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L'impertinence usée de Cohn-Bendit |
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Malliarakis Jean-Gilles - mercredi 17 février 2010
allemagne, france
En provocateur de talent, Cohn-Bendit sait échapper à l’indifférence. Qu’on le déteste ou qu’on l’admire, ses interventions ne passent pas inaperçues. Et, de manière non moins générale, cela tient plus à la forme qu’au fond.
Ainsi, dans l’enceinte du parlement européen, il intervenait le 9 février pour redire tout le mal qu’il pense du président de la commission de Bruxelles. La reconduction de ce dernier jusqu'en 2014, malgré l'indéniable médiocrité du premier mandat, correspond au désir de l'Europe des États de disposer d'une Commission faible.
Mais le propos de notre insubmersible agitateur transrhénan ne visait pas cette dimension maintenue par les traités en vigueur. Le vrai but de son discours tendait à mettre en difficulté le groupe socialiste.
Grâce à l'alliance de ce dernier avec le parti « populaire » européen, le peu charismatique Barroso s’est trouvé reconduit dans ses fonctions par 488 voix pour, 137 contre et 72 abstentions.
Plusieurs fois interrompu par Martin Schulz, patron du groupe socialiste, il finira par lui répondre l’argument le plus imparable, et le plus conforme à leur conception commune de la courtoisie : « Ta gueule ! »
Aux yeux de Cohn-Bendit, le système pèche par son hypocrisie, son consensus mou et sa nullité. Sur un tel terrain, comment ne pas éprouver la tentation de converger, même avec le chef de file d’Europe Écologie ? Relevons en revanche trois erreurs de jugement.
La première, factuelle mais non fortuite, tient à son analyse de ce que l’on appelle la crise grecque. Son information déraille quand il croit expliquer la situation financière de ce pays par l’affectation de 4,3 % de son PIB à la défense nationale.
Il ne prend évidemment pas garde que cette réalité dure depuis fort longtemps. Elle existait déjà quand, au milieu des années 2000, on se trouvait en présence du plus fort taux de croissance de la zone euro.
Et, bien entendu, il trouve un euphémisme fort significatif pour en qualifier l’origine : il s’agirait selon lui de « la rivalité avec la Turquie dans l’affaire de Chypre »…
La réalité, les chiffres et les dates démentent entièrement ce propos.
Comme partout ailleurs, les finances athéniennes sont plombées par la disproportion de la fonction publique civile et des dépenses sociales par rapport aux ressources de l’économie.
Un tel constat dérange les commentateurs agréés. Il s’applique en effet à la France. On pourrait y remarquer aussi la structure de l’endettement officiel. Celui de Paris ne prend en compte ni les caisses de retraites du secteur privé, ni même les pensions futures que le trésor public devra verser aux fonctionnaires…
Le second cafouillage de Cohn-Bendit nous surprend d’autant plus qu’il vient d’un homme dont la rémunération mensuelle, non négligeable (plus de 7 000 euros nets d’impôts, sans compter les avantages), tient à son mandat d’eurodéputé. Il semble confondre l’Europe et ce qu’on nomme, depuis le traité marchandé à Maastricht en 1991, l’Union européenne.
Et, plus encore, tel un vulgaire « populiste », il assimile cette dernière au fonctionnement de ses institutions. Or, la « nullité » qu’il leur attribue résulte aussi de l’indifférence et de l’ignorance. Le scrutin de juin 2009 avait donné une majorité de centre droit. L’investiture date de février 2010. Observons qu'entre les deux dates il s’est écoulé un espace de temps considérable : plus de 200 jours, le temps d’aboutir deux fois à Waterloo !
Enfin, dernière erreur et sans doute la plus grave : Daniel Cohn-Bendit sous-estime, en bien comme en mal, l’importance centrale du couple franco-allemand. Là se situe le moteur de l’Europe, depuis la déclaration de Robert Schuman en mai 1950, depuis les rencontres historiques entre le général De Gaulle et le chancelier Adenauer (1958-1962), etc.
Paradoxalement, de la part d’un homme qui connaît aussi bien les deux pays, on préférerait l’entendre réaffirmer cette réalité et cette nécessité.
Son registre d’imprécateur s’use comme celui d’un garçon, certes mal élevé, mais qui, comme tout le monde, prend de l’âge : on aimerait dès lors le voir gagner en sagesse et en pertinence, ce qu’il pourrait perdre en impertinence. La formulation de ce dernier vœu pourrait bien hélas, se révéler inopérante !
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M6
En 2009, pour la première fois, le chiffre d’affaires des différentes diversifications du groupe M6 (617,1 millions d’euros) dépasse celui de la chaîne elle-même. Ce résultat est dû notamment aux droits audiovisuels (production du « Petit Nicolas », de « Twilight »…) et au succès du club de football des Girondins de Bordeaux (près de 110 millions d’euros de chiffre d’affaires)…
Medias
Télévision > 97,4 % des foyers français sont équipés d’au moins un téléviseur ; 46,4 % sont équipés d’au moins deux téléviseurs…
Métro > Après un bref passage dans le vert (4,1 millions d’euros de bénéfice net en 2008), le groupe suédois « Métro », spécialisé dans l’édition de journaux gratuits annonce une perte de 21,7 millions d’euros en 2009 pour 220,2 millions d’euros de chiffre d’affaires. En France, malgré un recul de la diffusion (660 000 exemplaires contre 736 782 l’année précédente), 2009 a été une année d’équilibre financier, pour un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros (en baisse de 5 %).
Foot > « Le quotidien du foot », lancé par le groupe Entreprendre, a cessé sa parution en décembre : alors qu’il visait un point mort autour de 30 000 exemplaires vendus, il n’a pas réussi à dépasser les 15 ou 20 000 exemplaires. Il sera remplacé par « Foot Hebdo », qui vise une diffusion supérieure à 25 000 exemplaires chaque semaine.
Youtube > En octobre 2009, Youtube a dépassé le milliard de vidéos vues… par jour !
Cinéma > Les salles de cinéma de l’Union européenne ont vendu 985 millions de billets en 2009 ! |
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