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La contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus du capital : une nouvelle usine à gaz


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Gelé Gérard - vendredi 21 mai 2010

fiscalite
A quand le grand soir fiscal pour en finir avec l'injustice fiscale ?

Avec la réduction raisonnable des dépenses publiques, la seule réforme qui pourrait provoquer un « choc » économique pour la France, c'est une réforme fiscale radicale !

Monstrueuse et tentaculaire, la pieuvre fiscale française est irréformable, d'une extrême complexité. Si l'on touche à une pierre de la forteresse, c'est tout l'édifice qui s'écroule, sous les applaudissements de ceux qui payent, et sous les cris d'orfraie de ceux qui en vivent.

Le nombre des impôts, des taxes, des prélèvements en France est courtelinesque ! Avec en parallèle des niches, des abattements, des exonérations et même un bouclier fiscal qui fait les délices d'une opposition sans programme. Or voilà qu'une nouvelle usine à gaz va être construite pour « simplifier » notre ubuesque ISF ; une nouvelle taxe démagogique qui ne sera pas déductible ! Soit un bouclier a 52 %.

Une goutte d'eau par rapport au déficit du système des retraites. Mais un très  mauvais signal aux investisseurs, aux entrepreneurs, aux créateurs de richesses et d'emplois.

La solution : il convient de s'inspirer de la réforme fiscale mise en place aux Etats-Unis par le président Reagan en 1982. Elle consiste à additionner toutes les formes de revenus (travail et capital et toutes les allocations) et à les taxer selon un barème progressif unique de droit commun. L'assiette des revenus serait élargie et, en échange, une baisse des taux pourrait être mise en place ; la tranche marginale, par exemple, serait fixée à 35 % et non plus 40 %. Cela allégerait la taxation sur le travail et alourdirait celle sur le capital.

Cette mesure redonnerait un maximum de lisibilité à notre système et favoriserait massivement les jeunes, qui sont les plus dépourvus en patrimoine. Et l'ISF serait supprimé, puisque l'on ne taxerait plus les stocks de capital, mais seulement les revenus qui en sont issu.

Pour redonner du pouvoir d'achat aux Français la révolution fiscale doit être complétée par une réduction drastique des dépenses publique, une lutte féroce contre les gaspillages et les fraudes.


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