Rouxel Jean - mardi 09 janvier 2007
islam, islamisme, nationalisme
Le Conseil d’État a tranché : par un jugement en référé du 5 janvier, il a donné raison au préfet de police de Paris, Pierre Mutz, qui avait, par un arrêté du 28 décembre, interdit la distribution en pleine rue de la « soupe au cochon » par l’association Solidarité des Français (SDF). Celle-ci avait attaqué l’arrêté préfectoral devant le Tribunal administratif, qui le suspendit, estimant que cette distribution ne portait pas atteinte à l’ordre public.
Bertrand Delanoë et la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) s’émurent de cette décision. Les médias couvrirent d’opprobre Solidarité des Français, « association d’extrême droite, raciste, proche du Front national ». Faisant chorus, le ministère de l’Intérieur saisit le Conseil d’État, estimant cette distribution de soupe xénophobe à l’égard des juifs et des musulmans, donc attentatoire à l’ordre public.
Bien que l’islam et le judaïsme proscrivent tous deux la consommation de porc, c’est les musulmans, et non pas les juifs, que l’interdiction frappant Solidarité des Français cherche à amadouer. Ce sont eux qui font peur. Ils représentent un enjeu électoral majeur. Aussi, pour les interdits alimentaires, y a-t-il deux poids, deux mesures. Les associations caritatives distribuant seulement de la nourriture hallal, à l’usage exclusif des musulmans, n’encourent aucune réprobation. Les cantines de l’Éducation nationale sont de plus en plus nombreuses à supprimer le porc de leurs menus. Mais, le vendredi, elles ne remplacent pas la viande, déconseillée aux catholiques ce jour-là, par le poisson… Elles la supprimeraient totalement, si elles respectaient les préceptes végétariens bouddhistes…
La République s’inféode à l’islam. De plus en plus de piscines municipales fixent des horaires séparés pour garçons et filles. Des profs de gym acceptent que des élèves musulmanes viennent à leurs cours dans des tenues non conformes à la pratique sportive.
Par ses arrêtés, la plus haute juridiction administrative du pays contribue à l’instauration de la charia (la loi islamique), d’accord avec les politiques et les médias. La charia assure aussi son emprise sur tout l’Occident. Elle tourne à son avantage les libertés publiques aménagées par les systèmes juridiques occidentaux. Ce processus de subversion juridique conduira à la dénaturation de ceux-ci, c’est-à-dire à leur remplacement par la charia. À moins que l’Occident ne prenne conscience du danger…
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