Rouxel Jean - lundi 19 avril 2004
L ’islamisme radical est un phénomène déjà bien installé dans la société française, y compris au plan politique. Mais, comme cela s’est fait « en douce », les projecteurs des médias n’étant braqués que très occasionnellement sur les débordements entraînés par cette situation, les Français de souche s’en sont à peine rendus compte. Aujourd’hui, il apparaît au grand jour.
Car immigration sans contrôle = délinquance. C’est un directeur des études à l’École des hautes études en sciences sociales, M. Fahrad Khosrokhavar qui l’indique dans une interview dans le journal « Le Figaro », paru lundi dernier : « La proportion de musulmans en prison dépasse souvent les 50 % et avoisine même les 80 % dans certaines prisons proches des banlieues ». Ce même universitaire précise que beaucoup de délinquants musulmans, jeunes ou moins jeunes, se convertissent en prison, et deviennent alors des islamistes fanatiques…
Maintenant qu’il est reconnu comme membre à part entière du Conseil français du culte musulman (CFCM), l’islamisme radical, exprimé principalement par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), étale sa force. Ils étaient entre 30 et 40 000 au Bourget, le week-end dernier, pour protester contre la loi sur le voile et exiger du nouveau ministre de l’Intérieur une application, a minima, de celle-ci.
Car les responsables de ces organisations ont non seulement appris à parler devant les caméras de télévision, mais aussi ont vite compris le jeu politique français. Il y a vingt ans, avec François Mitterrand - caution de l’association SOS Racisme, destinée à récupérer les beurs de banlieue pour le compte du parti socialiste - c’était les hommes politiques qui manipulaient les immigrés. Maintenant, c’est l’inverse. Dimanche dernier, le Président de l’UOIF, Lhaj Thami Breze, a affirmé que, selon lui, les musulmans français avaient voté en masse, lors des dernières élections régionales, pour les verts et les communistes. Afin de sanctionner un gouvernement à l’initiative d’une loi de discrimination religieuse.
En effet, les observateurs avaient bien noté que le parti communiste avait presque toujours constitué des listes incluant des représentants d’associations d’immigrés. Et que cela lui avait réussi suffisamment pour passer au premier tour la barre fatidique des 5 % des suffrages exprimés.
L’islamisme radical pense tenir efficacement les partis de gauche. Il doit à la fausse droite d’avoir gagné son brevet d’honorabilité. On ne voit pas que celle-ci puisse lui refuser grand-chose…
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