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La France en marche vers une crise majeure |
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Dumait Alain - mercredi 25 mai 2011
deficits, dette, france
La Grèce a une dette publique égale à 150 % de son PIB. La France n’est « qu’ » à 85 %. La Grèce ne peut plus emprunter sur les marchés. La France le peut encore, mais avec des signes qui montrent que sa dette est désormais « sous surveillance ».
Cela se vérifie en observant l’évolution des cours des primes d’assurances qu’acceptent de payer les investisseurs pour se couvrir des risques souverains (CDS : « credit default swap »). Pour la France, la prime a triplé depuis septembre dernier. C’est dix fois moins que pour la Grèce. Mais trois fois plus que pour la Norvège et deux fois plus que pour l’Allemagne…
Certes, au-delà de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal, cinq autres pays européens sont plus mal notés que la France : la Hongrie, l’Espagne, l’Islande, l’Italie et la Belgique. Mais nous sommes déjà dans le collimateur.
Aujourd’hui, pour inspirer confiance aux marchés financiers – qui seuls permettent d’accéder aux prêteurs d’argent à moyen et long terme –, il faut réduire les dépenses publiques, rétablir l’équilibre de son budget et stabiliser la dette, avant de commencer à la réduire.
C’est ce qui s’appelle « l’assainissement », ou « l’austérité ». Soit cette politique est engagée volontairement (comme en Grande-Bretagne, après la victoire électorale des conservateurs en mai 2010), soit elle est imposée par les organisations qui viennent au secours des pays défaillants (le FMI et l’Union européenne, qui s’engage via son « Fonds de stabilisation financière »).
Dans les deux cas, et s’agissant des trois pays déjà « opérés », les traitements sont à peu près les mêmes : réduction des dépenses, diminution des salaires et des avantages des fonctionnaires, rabotage des prestations sociales. Les mesures sont d’autant plus sévères qu’elles sont plus tardives.
Si la France est « opérée » à son tour, par exemple au deuxième semestre de 2012, il lui faudra s’engager à revenir à l’équilibre budgétaire en deux ans et, pour cela, supprimer sur la période son déficit budgétaire, qui sera de l’ordre de 100 milliards d’euros à la fin de 2011.
Tous les impôts, en particulier ceux qui rapportent gros comme la TVA et la CSG seront aussi augmentés dans l’urgence (sous couvert d’une « réforme fiscale »), les salaires des fonctionnaires seront bloqués ainsi que l’embauche dans l’ensemble de la sphère publique. Il faudra enfin réduire les subventions de manière drastique. Et vendre ce qui reste de participations publiques (EDF, France télécom, EADS, Air France, Aéroports de Paris, SNCF, Safran, Thalès, Renault, La Poste…)
On dira : « En Grèce, en Irlande, au Portugal, ces plans ont déjà eu des conséquences catastrophiques ! ». En effet, il n’y a pas de purge sans amaigrissement… Baisse de plus de 10 % de la production en moyenne pour les trois pays concernés et augmentation du chômage…
Alors, dans ces cas-là, « à quoi bon ? ». Simplement, à gagner du temps… (N’est-ce pas, d’ailleurs, souvent la principale préoccupation des politiciens ?)
S’agissant de la Grèce, personne ne pense que ce pays pourra échapper à une « restructuration » de sa dette, c’est-à-dire, au minimum, à un non-remboursement partiel de ses dettes. Les banques, principales concernées, reculent l’échéance, et, en attendant, renforcent leurs fonds propres grâce au laxisme monétaire des banques centrales.
Cette politique de gribouille a une espérance de vie… de quelques mois ! Pour la France, l’heure de vérité va sonner au plus tard en 2012.
Comme il est peu probable que la politique menée par Nicolas Sarkozy change avant les élections présidentielles, la crise, inévitable, se produira donc avant, ou après…
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Foot
La ligue de « balle au pied » professionnelle a présenté son offre pour les droits audiovisuels de retransmission des matchs de Ligue 1 entre 2012 et 2016. Cette offre est divisée en 9 lots et devrait rapporter au minimum 600 millions d’euros (c’est le prix de réserve des 6 premiers lots, les prix des 3 lots suivants n’étant pas connus). Si Canal +, principal soutien de la ligue, veut maintenir son offre de l’ensemble des matchs de L1, il devra investir entre 420 et 510 millions d’euros !
Medias
BFM TV > BFM TV, la télévision d’information économique continue, a réalisé un chiffre d’affaires de 34,5 millions d’euros en 2010.
Les échos > Le quotidien économique « Les Échos » a connu un tirage moyen de 158 670 exemplaires par jour en 2010.
Presse télé > Alors qu’en 2001, la vente au numéro de la presse télévisée payante avait représenté 623 millions d’exemplaires, ce chiffre n’était plus que de 387 millions en 2010 !
Pleine Vie > La diffusion France payée de « Pleine vie », mensuel destiné aux « jeunes seniors » et édité par le groupe Mondadori, s’est élevée à 833 074 exemplaires en 2010.
Facebook > Facebook pourrait être coté en bourse au printemps prochain. Actuellement, le réseau social, qui compte 600 millions d’abonnés, est valorisé autour de 100 milliards de dollars et devrait dépasser les 2 milliards d’euros de bénéfice en 2011 !
Publicité > La régie publicitaire en ligne Hi-Media a connu au premier trimestre un chiffre d’affaires de 56 millions d’euros, en hausse de 9,5 %. |
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