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La France devrait baisser ses impôts pas les augmenter


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Trémeau Bernard - mercredi 02 avril 2008

economie, impots
Tandis que le gouvernement nous annonçait que la baisse des impôts promise ne pouvait plus avoir lieu, les chiffres de l’INSEE sont tombés cette semaine. De 1995 à 2005, les impôts sur les sociétés sont passés en France de 1,9 % à 2,5 % du PIB et les taxes foncières de 1 % à 1,2 %. Et le total des impôts passait de 42,7 % à 44 %. La croissance est révisée à la baisse.

Depuis dix ans, pour sortir de la stagnation économique, source de chômage et de pauvreté et pour permettre à leurs entreprises d’être compétitives dans une économie se mondialisant chaque jour, les pays développés ont tous réduit leurs impôts. Et ça a marché. Tandis que les chômeurs retrouvaient du travail, le niveau de vie de tous augmentait rapidement.

Mais comme les entreprises passaient d’une petite dimension nationale à une grande dimension mondiale, le même phénomène économique est observé partout : plus la taille d’une entreprise est grande, plus l’échelle des revenus dans cette entreprise est forte. Le patron d’une grande multinationale américaine ou française gagne beaucoup plus que le patron d’une petite entreprise uniquement française. Quand on a six milliards de clients potentiels, on est économiquement (et politiquement…) bien plus puissant que quand on n’en a que 60 millions.

Bien que la mondialisation soit un phénomène totalement incontournable, un fort courant médiatique l’a d’abord totalement refusée en France. Car cette évolution permet aux entreprises d’échapper aux contraintes économiques nationales. Et certaines multinationales peuvent même avoir un budget supérieur au budget d’un état africain.

Mais il est impossible d’empêcher l’eau de couler de sa source vers la mer. Il l’est tout autant de s’opposer à la mondialisation. Ce courant antimondialiste a donc cessé de s’opposer à la mondialisation. Mais il veut mettre en place un pouvoir politique international contrôlant les entreprises sur le plan mondial. Il est impensable pour ces idéologues d’imaginer qu’une entreprise puisse échapper au contrôle d’un pouvoir politique. Car les entrepreneurs utilisent leur position dominante pour exploiter leurs salariés. Il faut donc une autre mondialisation.

Plus la taille du marché est grande, plus les inégalités de revenus sont fortes. Or, actuellement, en France, l’idéal politique est l’égalité des revenus. Comme l’évolution économique actuelle crée plus d’inégalité, les gouvernements doivent donc augmenter la répartition des revenus. Dans cette logique, il est normal qu’on augmente les impôts, pour augmenter par exemple les retraites ou le RMI. Comme une entreprise ne « vote » pas, il est logique d’augmenter les impôts des entreprises. Les chiffres de l’INSEE confirment totalement ce comportement fou des hommes politiques français.

Car, quand on augmente les impôts d’une entreprise, on augmente son prix de revient. On crée de l’inflation. On oblige donc la banque centrale à lutter contre cette inflation en mettant moins d’argent à la disposition des Français. On réduit ainsi leur pouvoir d’achat.
Malheureusement quand on augmente les impôts d’une entreprise soumise à la concurrence internationale, elle n’est plus compétitive. Elle délocalise ou ferme ses portes. Les entreprises françaises qui font aujourd’hui des bénéfices les font à l’étranger, là où les impôts sont moins importants.

La France, en augmentant ses impôts pour s’opposer aux inégalités issues de la mondialisation, fait le contraire de ce qu’elle devrait faire. Elle aggrave son mal.

Dernière information tirée de l’actualité. Il y a actuellement 300 000 jeunes Français diplômés et dynamiques installés à Londres. Ils y sont essentiellement pour des raisons fiscales. Ce n’est pas en augmentant les impôts en France qu’ils reviendront créer des emplois chez nous…

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En bref
Absentéisme
Le taux d’absentéisme dans les établissements hospitaliers s’élève à 9,9 % !

Chiffres significatifs
Grossesse > Chaque année, 28 000 Françaises accouchent après 40 ans ; elles n’étaient que 8 000 dans ce cas en 1988…

emploi > Sur 188 900 emplois créés en 2006 dans le secteur des services à la personne, 116 000 (soit 60 %) ont été créés par des particuliers. Actuellement, 80 % des employés de ce secteur sont salariés par des particuliers, 15 % par des associations et 5 % seulement par des entreprises…

Détenus > 39% des personnes détenues dans les prisons françaises exercent une activité rémunérée.

Épargne > 9.9 milliards d’euros ont été versés en 2006 dans le cadre des contrats d’épargne retraite, tandis que 4.2 milliards de prestations étaient versés aux bénéficiaires de rentes.

cannabis > À 17 ans, 50 % des jeunes ont déjà fumé du cannabis. Un million fument même plus de dix « joints » par jour !

carburant > Le carburant représentait en 2007 25,2 % des dépenses des transporteurs routiers, contre 23,3 % deux ans plus tôt.

création > Le nombre de créations d’entreprises a battu un record en février : il s’est élevé à 29 595 !

cgpme > Quelque 500 000 entreprises sont adhérentes à la Confédération générale des petites et moyennes entreprises.

senior > Le taux d’emploi des personnes de plus de 60 ans est l’un des plus bas du monde : 38,1 % seulement en 2006 !




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