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La BCE doit réduire la création monétaire


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Trémeau Bernard - mercredi 25 mai 2005


Depuis 60 ans, les gouvernements européens, et le gouvernement français tout particulièrement,  interviennent dans l’économie. Or, ces interventions ont très souvent des conséquences inflationnistes.
Quand l’État impose des contraintes aux entreprises, le prix de revient augmente et les prix grimpent. Les charges sociales ont créé en 1945 une inflation supérieure à celle que l’occupation avait produite… Quand les prix de revient sont augmentés dans un pays, ses entreprises ne sont plus compétitives : elles investissent moins ou ailleurs. L’offre stagne et l’inflation grimpe.
Quand l’État donne de l’argent à quelqu’un qui, en contre-partie, n’augmente pas sa production, il augmente la demande sans que l’offre suive. L’inflation apparaît inévitablement.Un bon exemple de ce comportement inflationniste est donné par l’application de la loi des 35 heures payées comme 39 dans les hôpitaux publics français. Pour assurer le même service (pour maintenir l’offre de soins à son niveau antérieur), les hôpitaux publics doivent embaucher 11,6% de personnel supplémentaire.
L’État, déjà en déficit, doit emprunter ce qu’il lui faut. La demande de ses salariés va augmenter de 11,6%, alors que leur offre de soin reste constante. Une inflation de 11,6% corrigera nécessairement ce déséquilibre. C’est malheureusement incontournable.
Depuis quelques années, les États européens ont confié à la banque centrale européenne (la BCE) le soin de gérer la monnaie commune, l’euro. L’inflation ne doit pas être supérieure à 2%. La BCE accomplit parfaitement son travail. Mais, pour atteindre son objectif, il est évident que la BCE doit s’opposer à l’inflation produite par les États. Elle réduit d’autant sa création monétaire, en augmentant ses taux courts pour rendre le crédit plus coûteux. Ménages, entreprises et états empruntent moins.
L’inflation reste inférieure à 2%, l’objectif est bien atteint. Mais il est atteint en réduisant la création monétaire. Le pouvoir d’achat progresse lentement, trop lentement. Le chômage grimpe.

La BCE et les États

Comme le chômage progresse, les gouvernements européens rendent la banque centrale responsable du chômage. C’est de bonne guerre. Les gouvernements italiens et allemands viennent même de demander officiellement à la BCE de créer plus de monnaie. Une telle position est économiquement absurde. Plus de monnaie ne donnera pas plus de pouvoir d’achat, mais ne donnera que plus d’inflation.
La BCE et les gouvernements recueillent en permanence le plus d’informations possible sur la monnaie en Europe. Ils étudient en particulier très attentivement les variations de la masse monétaire et de ses différentes composantes.
Or, depuis quelques mois, cette masse monétaire croît en Europe à une vitesse bien trop importante. Du fait des politiques inflationnistes menées par les États, la monnaie actuellement créée va essentiellement alimenter la demande.
Cette croissance excessive de la masse monétaire européenne annonce pour les semaines qui viennent une reprise de l’inflation. La BCE doit donc faire ce que les États lui ont ordonné de faire : réduire  la création monétaire. Et non l’augmenter, comme l’Italie et l’Allemagne le demandent.
Mais réduire la création monétaire quand le chômage grimpe, c’est avoir la certitude que le chômage va augmenter encore plus rapidement.  C’est humainement catastrophique.
Les gouvernements européens n’ont pas voulu profiter des délais qu’on leur accordait pour remplacer une politique sociale inflationniste par une politique sociale non inflationniste. Par exemple, remplacer les charges sociales inflationnistes par une TVA sociale non inflationniste.  Ils sont aujourd’hui au pied du mur, que l’on vote oui ou non au référendum.
Personnellement, bien que libéral, je voterai oui, essentiellement parce que les marxistes conseillent de voter non. Ils sentent qu’avec la Constitution, le pouvoir leur échappe…


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En bref
EMPLOI

En 2003, 620 millions d’heures ont été travaillées au profit de particuliers employeurs, soit une hausse de 4,8% par rapport à l’année précédente.

Chiffres significatifs
PRIVÉ á La France compte 321 établissements privés d’enseignement supérieur : 68 écoles d’ingénieur, 234 écoles de commerce et 19 universités.

RÉFÉRENDUM á 58% des homosexuels s’apprêtent à voter oui au référendum et seulement 33% pour le non.

RETRAITE á En 2004, 1042 personnes ont racheté des annuités pour obtenir une retraite complète, pour un montant moyen de 22 000 euros…

LOBBYING á On estime à 15 000 le nombre de lobbyistes à travailler à Bruxelles, produisant 60 à 90 millions d’euros de revenu annuel.

THÈSES á 6000 thèses de doctorat sont soutenues chaque année en France en sciences et en ingénierie. Sur ces 6000 nouveaux docteurs, 500 environ partent ensuite en Amérique du Nord…

PMU á Le PMU a traité plus de 1,8 milliard de paris en 2004, parmi lesquels 155 millions de récépissés étaient gagnants.

ENTREPRISES á En 2004, 320 000 entreprises ont été créées ou reprises en France.

RÉSERVE á Alors que le ministère de la Défense s’était fixé comme objectif d’atteindre 100 000 réservistes opérationnels à la fin 2002, ils n’étaient que 32 464 à avoir signé un contrat à cette date…

TZIGANE á En Slovaquie, la population tzigane est passée en quinze ans de 250 000 à 400 000 personnes, soit aujourd’hui 7% de la population totale.

Divers faits
 RÉFÉRENDUM á 83% des Français ont parlé du référendum dans leurs conversations avec leur proches, au travail ou en famille. Par comparaison, seuls 40% des Français avaient parlé de la campagne des régionales de 2004 et seulement 26% des dernières européennes…

SUPÉRIEUR á Contrairement à ce qu’on croit souvent, les promotions des établissements supérieurs français sont loin d’être trop peu nombreuses. Ainsi une promotion de la Harvard Business School compte à peu près deux fois moins d’élèves qu’une promotion d’HEC…

HÔTELS á On estime que 17 000 personnes sont hébergées chaque jour en France dans des hôtels par les services sociaux de l’État, qui a dépensé cent millions d’euros en 2004 pour ces nuits d’hôtel. Mais, ce chiffre ne tient pas compte des milliers de personnes hébergées dans ces hôtels au titre de l’Aide sociale à l’enfance.

FONCTIONNAIRES á Près de 90% des fonctionnaires d’État participaient aux élections des commissions administratives paritaires centrales en 1960 ; ils ne sont plus que 73%. Ce taux n’est que de 66% chez les territoriaux et de 61% dans la fonction publique hospitalière. En moyenne, il est de 69% pour l’ensemble de la fonction publique.

POLICE á Les sanctions les plus sévères (révocation ou retraite d’office) frappant les policiers ont fortement augmenté en 2004, passant de 128 en 2003 à 157…

OBÉSITÉ á Le nombre d’obèses a augmenté de 5% par an depuis quarante ans aux États-Unis…




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