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L’implosion de l’euro et la responsabilité des « élites »


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Delmau Jean-Pierre - mercredi 20 juillet 2011

euro, dette
A mesure que les choses s’aggravent, la confusion augmente. Et la nouvelle mode de la Banque centrale européenne d’appeler « événement de crédit » un défaut de paiement n’est pas faite pour clarifier la situation !
On lit qu’il faut absolument éviter la restructuration de la dette grecque, qui serait une catastrophe pour la Grèce, l’Europe, le système bancaire, et la crédibilité de l’euro. Exact.
Mais que faire ?

Personne n’en sait rien. Le « sauvetage » de l’an dernier n’a servi à rien et celui en cours risque le même sort, ce qui laisse mal augurer de la suite.
La Grèce ne peut pas faire face à l’énormité de ses engagements. Quelles qu’en soient les raisons, cela veut dire qu’elle est en faillite, et que ses créanciers n’ont d’autres ressources, comme dans toutes les faillites, que de constater leurs pertes – au mieux d’en négocier une récupération partielle.
Inutile de le nier, c’est forcément ce qui arrivera, puisque c’est pratiquement déjà fait.
Mais on refuse de le dire : ces faillites d’État sont une première. Et, alors que la crise financière est mondiale, elles sont circonscrites à la zone euro.

Manifestement, c’est le principe de la monnaie unique qui est en cause. Sa gestion centralisée à 16 pays, dont l’évolution économique diverge en permanence, a conduit inexorablement à des taux d’intérêt inadaptés, étranglant les uns et facilitant le laxisme des autres. Il en est résulté une mutualisation des taux d’inflation à l’intérieur de la zone, qui camouflait les situations réelles, ce qui a mené les pays structurellement inflationnistes à s’endetter inconsidérément au lieu de devenir vertueux, et les autres à leur prêter imprudemment. La solidarité européenne est une feuille de vigne pour cacher l’inconséquence de cette gestion.

Car, de cela, sont responsables les « élites » politico-administratives (au premier rang desquelles M. Trichet) qui ont imposé l’euro par des arguties trompeuses, au mépris des conseils de prudence de beaucoup de spécialistes, présentés comme empêcheurs de danser en rond…
Le mécanisme de la chute était donc prévu, et l’effondrement du système va désavouer ses auteurs. Il semble qu’ils cherchent à gagner du temps et à brouiller les pistes, et on les comprend, car ce sont les contribuables de la zone qui devront payer les pertes – ce qu’on pourra difficilement leur cacher.

Vous verrez que ce sera la faute de l’Amérique, ou des populistes européens !…

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En bref
Euro
«Soit on sacrifie le peuple, soit on sacrifie le dogme de la monnaie uni­que. Moi, je ne veux pas sa­crifier mon peuple sur le dogme de l’euro.»
Marine Le Pen

SIC
Djihad «Nous devons continuer sur la voie du djihad pour expulser les envahisseurs de la terre d’is­lam.»
Ayman al-Zawahiri,
nouveau chef d’al-Qaïda

Vive Le Pen «Si j’avais choisi de titrer mon livre « Vive Besancenot ! », personne ne l’aurait remarqué.»
Robert Ménard, ancien président de Reporters sans frontières

Vote «L’âge du droit de vote doit être porté de 18 à 16 ans. La démocratie ne peut pas être interdite au moins de 18 ans.»
Christophe Girard,
adjoint PS au maire de Paris

Calvaire «Lorsque j’avais 16 ans, je travaillais le dimanche sur les marchés. Ce n’est pas le calvaire qu’on veut bien décrire.»
Frédéric Lefebvre,
secrétaire d’État au Commerce

Action «C’est nous la force anti-21 avril, parce que nous répondons aux Français par l’action !»
Jean-Louis Borloo,
président du Parti radical

Fidélité «Les soldats de Verdun ne vivent plus qu’à travers nous. Il nous incombe de relayer leurs voix, de perpétuer leur témoignage.»
François Fillon
À l’occasion du 95e anniversaire de la bataille de Verdun

Dette «Je me fais beaucoup de souci à propos de la crise grecque, car beaucoup de gens semblent croire que d’énormes déficits peuvent être résolus par de la nouvelle dette !»
Guido Westerwelle, ministre
allemand des Affaires étrangères




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