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La TVA sociale est un piège collectiviste!


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Destere Jacques - dimanche 09 octobre 2005


Si la TVA sociale (visant à remplacer les charges sociales par une taxe frappant tous les biens, y compris les biens importés) est susceptible d’apporter quelques allègements non négligeables aux entreprises en termes de compétitivité, et notamment à l’exportation, si elle transfère les charges sociales des bénéficiaires aux consommateurs, elle a aussi ses inconvénients. Dans un premier temps, il faut tordre le cou à certaines contre-vérités. Il est évident que les charges sociales ne sont pas seulement prélevées sur les salaires. La plus grosse partie est déjà assumée par les entreprises.
De surcroît, il faudrait être naïf pour ne pas tenir compte d’un réflexe naturel des entrepreneurs qui incluent, dans leurs prix de revient, les salaires et les charges. Que, par conséquent, les charges sociales pèsent non seulement sur les salaires, mais sur les profits et sur les prix de vente, donc sur la consommation intérieure. Si la consommation intérieure est pénalisée – et elle le sera d’autant plus que les importations subiront de plein fouet cette TVA sociale –, le renchérissement des coûts sera inéluctable.
Par les conséquences induites qu’elle implique, cette TVA sociale sera finalement perçue en grande partie sur les mêmes assiettes fiscales que les prélèvements actuels. On aura déplacé la charge mais, dans le même temps, créé les conditions pour un alourdissement permanent qui se perpétuera.
On n’aura, en aucun cas, résolu le problème de fond qui est le poids des charges sociales sur l’économie et la compétitivité françaises. On retrouvera en effet dans les prix facturés sur le territoire, cette TVA sociale qui s’ajoutera à la liste déjà longue des contraintes fiscales et sociales diverses. Le consommateur paiera. Son appauvrissement s’accentuera.
Les Français paraissent avoir du mal à comprendre que, plus ils demandent à l’État, plus ils lui ouvrent les portes de leur coffre-fort dans lequel il s’empresse de s’engouffrer.
Nous retrouverons inévitablement les errances, les corruptions, les détournements, les luttes d’influences et autres comportements qui pervertissent déjà le système actuel. Reviendront les réflexes habituels et rémanents, d’augmentation des taux, d’élargissement des assiettes… Ce qu’il faut pour l’avenir, c’est changer complètement le système et lui rendre sa liberté ainsi que la responsabilité aux citoyens.
L’assurance est l’assurance. Qu’elle soit sociale ou autre, elle reste une convention entre deux partenaires à propos de la couverture d’un risque. La qualité de cette assurance se caractérise par les garanties offertes, et son rapport prix/qualité. En d’autres termes : ‘’Qu’obtient-on pour un prix donné ?‘’
Pourquoi ne peut-on considérer l’assurance retraite, l’assurance maladie, l’assurance chômage comme des assurances au même titre que les autres ? Que son caractère spécifique soit pris en compte est une affaire d’adéquation du produit aux problèmes posés. Pas une question politique.
Pourquoi ne peut-on imaginer une couverture sociale libre qui permettrait à chacun de choisir librement son assureur et son contrat? Pourquoi faudrait-il faire peser systématiquement sur la communauté ce qui devrait dépendre avant tout du libre choix personnel ?
Les raisonnements collectivistes auxquels les Français sont soumis depuis si longtemps sont cause de leur ruine.
Contrairement aux sirènes de cette TVA sociale, je ne suis donc absolument pas convaincu qu’elle puisse être un facteur de reprise de l’emploi. En effet, on aura déplacé les charges et non leur importance – qui risque même de croître encore. Le remboursement de la TVA à l’exportation ne modifiera pas le solde commercial. Si tant est qu’une variation positive de ce solde puisse avoir un effet de relance.
Ce qu’il faut mettre en place ce sont des dispositifs qui incitent à travailler, à produire, à épargner LIBREMENT.
Les manipulations fiscales ne servent à rien. Ce véritable bonneteau fiscal est ce qu’on nous impose depuis des décennies. On voit bien à quoi il conduit.
Je ne vois pour ma part, dans cette TVA sociale, qu’une utilité. Elle pourrait, dans la mesure où sa mise en place aurait un caractère transitoire, permettre d’assurer un relais entre la libéralisation de notre système social et la fin des droits de ceux qui ont été piégés par le système collectiviste, afin de leur assurer le niveau de retraite qu’ils ont si lourdement payé. Mais ce n’est pas une solution d’avenir.


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En bref
SUPÉRIEUR

L’enseignement supérieur a coûté 19,7 milliards d’euros en 2004, soit 17% environ des dépenses du système scolaire.

 

Chiffres significatifs

COLLECTIVITÉS á Les recettes de fonctionnement des collectivités locales ont augmenté de 6,1% pour l’année 2005. Elles atteindront cette année 157,6 milliards d’euros. 58% de ces recettes sont d’origine fiscale, 26% proviennent des dotations de l’État et 16% du produit de la vente de biens ou de services.

HLM á 340 000 ménages sont inscrits au fichier des demandeurs de logement social, dont 102 000 à Paris.

PRIVÉ á Une famille sur deux inscrit au moins l’un de ses enfants dans le privé au cours de sa scolarité.

FÉCONDITÉ á La fécondité des Africaines résidant en France est estimée à quatre enfants ; celle des Turques à 3,7 enfants et celle des Maghrébines à 3,2. Cette fécondité diminue à la deuxième et troisième générations pour se stabiliser autour de 2,5 enfants par femme (1,6 pour les femmes d’origine européenne).

VITESSE á Plus de 242 430 condamnations pour excès de vitesse ont été prononcées en 2004.

APE á Fin 2004, environ 373 000 parents touchaient l’Allocation parentale d’éducation (indemnité de congé parental prévue pour les parents ayant au moins deux enfants, dont l’un a moins de trois ans). Cette APE s’élève à 512,64 euros mensuels.

PATRIMOINE á La France compte 42 059 monuments historiques, dont 14 232 classés et 27 827 inscrits à l’Inventaire des monuments historiques.




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