Rouxel Jean - mercredi 20 mai 2009
deliquance
La Courneuve (93) est une ville réputée de la « banlieue rouge ». Elle est toujours dirigée par un maire communiste, Gilles Poux. Elle est aussi le siège de la fête annuelle de « L’Humanité ».
Bref, s’il y a un endroit où l’argent public coule à flots pour entretenir les capacités de nuisance du Parti communiste, c’est bien là ! On pourrait donc raisonnablement imaginer que ce confetti de l’empire soviétique soit au moins un endroit calme, où la « paix sociale » serait achetée à grand prix.
Eh bien ! pas du tout. Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 mai, des policiers conduisant un suspect à l’hôpital, après l’avoir interpellé dans à la fameuse « cité des 4 000 », ont été bloqués par deux véhicules. Ces derniers transportaient des hommes qui ont aussitôt ouvert le feu à l’arme lourde (a priori des kalachnikovs, ce qui semblerait logique dans la banlieue rouge !).
Sous le feu, les policiers sont parvenus à s’enfuir, en abandonnant leur prisonnier. Ce dernier a été de nouveau interpellé quelques heures plus tard, mais on retiendra qu’en France, à quelques kilomètres de Paris, il est possible à des bandes armées de tendre un guet-apens aux forces de l’ordre et de les contraindre à la fuite.
Il ne s’agit certes – pour le moment ? – que d’un fait divers exceptionnel. Mais nous pouvons en tirer quelques enseignements sur l’état actuel de notre malheureux pays.
Tout d’abord, il existe des quartiers, de plus en plus nombreux, où la loi qui s’applique est la loi des gangs et non la loi française. J’ajoute que ces quartiers font partie des plus calmes des banlieues françaises : on n’y brûle pas de voitures, les petits délinquants sont mis au pas par les grands criminels peu désireux de voir la police débarquer et troubler leurs lucratifs trafics.
Par ailleurs, les tombereaux d’argent public déversés chaque année au nom d’une improbable « politique de la ville » ne servent à rien. En outre, ils aggravent la situation, offrant au grand banditisme des hordes d’oisifs en rupture de ban avec la société. Par ailleurs, chacun sait que cette manne publique constitue une pompe aspirante efficace pour l’immigration. Pour faire bonne mesure, le maire de la Courneuve a saisi la funeste Halde pour discrimination, au motif que sa commune percevrait trop peu de fonds publics !
Bref, la « politique de la ville », ça ne marche pas ; il nous faut encore plus de « politique de la ville » ! Pour tirer au lance-roquettes sur la police, la prochaine fois ?
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