Milliere Guy - mercredi 25 août 2010
obama
Je n’ai, depuis plusieurs semaines, pas traité ici de la présidence Obama. J’y reviendrai lorsque sortira, dans peu de temps, mon prochain livre, « La résistible ascension de Barack Obama ».
En attendant, il m’arriverait presque d’éprouver de la compassion pour cet homme s’il ne s’était avéré aussi nuisible, et s’il ne pouvait encore nuire.
Certes, Obama est un agitateur d’extrême-gauche allié de l’islam radical ; certes, c’est un être sans scrupule, sans éthique et sans honneur ; certes les ravages qu’il a infligés à l’économie américaine ne seront cautérisés que des années après lui. Certes encore, il a rapproché considérablement le monde d’une déflagration guerrière au Proche-Orient en s’ingéniant à déstabiliser les régimes modérés et amis de l’Occident et en encourageant les régimes les plus fanatiques, à commencer par la dictature d’Ahmadinejad en Iran. Certes aussi, il a flirté de près avec le gangstérisme à Chicago.
Mais je pense plus que jamais qu’en arrivant à la Maison Blanche, il a crevé le plafond de son seuil d’incompétence d’une manière qui n’a pas de précédent, pas même Jimmy Carter.
Je pense aussi de plus en plus qu’il est ou bien bête, ou bien aveuglé par le dogme à un degré tel qu’il a perdu depuis longtemps le contact avec la réalité. De surcroît, il est tellement bouffi de vanité qu’il n’y a en lui aucune place pour la remise en question.
C’est le genre de type qui, lorsqu’il fonce dans le mur et que le mur se rapproche, continue à penser qu’il a raison, que c’est le mur qui a tort.
Je pense qu’il y aussi chez lui de la panique et du désarroi. Le monde lui semblait tourner autour de lui. Et voilà qu’on le trouve ridicule et que même les humoristes qui l’adulaient se gaussent de lui. Les foules se pâmaient en l’écoutant déclamer les discours qu’il lisait sur les téléprompteurs avec la prestance d’un brillant élève de l’Actors Studio. Et voilà qu’on l’écoute en somnolant ou en attendant que cela finisse, avec l’air navré que peuvent avoir les spectateurs qui connaissent la chanson et la trouvent lassante.
Les techniques de prestidigitation qui le faisaient, voici deux ans, passer pour un magicien virtuose n’ont plus d’emprise. Les politiciens démocrates qui se bousculaient pour être pris en photo avec lui l’évitent, comme s’il avait une maladie contagieuse. On pourrait presque penser qu’ils lui en veulent un peu.
Entre lui, Harry Reid, Nancy Pelosi et quelques autres, il a pu sembler pendant des mois qu’il y avait une griserie idéologique telle que le moment de la gueule de bois ne viendrait jamais. Dès lors que le moment de la gueule de bois semble se rapprocher, c’est vers le commandant en chef que les reproches pourraient se tourner.
C’est lui, après tout, qui est au sommet de la pyramide et c’est de lui que les signaux de modération auraient pu venir. Si, au moins, il essayait de remettre les pieds sur terre, mais non : il se montre en train de jouer au golf plus souvent qu’aucun Président avant lui. Il prend des vacances ostensiblement très loin du golfe du Mexique touché par une marée noire après y avoir fait un séjour de deux heures et être allé dire aux habitants consternés qu’il ne « pouvait aspirer le pétrole avec une paille ». Il laisse son épouse partir en Espagne avec quarante invités, vingt-huit gardes du corps et deux Boeing dans un palace qu’elle loue en son intégralité à hauteur de deux mille euros la chambre chaque nuit, quand le chômage frappe des millions d’Américains.
Après plus d’une année et demie de décisions dont une grande majorité d’Américains voit que ce sont les siennes et qu’elles sont calamiteuses, il annonce le thème qu’il va développer au cours des semaines à venir : c’est la faute de George Bush. Il semble étonné que certains lui disent qu’il serait temps qu’il assume ses responsabilités. Il a appris à faire bien des choses dans son très sombre passé, mais assumer ses responsabilités, cela, il ne sait pas faire.
L’ascension de Barack Obama a été vertigineuse. Elle commence, décidément, à se montrer résistible et semble conduire à une redescente tout aussi vertigineuse.
J’avais, en parlant de mon livre avec un ami, envisagé un autre titre : « La chute de la maison Obama ». Un tel titre aurait été prématuré. Mais il pourrait s’avérer adéquat bien plus vite que nombre d’obamalâtres niais l’auraient imaginé…
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