Courrier - mardi 26 juillet 2011
immigration, algerie
Dans le numéro 1067 de Nouvelle Lettre daté du 19 février 2011, alors que les « révolutions arabes » se succédaient, un article intitulé « Bouteflika dégage ! » envisageait l’éventualité de la chute du régime algérien :
« La conséquence la plus heureuse de cet accès à la liberté serait de redonner aux Algériens l’espoir d’un vrai développement, à la base d’entreprises et de commerces privés, d’investissements rendus possibles quand l’argent des ressources naturelles ne serait plus dilapidé dans les poches de la nomenklatura.
Ce pourrait être encore le retour au pays de millions d’Algériens aujourd’hui en France. Enfin, dans le rejet de la France de la part de bien des jeunes beurs, il y a peut-être une réaction d’apatrides. Qu’ils aient une patrie et cela pourrait changer les esprits ».
Je serais tenté de reformuler les idées exprimées par le rédacteur en disant que les Algériens, vivants dans une patrie à la tête de laquelle les dirigeants seraient honnêtes et dont le développement, en pleine expansion, permettrait d’espérer une diminution importante du chômage, n’auraient qu’une idée, celle de rester au pays. Quant aux Algériens immigrés, cette situation les inciterait sans doute à retourner chez eux. Je pense que cette vision est assez réaliste.
Il suffirait, en quelque, sorte de revenir au mois de mai 1958. La bataille d’Alger venait d’être gagnée, la fraternisation battait son plein et les musulmanes brûlaient leurs voiles sur la voie publique. La France, patrie de tous les Algériens, avait du pétrole. Les Pieds-Noirs étaient encore chez eux, mêlés aux musulmans pour que le fruit de leur travail commun emprunte la voie maritime, garantissant ainsi la pérennité de l’immense trafic des ports français de la rive Nord de la Méditerranée.
Les Musulmans et les Pieds-Noirs, bénéficiant de l’essor économique découlant de l’exploitation des champs pétrolifères du Sahara, n’auraient à coup sûr pas été, pour les premiers, tentés, d’abandonner leur pays, et pour les seconds, obligés de subir un exode qu’aucun autre peuple n’a jamais subi et d’être « expatriés » pour ne pas être assassinés.
Il aurait suffi qu’un homme providentiel tienne compte du désir de l’ensemble de la population pour mener à son terme la politique de « l’Algérie française ». La providence a bien envoyé quelqu'un, mais il s’agissait du sauveur de la France. Et, voulant la sauver à nouveau, il a œuvré afin d’éviter que Colombey les deux églises ne devînt Colombey les deux mosquées.
Aidé dans son projet par l’ensemble du peuple français, il a, pour l’instant, réussi en ce qui concerne Colombey. La France est-elle pour autant à l’abri de la construction envahissante de mosquées ?
A chacun des Français d’en juger !
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