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L’obsession très rentable du cholestérol |
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Lance Pierre - mardi 21 avril 2009
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Le 15 janvier 2008, le « New York Times » publiait un article stupéfiant sous le titre « Cholesterol Drug Bomb » (La bombe des anti-cholestérols).
Ce que révélait cet article était si incroyable, si contraire à la mythologie médicale, que cette nouvelle n’est pas encore perçue et que nos petites lucarnes continuent de nourrir quotidiennement notre hantise du cholestérol, incomparable filon aurifère du complexe pharmacoindustriel.
Mais que disait donc cet article ? Que les deux plus gros fabricants de médicaments anticholestérol, Merck et Schering, producteurs de « Ezerol » et « Zocor » avaient demandé, au début des années 2000, une étude sur le développement des dépôts de cholestérol dans les artères coronaires chez les patients traités par leurs spécialités.
L’étude fut réalisée sur 720 patients par le Professeur hollandais Kastelein, de la clinique universitaire d’Amsterdam. Quel ne fut pas l’effroi des commanditaires lorsqu’ils en connurent le résultat : chez les patients ayant pris les médicaments anticholestérol, les dépôts artériels s’étaient développés deux fois plus vite que chez les patients du groupe témoin ! Ce qui signifiait clairement que leurs médicaments, bien loin d’enrayer l’athérosclérose, au contraire la favorisaient.
Que croyez-vous que firent les laboratoires et les réalisateurs de l’étude ? Ils bloquèrent sa divulgation durant deux années ! Car il faut savoir que plus de 50 millions de personnes à ce jour ont été traitées par ces pseudoanticholestérols, dont la vente a rapporté plus de 30 milliards d’euros à leurs producteurs.
Certes, l’avocat du diable nous dirait peut-être qu’ils étaient de bonne foi, puisque ce sont eux qui ont commandé l’étude, et même qu’ils ont été relativement honnêtes, puisqu’ils ne l’ont tenue secrète « que » pendant deux ans.
Bien entendu, personne n’aura l’indiscrétion de chercher à savoir combien de patients traités par ces drogues ont péri d’un infarctus du myocarde durant ces deux années. Et n’oublions pas que l’arrêt brutal d’une fabrication pharmaceutique très demandée, cela fait aussitôt un paquet de chômeurs dans les usines à pilules. Or, la hantise du chômage génère du stress, qui lui-même cause des infarctus. Nous avons là un cercle particulièrement vicieux !
Enfin, rassurez-vous, la nouvelle s’est si peu diffusée que la vente de ces pilules a sans doute fort peu baissé. Je n’ai eu moi-même cette information que par un de mes correspondants alsaciens, Richard Haas, qui l’a traduite d’une publication en allemand. Et je serais curieux de savoir combien de nos médecins la connaissent. J’espère en informer ici quelques-uns.
Mais voici un scandale plus récent, révélé le 10 mars 2009, toujours par le « New York Times ». En une douzaine d’années, le Docteur Scott Reuben, chercheur anesthésiste à Springfield (Massachusetts) et praticien au Centre médical de Baystate, avait révolutionné le traitement des douleurs postopératoires.
Ses études avaient notamment permis aux médicaments comme le Celebrex, le Lyrica et le Dynastat de Pfizer, l’Effexor de Wyeth, ou le Vioxx de Merck d’être utilisés et autorisés par la Food and Drug Administration (FDA).
Les traitements promus par ce chercheur concernent aujourd’hui des millions de patients dans le monde et beaucoup de milliards de dollars. Depuis 1996, le Dr Reuben a publié 71 articles scientifiques décrivant des essais cliniques réalisés avec ces médicaments. Or, l’hôpital qui l’emploie a découvert qu’au moins 21 de ces essais n’avaient jamais été effectués !
Ce qui remet en cause la fiabilité de tous les travaux de Reuben, que certains commentateurs n’ont pas hésité à surnommer le « Madoff de la médecine ». Chaque année, des dizaines de médicaments sont retirés du marché pour leur dangerosité, alors qu’ils ont passé toutes les étapes des évaluations sanitaires. Prenons le Vioxx, par exemple, sur lequel a travaillé Reuben.
La FDA estime que ce traitement, largement utilisé contre l’arthrite, a provoqué depuis 1999 aux États-Unis 160000 crises cardiaques et attaques cérébrales et serait à l’origine de 27 785 décès. Il n’a été retiré des pharmacies qu’en 2004 par son fabricant (Merck). Je me demande quand le Dr Reuben passera sur la chaise électrique.
Probablement le même jour que notre juge Burgaud sera incarcéré !
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TF1
La première chaîne a connu une baisse de 17% de ses recettes publicitaires brutes au premier trimestre 2009. Dans le même temps, M6 voyait les siennes diminuer de 5 %. Mais Canal+ augmentait de 26% et la TNT de 71 % !
Medias
DR HOUSE > La série américaine « Docteur House », diffusée sur TF1, a réalisé un record d’audience mercredi 25 mars, avec 10,2 millions de spectateurs et 38,5% de part d’audience !
MTV > Le groupe audiovisuel MTV compte 1,5 million d’abonnés sur téléphone portable. Soit autant que d’abonnés par le câble. RADIO FRANCE > Le budget 2009 du groupe public Radio France s’élève à 611 millions d’euros.
PRISA > Le groupe de presse espagnol Prisa (propriétaire notamment du quotidien « El Pais ») a connu en 2008 un chiffre d’affaires d’un peu plus de 4 milliards d’euros, en forte hausse (8 %) par rapport à l’année précédente. L’excédent brut d’exploitation, quant à lui, s’est élevé à 948,3 millions, soit une hausse de 21,6 % par rapport à 2007 !
NUMÉRICABLE > Le premier opérateur français sur le câble a une dette particulièrement lourde : 3 milliards d’euros.
PUBLICITÉ > Au premier trimestre 2009, les investissements publicitaires à la télévision française se sont élevés à 1,47 milliard d’euros.
PRESSE > « J’en ai ras-lebol d’entendre dire que le métier de la presse est mort et que le journal imprimé vit ses dernières heures ! » (Gérard Proust, président de l’Union nationale des diffuseurs de presse) |
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