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La crise économique est une chance historique !


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Rouxel Jean - mercredi 28 septembre 2011

dette
Bill Bonner, le talentueux propriétaire de la Chroni­que Agora, lettre électronique quotidienne très peu conformiste sur l’économie et la finance, vient de publier une remarquable chronique intitulée : « Donnez sa chance à l’effondrement ».

Il propose, comme plusieurs chroniqueurs, en particulier Alain Dumait, l’ont fait dans nos colonnes, de cesser tout plan de renflouement, que ce soit pour les États ou pour les entreprises (y compris, naturellement, pour les entreprises du secteur bancaire)…

Son raisonnement prend évidemment à rebrousse-poil tous les analystes qui ne cessent de pousser des soupirs de soulagement à chaque nouvelle annoncée d’un plan de relance ou d’un plan de sauvetage. Et qui s’étonnent que, malgré ces plans, les bourses ne cessent de chuter et les chiffres désastreux de s’accumuler !

La réponse de Bonner est simple : quand on s’est endetté, il faut soit payer, soit se mettre en faillite. Mais, dans ce dernier cas, le plus vite est le mieux, car la situation ne peut qu’empirer avec le temps.

Or, personne n’estime sérieusement que les personnes, les entreprises et les États surendettés pourront rembourser. Alors, qu’ils se mettent vite en faillite !

Voilà pour la partie douloureuse de l’opération. Mais il y en a une autre, qui sera favorable aux acteurs économiques – tout en étant encore plus douloureuse que la faillite pour les administrations et pour l’État-providence. Il s’agit de passer, brutalement, les impôts à 10 % des revenus. De tous les revenus. Sans niche fiscale, sans niche sociale. Sans cette complexité délirante – et coûteuse – de l’actuel Code général des impôts…

Chacun sait que cette « flat tax » fonctionne fort bien dans les pays où elle a été expérimentée. Qu’elle rapporte autant, sinon plus, qu’un lourd et complexe impôt progressif sur le revenu. Qu’elle pèse aussi beaucoup moins sur l’économie productive.

Et, pourtant, les pays les plus « développés » semblent refuser avec acharnement de l’utiliser pour leur propre compte.

Pourquoi ? La réponse est, hélas, fort simple. La fiscalité, chez nous, ne sert pas principalement à permettre que l’État soit en mesure d’assurer ses fonctions régaliennes.

Elle sert à « punir les riches » et à faire la promotion d’un égalitarisme à la fois absurde et nuisible. Et elle sert à acquérir des clientèles électorales. Diminuer les impôts serait évidemment rompre avec ces deux logiques. Ce qui serait une excellente chose pour le pays !


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