de Beaufort Hubert - samedi 21 janvier 2012
Tout Français, tout Européen, tout Occidental perçoit que la crise que nous traversons est grave puisqu’elle est à la fois financière, économique et géopolitique. Elle mériterait une volonté si nous voulons la résoudre : ce qui est possible, car notre Histoire l’a montré, avec le sacrifice de nos aïeux dans les épreuves. Hélas, que voyons-nous aujourd’hui ? Des attaques visant les personnes et faisant mousser des affaires vraies ou fausses, vieilles de 20 ans ou de 30 ans. En tout état de cause, elles sont dérisoires face aux défis que nous devons relever.
Tout se passe comme si, redoutant d’affronter la réalité, les opposants cherchaient des dérivatifs pour ne pas devoir à affronter trois chiffres, je dis bien trois chiffres, mais majeurs, qui expliquent les périls qui nous guettent. Retenez-les, cher lecteurs, et réclamez des réponses à nos politiques et à nos médias.
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Un déficit de notre balance commerciale de 80 milliards d’euros, déficit dû à une industrie qui a perdu la moitié de son potentiel en 25 ans, face à une Allemagne qui engrange un surplus de 150 milliards d’euro.
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Une dépense publique de 1 100 milliards d’euros qui équivaut à 56 % du PIB contre 48 % outre Rhin. Une différence de 160 milliards d’euro. Pourquoi ?
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Des impôts et prélèvements qui s’élèvent à 45 % de ce même PIB, contre 40 % à Berlin : ils poussent aux délocalisations et à l’exil tant des élites que des capitaux.
Conséquences : un déficit constant depuis 25 ans, une dette qui nous coûte déjà 40 milliards d’euro en intérêts chaque année, un chômage qui touche 10 % des actifs, le départ de 10 00 grandes fortunes, la perte probable du fameux trois A qui nous permet encore d’emprunter à bas coût, mais pour combien de temps ?
En cette période de campagne électorale, demandons aux médias et aux candidats de répondre à ces trois questions et à leur constat.
En ce qui nous concerne, nous rejoignons le diagnostic de plusieurs économistes : nos dépenses de 1 100 milliards pourraient et devraient être réduites de 20 %, soit de
4 % par an durant cinq ans. Tel est le vrai défi et l’exigence de la société française. Quant à l’Euro, il est la conséquence de nos endettements : l’Europe devra trouver 800 milliards d’euro sur les marchés. A quel taux ? Cela dépendra de notre volonté de réformes : c’est l’attente de Berlin, le bon élève. Comment lui donner tort ?
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