Milliere Guy - mercredi 08 septembre 2010
islamisme
Une plaisanterie qui circule en ce moment sur le net évoque Barack Obama et Nicolas Sarkozy mis en présence d’une machine à déchiffrer l’avenir. Obama demande à quoi ressembleront les États-Unis dans cinquante ans. La machine délivre une feuille de papier rédigée en anglais disant : « Le pays va bien. Il y a un Président républicain à la Maison Blanche. » Sarkozy fait la même demande à son tour et reste perplexe devant la réponse, délivrée en arabe.
Ce n’est qu’une plaisanterie, bien sûr. Néanmoins, l’évolution du pays est en marche. En cette période de ramadan (qui peut ignorer que c’est la période du ramadan ?), les publicités pour les produits hallal sont partout. Des reportages sur le sujet passent à la télévision. Les associations de protection des animaux ne protestent pas devant les procédures d’abattage ; ce serait de « l’islamophobie ».
Nul ne relève la façon dont une « religion » qui est, à l’évidence, bien plus qu’une religion vient déborder de la sphère religieuse. À l’abattoir, désormais, il y a des « sacrificateurs » qui doivent être musulmans, orienter la tête de l’animal vers La Mecque avant de l’égorger vif en prononçant les paroles rituelles. Les produits hallal se retrouvent aussi dans la restauration rapide et la chaîne Quick, contrôlée par l’État français, occupe une position de pointe en ce domaine : plusieurs de ses établissements sont désormais officiellement hallal. Comme l’expliquait voici peu un responsable de ces établissements, les produits destinés à des consommateurs musulmans seront vendus dans le respect de tous les principes hallal, sans être réchauffés au micro-onde (pourquoi ?), alors que les produits vendus aux non-musulmans, eux, pourront être réchauffés.
Comment appelle-t-on les non-musulmans dans le monde islamique, déjà ? Dhimmis, c’est cela. Mécréants. Citoyens de seconde zone. N’étant pas musulman, je sais que chez Quick je serai traité en dhimmi. Je n’irai donc pas chez Quick. Mais le hallal pose d’autres questions, notamment celle des circuits financiers. Les circuits financiers posent eux-mêmes d’autres questions encore, comme celle de la zakat, la charité islamique. L’argent est censé aller aux nécessiteux musulmans, mais dans certains pays, il s’est avéré que certains de ces nécessiteux avaient un besoin urgent d’acheter des armes et des explosifs… Dès lors que d’autres enseignes que Quick (je ne donnerai pas de nom pour ne pas avoir de procès), se fournissent déjà intégralement en viande hallal, dois-je considérer qu’une partie de l’argent que je donne pour acheter ma nourriture va alimenter le terrorisme ? Il m’arrive de me poser la question.
Je constate par ailleurs que le ministère des Finances fait tout pour introduire subrepticement dans la législation française les instruments globaux de la finance islamique et j’en viens à me dire que mes dépôts bancaires eux-mêmes vont être surveillés par un imam. On me dira que seuls certains produits financiers et certains placements seront hallal (le mot veut dire « licite » en islam, et ne s’applique pas qu’aux aliments), mais dès lors que les produits hallal ne peuvent toucher des produits haram, où s’arrêtera la quête de pureté financière ?
Je constate aussi que, tout en cherchant à interdire la burqa, on semble ignorer la signification du voile islamique, qui équivaut pour les bons musulmans à considérer que les femmes non voilées sont des dévergondées.
Je constate que, lorsque les médias abordent certains sujets, ils le font d’une manière de plus en plus islamiquement correcte, lorsqu’il s’agit de politique étrangère par exemple. Depuis la parution, il y a quelques années, d’un livre appelé « Les territoires perdus de la république », le nombre des territoires perdus ne cesse de s’accroître et, parmi ces territoires, figure l’éducation nationale.
Enseigner certaines pages d’histoire devient très difficile dans certains établissements. Voici quelques jours, une enseignante juive a fait l’objet d’une mesure de suspension parce qu’elle parlait trop de la shoah. Cela n’a pas de rapport, dites-vous ? Si, cela a un rapport. Lisez les proclamations islamistes, vous comprendrez. Si l’éducation nationale doit se composer de dhimmis, quand serons-nous devenus une république islamique ? Dans cinquante ans ? Plus tôt ?
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