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La Libye enfin libérée de se son dictateur. Et l’Algérie ?


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Courrier - jeudi 27 octobre 2011

algerie

Ce jeudi, 20 octobre 2011, restera une date historique pour le peuple frère libyen. Le dictateur libyen, Mouammar Kadhafi est mort et le peuple libyen fête sa liberté retrouvée après plus de 40 ans de privation de liberté et de tortures.

L’histoire retiendra que ce personnage a conduit son peuple dans la décadence et la mal-vie et ce, malgré les revenus importants générés par l’exportation du pétrole et du gaz. Il s’était également activé à soutenir financièrement plusieurs tentatives de putsch en Afrique et au Moyen Orient.

L’histoire retiendra également que ce personnage a également soutenu et financé le terrorisme international ainsi que nombre de mouvements autonomistes et sécessionnistes, notamment le mouvement autonomiste basque ETA, le polisario, le mouvement indépendantiste des Iles Canaries, etc., mais aussi les divers attentats et meurtres qu'il a commandités.

S’agissant du polisario, il est certain que ce groupe se retrouve aujourd’hui orphelin d’un parrain financier. L’Algérie, pour sa part, et notamment ses généraux de la DRS, doivent se poser de nombreuses questions sur la viabilité de la question du polisario au plan international.

En effet, vu les problèmes internes, tant sur les plans social, économique, financier, éducatif, santé, universitaire, et autres, l’Algérie ne pourra financer son rêve : à savoir créer un état fantoche sahraoui dirigé par le polisario connu pour ses accointances avec le terrorisme et la criminalité internationale.

L’Algérie, aujourd’hui, et ceux qui ont confisqué la liberté du peuple algérien au jour de l’indépendance, devraient réfléchir sur le cas libyen. Les généraux et les hommes politiques algériens seront à leur tour rattrapés par l’histoire et devront à répondre de leurs actes, comme le colonel Kadhafi, sa famille et ses collaborateurs en ont répondu devant le peuple libyen le 20 octobre 2011.

Il est temps pour Alger qu’elle comprenne, une fois pour toute, que le Maroc a tout son temps, et qu’il est préférable pour elle qu’elle accepte la solution proposée par Rabat sur la question du Sahara marocain.

Le pétrole et le gaz ne sont pas éternels et le peuple algérien, notamment les Kabyles, souhaite une meilleure vie. Il est également temps pour ces sinistres personnages algériens de savoir qu’ils n’étaient que l’équivalent d’une Talitha Van Zon : la playmate des Kadhafi.

Quant à l’Afrique du Sud, ce soit disant pays des libertés et des droits de l'Homme, qui a soutenu mordicus, le dictateur Kadhafi, elle se permet aujourd’hui d’espérer que la mort de Kadhafi apportera la  paix dans la société libyenne ; de qui se moque-t-elle ?

Pretoria, qui soutient des pays dictatoriaux, des mouvements terroristes et qui est incapable d’assurer sa sécurité publique et d’offrir des droits élémentaires à son peuple, n’a, à mon avis, qu’un seul droit : celui de fermer sa grande gueule.

Farid Mnebhi



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