la vie monétaire de l’Europe. Dévaluation qualifiée de « compétitive ».
Quel est le comportement le plus irrationnel ? Celui des consommateurs français qui préfèrent les produits les moins coûteux ? Celui des banquiers qui prennent des mesures pour conserver la valeur de leur capital ? Ou celui des gouvernements français qui augmentent sans arrêt les impôts touchant leurs entreprises, alors que les gouvernements allemands diminuent au contraire les charges pesant sur leurs entreprises ?
Quel est le comportement le plus immoral ? Celui des spéculateurs qui obligent les états à dévaluer, donc qui permettent au chômage et à la pauvreté de diminuer ? Ou celui du gouvernement qui s’oppose à la dévaluation, donc maintient dans le chômage et la pauvreté ses citoyens ?
En 1992, l’Europe est en marche vers la monnaie unique. Un financier américain, Georges Soros pense que la lire italienne, la livre anglaise et le franc français sont surévalués. Il spécule. Il vend donc brutalement ses lires, ses livres et ses francs. Il est imité par de nombreuses banques. La lire et la livre étaient vraiment surévaluées. Le 16 septembre, l’Angleterre et l’Italie sont obligées de quitter le SME. La livre dévalue de 30 %. Par contre, le franc n’était pratiquement pas surévalué : la balance commerciale française était d’ailleurs alors excédentaire. La France s’oppose à la spéculation de Soros, le franc ne sort pas du SME et ne dévalue pas.
Depuis 1999, une monnaie unique lie la France et l’Allemagne. Le comportement inflationniste des pays du Sud (Grèce, Italie, France, Espagne et Portugal) n’a pas changé On augmente même les impôts des entreprises en France… Toutes leurs monnaies sont surévaluées par rapport au mark. Le chômage augmente rapidement. Leur balance commerciale s’effondre.
Qui a un comportement irrationnel ? Qui a un comportement immoral ? Les spéculateurs qui poussent les gouvernements à revenir aux monnaies nationales pour pouvoir dévaluer (ce que désirent d’ailleurs aujourd’hui 69 % des Français) ? Ou les gouvernements qui veulent conserver l’euro, donc maintenir dans le chômage et dans la misère leurs citoyens, les poussant ainsi à se révolter, à incendier, voire à tuer ?
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Cinéma
En 2008, les obligations de TF1 en matière de financement du cinéma se sont élevées à 55 millions d’euros, et celles de M6 à 25 millions.
Medias
Fox News > Les 13 émissions les plus regardées de la télévision américaine sont toutes diffusées par la chaîne du républicain Rupert Murdoch, Fox News.
New york times > Après une année 2009 fortement déficitaire, le groupe New York Times (qui publie, outre ce quotidien gauchiste de la côte Est, le « Boston Globe » et 16 autres quotidiens) a réalisé un bénéfice de 12,8 millions de dollars au premier trimestre 2010.
Telegraph > Voici un an, pendant toute la première quinzaine du mois de mai 2009, le « Daily Telegraph » a augmenté sa diffusion de 600 000 exemplaires quotidiens, grâce à la révélation du scandale des notes de frais des députés britanniques !
Prisma > Avec 10 millions de visiteurs uniques par mois, Prisma est le premier groupe de presse magazine francophone en ligne.
INA > L’Institut national de l’audiovisuel (largement financé par des fonds publics…) a réalisé un bénéfice avant impôt de 2,2 millions d’euros en 2009. Ce qui représente une baisse de 24 % par rapport à 2008.
Production > L’État, les producteurs eux-mêmes et les chaînes télévisées françaises ont investi 1,3 milliard d’euros dans la production audiovisuelle en 2009, soit une hausse de 2,3 % par rapport à 2008. Les aides publiques se sont élevées à 206 millions d’euros (+1,3 %) et le financement des chaînes s’est élevé à 764,1 millions (+1,4 %). |
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