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La décadence française continue…


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Lambert Christian - dimanche 19 juin 2005


Le référendum du 29 mai a donné lieu à des milliers de pages de commentaires mais le fond des choses n’a pas été dit. Il n’était pas dans la ligne du politiquement correct.

Ce que les Français souhaitent, en effet, dans leur majorité, c’est un régime de type soviétique mais sans ses contraintes. Tout le monde étant fonctionnaire, il n’y aurait plus de chômeurs, plus un seul, mais contrairement à ce qui se passait en URSS, les Français dans leur ensemble, entendent conserver le droit de grève pour en user et en abuser, deux mois de congé par an, plus les congés de maladie généralement bien ciblés, plus les 35 heures de travail hebdomadaire que l’on pourrait ramener à 30, plus la retraite à 50 ans, plus les soins et les médicaments gratuits, plus des subventions de toute nature…

C’est ce qu’on appelle « le modèle social français que le monde entier nous envie », les intangibles acquis sociaux.

Sans doute, quelques esprits chagrins penseront et diront qu’un tel système parfaitement absurde – les observateurs étrangers parlent de « délirium français » – suppose des crédits considérables, d’autant plus difficile à trouver que les finances publiques sont en faillite. Qu’à cela ne tienne. Il n’y a qu’à faire payer les riches, qui, au demeurant, sont tous suspects. Il faut prendre l’argent là où il est.

L’ennui est que ce modèle va d’échec en échec. Il engendre les promesses jamais tenues, les espérances toujours déçues et finalement la ruine.

Le modèle anglo-saxon lui, fonctionne bien, et en Grande-Bretagne et aux USA et en Extrême-Orient. Il honore et récompense celui qui s’est enrichi par son travail, son savoir-faire, son talent. L’idéal de tous n’est pas le nivellement par le bas par la revendication permanente jusqu’à la menace insurrectionnelle, mais l’ascension sociale. La devise est celle de Guizot, il y a bien longtemps : « Enrichissez-vous ».

La France officielle n’en veut pas et en particulier le premier des Français qui, s’adaptant à la mentalité générale, ne manque jamais une occasion de vilipender le « détestable modèle anglo-saxon ». Le Medef, les États-Unis, le libéralisme – qui, on le notera, tend à remplacer le mot fascisme dans le vocabulaire socialo-communiste et parfois celui de la droite parlementaire –, voilà l’ennemi.

Imaginons cependant que se lève enfin en France un homme d’État compétent, décidé à gouverner dans l’intérêt des Français, imaginons à l’Élysée une Margaret Thatcher avec sa lucidité et son courage. Eh bien, nous aurions la grève générale pour commencer puis, sans doute, la guerre civile aggravée d’anarchie par les « agissements » de millions d’immigrés déjà sur notre sol, et qui provoquent peu à peu la dissolution de l’identité de la France, mais dont la seule critique – je le relève en passant – a valu au Président du Conseil Général des Pyrénées orientales, pourtant socialiste, d’être poursuivi. Il avait osé dire que nombreux étaient les immigrés à venir chez nous pour percevoir le RMI. C’est pourtant une évidence.

Bref, le scrutin du 29 mai a révélé que s’est constitué, dans notre pays encore très fortement influencé par le marxisme, un mélange tellement détonant qu’il est désormais des notabilités européennes au plus haut niveau qui souhaiteraient voir la France, ferment de désordres et de contradictions, sortir de l’Union européenne. Qu’elle poursuive seule, murmurent-ils, avec son rêve dérisoire de grandeur et ses idées fausses, son inexorable décadence.

J’ajoute qu’au plan de la politique étrangère, la probable arrivée au pouvoir en Allemagne dans quelques mois de la CDU-CSU pourra conduire – une fois le chancelier Schröder remercié – à un axe Washington-Londres-Berlin-Varsovie sous le signe du libéralisme. Paris sera complètement isolé.

La conclusion sévère et juste, je l’emprunterai à l’essayiste Nicolas Baverez qui, dans « Le Monde » du 5 juin, écrit : « Le référendum, enfant de la peur et du désespoir, dresse l’acte de décès de la France gaulliste, corrompue par François Mitterrand, puis ruinée par Jacques Chirac.

Une nation en état de quasi-guerre civile, une société laminée par le chômage, une économie déclassée, une classe politique déconsidérée, une Constitution démembrée, une position internationale marginalisée – tout particulièrement en Europe : il ne reste plus rien de l’entreprise de redressement engagée en 1958… ».

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TRAVAIL

La durée légale du travail dans l’Union européenne est en moyenne de 1710 heures annuelles. Le Français, quant à lui, ne travaille que 1600 heures par an, tandis que l’Espagnol travaille 1732 heures…


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