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L’inflation a causé la crise immobilière américaine


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Trémeau Bernard - jeudi 23 août 2007

inflation, etats-unis, economie
Une fois de plus l’inflation s’est invitée dans la vie des hommes. La crise américaine actuelle en est un bon exemple.

En 2002, les mesures prises par la Banque centrale américaine (la FED) pour lutter contre l’inflation avaient dangereusement ralenti l’activité économique du pays. La FED décida alors d’abaisser ses taux courts qui restèrent pendant un an, de juin 2003 à juin 2004, à 1 %, rendant ainsi le crédit très peu coûteux. De nombreux Américains décidèrent alors d’emprunter de l’argent pour acheter leur maison. La demande de maison augmenta fortement, alors que l’offre ne pouvait pas progresser aussi rapidement. On ne construit pas un logement en quelques jours.

Les banques prêtèrent alors massivement de l’argent, d’autant plus facilement du fait de l’augmentation du prix des maisons. La valeur de la garantie hypothécaire du prêt augmentait…

Une forte augmentation du prix des logements a été la conséquence normale et prévisible de ce désordre monétaire créé de toutes pièces par les taux courts de 1 % choisis par la FED.

Un tel taux ne peut qu’être inflationniste. Pour lutter contre l’inflation, la FED a donc commencé à augmenter progressivement ses taux courts à partir de juin 2004. La menace inflationniste étant toujours là, ils ont atteint 5,25 % en juin 2006 et depuis ils sont stabilisés à ce haut niveau. Or chaque fois qu’aux USA les taux se situent au-dessus de 4,5 %, le chômage devient la conséquence normale de la politique monétaire de la FED. Tant que les taux américains se situeront à 5,25 % le chômage ne pourra que progresser aux USA (et en France 6 mois plus tard).

Le crédit devenant trop coûteux, les Américains ont cessé de vouloir acheter des maisons à crédit. Le prix des maisons a commencé à baisser : la « bulle immobilière » a commencé à se dégonfler. Mais les banques privées qui avaient emprunté à la FED à un taux de 1 % et avaient prêté à un taux de 3, voire même 2 % en 2003, se retrouvent aujourd’hui dans une situation dramatique : elles perdent de l’argent et déposent leur bilan.

Pour éviter ce risque, d’autres banques privées avaient indexé aux taux de la FED le taux du prêt qu’elles avaient consenti aux particuliers. Les emprunteurs ont alors vu monter la valeur de leurs remboursements. Nombreux parmi eux ont été incapables de payer de telles sommes, créant ainsi un trou dans la trésorerie de leur banque. Enfin, comble de malheur, comme les prix des maisons sont en forte diminution, la garantie hypothécaire demandée par les banques privées perd tous les jours de sa valeur. Le bilan des banques ne peut que se détériorer encore un peu plus.

De nombreuses banques aux USA sont ainsi entrées dans le rouge et des dépôts de bilan en série ont même été observés. Les cours des Bourses ont commencé à plonger au début du mois d’août 2007. D’autant plus que les politiques de lutte contre l’inflation ont poussé dans le monde entier les Banques centrales à augmenter leurs taux, donc à réduire les capitaux disponibles pour acheter des actions. Devant une telle situation, certains alarmistes ont évoqué la terrible crise de 1929.

Les Banques centrales américaines, européennes ou japonaises ont alors décidé d’aider les banques privées mises en difficulté en leur prêtant des dizaines de milliards de dollars à moyen terme. Tandis que les Banques centrales s’opposent toujours à l’inflation en réduisant la quantité de monnaie mise sur le marché, elles injectent brutalement (pour une courte période il est vrai) des sommes fabuleuses dans l’économie pour s’opposer à un effondrement des bourses… Leur main gauche ignore ce que fait leur main droite.

Finalement, les marchés hésitent. Ce n’est pas la reprise espérée, car les économistes savent bien qu’il va falloir se battre un peu plus contre l’inflation. Ce n’est pas l’effondrement du marché, car ses acteurs voient que les Banques centrales viennent à son secours.
Mais ces désordres inflationnistes aux USA ne feront certainement pas baisser le chômage en France.

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En bref
Défense
Le projet de budget 2008 prévoit la suppression de 5 000 à 6 000 postes dans l’armée.

Chiffres significatifs
Solidarité > Les États-Unis fourniront une aide de 30 milliards de dollars étalée sur dix ans à Israël, cet allié étant situé dans une région à hauts risques.

Antidopage > Dans tous les sports de compétition, les contrôles antidopage – entièrement à la charge de l’État – se multiplient. Coût moyen : 400 euros.

Sécu > Chaque année, en France, 550 000 personnes suivent une cure, dans l’un ou l’autre des 105 établissements spécialisés et reconnus.

Bercy > Sur les 12 milliards d’euros par an – en moyenne – de rappels d’impôts non réglés et faisant l’objet de pénalités de retard, 7,5 milliards ne sont jamais recouvrés. Pourtant, la France compte 2,2 agents des impôts sur 1 000 habitants contre 1,3 pour le Royaume-Uni et 1,2 pour la Suède et le Canada.

Mammouth > La France compte 83 enseignants dans le secondaire pour 1 000 habitants, l’Allemagne 66, et le Royaume-Uni 60.

Exportations > La France consacre 1 987 fonctionnaires à ses exportations et l’Allemagne 1 046, bien que celle-ci pèse le double de la France en pourcentage du commerce mondial.

Armement > La Russie a commencé à livrer un lot de 50 batteries antiaériennes sophistiquées à la Syrie.

Iran > Par crainte des révoltes populaires, le régime des mollahs a multiplié le budget annuel de ses forces de sécurité par 20 en 2007.




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