Bonus WEB - jeudi 09 septembre 2010
religion
Aprés qu’en Algérie, le G.I.A eut reconnu avoir égorgé et décapité les sept moines qu’il détenait en otages, on vit à la télévision le représentant de l’Archevêque de Paris se précipiter auprés de Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, pour le « rassurer », disait le commentateur. Sans doute en lui affirmant qu’il serait injuste de mettre tout l’Islam en accusation, et de considérer toute personne d’origine maghrébine comme un complice présumé des terroristes.
Suivant la légende dorée des Orientalistes, en effet, « l’Islam serait une religion progressiste et tolérante ». Toujours à la télévision, au journal de 20 heures, on a pu voir aussi feu le Cardinal Lustiger, le grand rabbin Sitruk et le représentant des Protestants de France, convoqués par président de SOS Racisme Fodé Sylla, boire comme le lait et le miel les paroles de Boubakeur, affirmant sans pudeur que l’Islam est tolérant.
Pour en juger, il faut se référer au livre saint des musulmans, le Coran, car on oublie trop le rôle décisif que gardent pour une religion ses textes fondateurs. Sa traduction par Régis Blachere, professeur à la Sorbonne, qui s’est basé sur le texte de l’édition publiée au Caire en 1342 de l’Hégire, fait autorité.
Le sixième pilier de l’Islam, qu’on peut ajouter aux cinq classiques, est la Guerre sainte, la « Djihad », « qui ne doit jamais être interrompue ni prendre fin avant la soumission du monde à l’Islam, dont tous doivent reconnaître la suprématie politique » ( P.Lammens).
Cette Djihad est inscrite dans la sourate IX, verset 29 :
« Combattez ceux qui ne croient point en Allah, ni au dernier jour,(qui) ne déclarent pas illicite ce qu’Allah et son Apôtre ont déclaré illicite, (qui) ne pratiquent point la religion de Vérité, parmi ceux ayant reçu l’Ecriture, (combattez les) jusqu’à ce qu’ils paient la Djizia directement et alors qu’ils sont humiliés. »
Ce texte instaure pour l’Infidèle le statut de « Dhimmi », citoyen de deuxième zone qui, indépendamment de l’impôt spécial ( Djizia), est assujetti à des mesures discriminatoires ou humiliantes ( pas d’accés aux fonctions officielles, défense de posséder une arme, de monter à cheval , etc.)
L’apostasie punie de mort
Lorsque l’on connait les interdits dont sont l’objet les moindres manifestations d’appartenance chrétienne dans les pays arabes où l’Islam règne en maître, comme l’Arabie saoudite par exemple, il est permis de sourire en entendant parler de tolérance : interdiction de porter une croix, d’apporter dans ses bagages une Bible, de célébrer Noêl, même en petite assemblée, occultation de la croix peinte sur les ambulances pendant la guerre de Golfe, etc...
On peut mentionner la sourate IX, verset 30, « les Juifs ont dit....les Chrétiens ont dit...qu’Allah les tue, combien ils s’écartent ( de la Vérité) », de même que l’interdiction faite aux croyants de pactiser avec les Juifs et les Chrétiens, sourate V , versets 56 et 62.
Le Coran est ainsi truffé d’incitations à l’intolérance et à la violence, allant jusqu’à instituer la peine de mort pour ceux qui, s’étant convertis à l’Islam, le rejetteraient .Récemment, à Téhéran, un iranien a été exécuté pour apostasie. Et Salman Rushdie demeure toujours condamné à mort.
Djamel Zitouni , chef du GIA, dans un communique identifié, « s’est engagé» à ne laisser aucun répit à la France, et à nous priver de toute jouissance, jusqu’à ce que l’Islam puisse conquérir la France, « de gré ou de force ». Communiqué suivi d’un appel à JacquesChirac, alors président de la République, à se convertir à l’Islam dans un délai de trois semaines à compter de la date de réception du texte.
Jean-Claude Barreau, dans son ouvrage « de l’Islam en général et du monde moderne en particulier », écrit: » c’est dans les vingt ans qui viennent que les problèmes de l’Islam, que les rapports de l’Islam avec le monde moderne seront les questions essentielles de la planète. »
La modernité, un « don vénéneux »
Les islamistes condamnent la modernité elle-même, tel l’universitaire tunisien Aîchem Djaît, qui écrit « qu’elle est don vénéneux »
Tout changement est banni par les docteurs islamiques car « tout a été dit dans le Coran , la Sunna et la Charia ».
Le Coran ne distingue pas le temporel et le spirituel.
Ainsi la notion de laïcité est-elle inconcevable pour un musulman. En terre d’Islam (Dar el Islam), la citoyenneté est fondée sur l’appartenance religieuse. Tolérés, les non-musulmans ne sauraient en devenir citoyens à part entière.
Pour comprendre le comportement éventuel du musulman en terre non islamique, Abdur Rahman Ben Hammad El Omar, Professeur de Théologie à l’Ecole Normale de Ryiadh (Arabie saoudite), nous enseigne que « l’autorité juridique et le Législation sont un Droit uniquement réservé à Allah.... et qu’il n’est pas permis au musulman de juger suivant une Loi autre que celle qui nous a été transmise par Allah, comme il ne lui est pas permis d’accepter et de se soumettre à un jugement contraire à la législation divine ».
La difficulté ou l’impossibilité pour un musulman de s’assimiler ou à défaut de s’intégrer à une communauté non-islamique nous est explicitée par le même auteur, car « Dieu a aussi interdit au musulman d’imiter ses ennemis dans leurs pratiques ou leurs habitudes, car leur imitation ou le penchant qu’on pourra avoir pour leurs actions extériorisées peut nous conduire à les aimer »
Compte tenu de ces éléments, ignorés de la grosse majorité de nos concitoyens, le Roi du Maroc, Hassan II,avant une visite officielle en France, n’avait-il pas déclaré à Franz-Olivier Giesberg, du Figaro;: « Que connaissez vous de notre religion? Nous savons presque tout de vous, mais vous ne savez presque rien de nous » ?
On ne peut donc pas persister à déclarer que l’Islam est tolérant et à faire croire que toutes les immigrations, quelles qu’elles soient, posent les mêmes problèmes.
Henri BISSUEL
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