actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

L’intolérance islamiste s’étend à travers le monde


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
1 VOTES
431 LECTURES

Artur du Plessis Laurent - mardi 03 octobre 2006


Enoncer publiquement une critique de l’islam, c’est mettre sa vie en danger. Pas seulement dans les pays musulmans, mais aussi en Europe. Exemple français : l’affaire Robert Redeker. Ce professeur de philosophie a publié, dans « Le Figaro » du 19 septembre, une tribune intitulée «Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ». Il a été menacé de mort par courriel, et des forums Internet djihadistes l’ont attaqué.

Pour le protéger, la DST le fait pérégriner de cache en cache, tous les deux jours. « L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles », a-t-il écrit. Il y parvient, par la peur. Redeker s’est dit « lâché par les syndicats enseignants, qui généralement vous félicitent lorsque vous critiquez l’Église catholique, mais qui sont beaucoup plus réticents lorsqu’il s’agit de critiques contre l’islam. » S’en prendre au catholicisme est à la mode, et sans danger. S’il s’est déclaré « solidaire » de l’enseignant, le ministre de l’Éducation nationale, Gilles de Robien, a néanmoins cru bon d’ajouter qu’« un fonctionnaire doit se montrer prudent et modéré en toutes circonstances ». Le ministre ignore-t-il qu’en France, la liberté d’expression est un droit inaliénable, allant jusqu’au blasphème ? Et un professeur de philosophie de l’Éducation nationale sort-il de son rôle, quand il disserte dans la presse sur les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence ?

Ces pudibonderies, dans la patrie de Voltaire ! Le rappel à l’ordre ministériel procède d’un esprit de soumission, de « dhimmitude » face aux diktats islamiques, qui a guidé les réactions d’une cohorte d’associations et syndicats : certes, pensent-ils, les islamistes portent atteinte à la liberté d’expression, mais enfin, ce professeur les a provoqués. Même servilité en Allemagne : l’Opéra de Berlin a déprogrammé Idomeneo, de Mozart, qui risquait de choquer la sensibilité des musulmans.
L’intolérance islamiste s’appesantit.

Le discours de Benoît XVI à Ratisbonne provoqua une hystérie collective dans le monde musulman, et l’assassinat d’une religieuse à Mogadiscio. Cela fit écho à l’affaire des caricatures de Mahomet, dont les auteurs se cachent, eux aussi. Quand, en 1989, le musulman britannique Salman Rushdie, auteur des « Versets sataniques », fit l’objet d’une virulente fatwa de l’ayatollah Khomeiny le contraignant à la clandestinité sous protection rapprochée, l’Occident prit ça pour une bizarrerie anachronique sans lendemain. Il n’y devina pas l’amorce d’une stratégie de long terme visant à terroriser ceux de ses intellectuels et hommes politiques accusés d’offenser l’islam. En 2004, l’assassinat, par un extrémiste musulman, du cinéaste néerlandais Théo Van Gogh, auteur de « Soumission », un film sur la condition de la femme musulmane, a commotionné l’Europe. Fait révélateur : il y a deux ans, Caroline Fourest a publié un ouvrage critique sur le théologien Tariq Ramadan, intitulé Frère Tariq. Le jour de la publication, elle vit son adresse, le code d’entrée de son immeuble et l’étage où elle habitait, divulgués sur un site Internet musulman. Le modérateur le retira. Durant les années 90, les journalistes et intellectuels algériens perdirent près d’une centaine des leurs sous le couteau islamiste. Ces méthodes s’installent en Europe. Il se lève un antisémitisme « nouveau », inspiré par l’intégrisme islamiste, générateur de violences comme celles, atroces, subies par le jeune Ilan Halimi, début 2006. Un « racisme anti-blanc » prend son essor, qui escorte les manifestations de rue et contribue à la multiplication des « violences à la personne ».
Partout, l’islamisme attise les flammes. Les attentats de Bombay du 11 juillet dernier - 186 morts - déclenchent une polémique entre le Pakistan et l’Inde. Celle-ci, après enquête, accuse l’ISI (Inter-Service Intelligency), le service de renseignement pakistanais, d’avoir élaboré cette opération, et l’avoir fait exécuter par le Lashkar-e-Taiba - un mouvement d’islamistes radicaux cachemiris basés au Pakistan - et ses affiliés en Inde. L’amélioration des relations indopakistanaises est compromise. Un nouveau message du n° 2 d’Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, a appelé « les musulmans au jihad au Darfour, contre les forces croisées relevant des Nations unies », et les a exhortés à soutenir les moudjahidine en Irak et en Afghanistan. Dans ce dernier, les Talibans lancent de grandes offensives à partir des zones frontalières du Pakistan, où ils règnent en maîtres. L’Irak, tombé sous la férule des partis et mouvements islamistes, est en proie à la violence. En terre d’islam, les persécutions des minorités religieuses s’aggravent. Bien que nié, le choc des civilisations est manifeste.


55 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site