de Beaufort Hubert - lundi 13 février 2012
christianisme, 2012
Les pharisiens restent sourds devant les réalités.
Politiques et médias, depuis plusieurs années, se focalisent sur des campagnes de vocabulaires où la parole des Pharisiens atteint une telle ampleur que l’on s’approche du moment où le sacrilège sera condamné comme il le fut sous l’inquisition, certes avec les peines de notre époque, au moins dans le monde occidental !
Robert Badinter, ancien ministre de la justice et ancien président du Conseil Constitutionnel, s’est élevé contre la dernière loi condamnant le génocide arménien : en vain. Cette loi vient après une série de lois condamnant la parole dans de multiples domaines, sous le motif que la démocratie doit progresser.
Est-ce qu’elle ne régresserait pas au contraire ?
Plusieurs faits-divers devraient d’ailleurs nous faire réfléchir :
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La Chrétienne Asia Bibi est condamnée à mort au Pakistan pour avoir donner un verre d’eau à une musulmane.
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Claude Guéant est voué aux gémonies pour avoir déclaré que « toutes les civilisations ne se valent pas, il y a une différence entre une civilisation qui favorise la démocratie et celle qui accepte la tyrannie ».
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Marine Le Pen, avec 20 % d’intentions de vote, peine à trouver ses signatures, car elle veut limiter l’immigration et sortir de l’euro. On peut être en désaccord, mais elle ne constitue pas un danger pour la démocratie.
Dans le premier cas, celui d’Asia Bibi, la campagne en sa faveur, tant politique que médiatique, fut réduite à sa plus simple expression : cela n’était pas politiquement payant !
Concernant Claude Guéant, on peut certes débattre avec lui, mais que dire des régimes arabes, chaque jour plus nombreux, qui se réclament de la Charia après leur révolution dite démocratique ?
Concernant Marine Le Pen, diabolisée, que signifieraient des élections présidentielles et législatives qui verraient des élus, gouverner avec 35 à 40 % de l’électorat, si l’on retire les abstentionnistes, le F.N. et l’opposition ?
Dans les trois exemples cités, le politique se réfugie dans un légalisme formel qui rappelle les pharisiens des Evangiles. Pourquoi cette remarque et quel rapport avec la géopolitique ? Ce rapport est criant, même si il est encore masqué, mais pour peu de temps, par la crise financière que nous subissons.
Rappelons d’abord l’opinion de Wladimir Poutine, le Premier ministre russe avec ce jugement sans appel : « dans vingt ans, la France sera devenue la colonie de ses colonies ». Rappelons ensuite l’explosion imminente des volcans du Moyen-Orient, car les guerres et les révolutions, touchant 500 millions d’habitants, ont ruiné des économies aussi faibles que fragiles.
Quelles conséquences ?
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L’extrémisme islamique a pris et prendra le pouvoir.
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L’émigration risque de devenir massive, dans une sorte de sauve-qui-peut.
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La frappe d’Israël sur l’Iran serait un détonateur de conflits menaçant les approvisionnements pétroliers.
Commander, c’est prévoir : concernant la France, cela exigerait de la part de nos responsables la recherche de constats objectifs et l’adhésion à des vraies priorités, à une vraie morale, avec cette union nationale sans laquelle aucun redressement durable ne peut être espéré.
L’histoire va galoper : préparons nous, chers lecteurs, chers auditeurs, restons sourds aux chants des faux prophètes et retrouvons le sens des vraies valeurs.
Hubert Beaufort,
avec l’aimable autorisation de Radio Notre-Dame
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