|
|
La dette et la désindustrialisation |
|
Delmau Jean-Pierre - mercredi 30 novembre 2011
balance-commerciale
Dans « Mourir pour le Yuan », le journaliste Jean-Michel Quatre - point vient de décrire la crise économique et monétaire actuelle, ses causes et ses conséquences.
En particulier, il souligne que la dette extérieure (due à d’autres États ou à des institutions financières étrangères) est bien la contrepartie du déficit de la balance des paiements, comme je l’avais écrit en août. Sur moyenne période, l’équilibre devrait normalement se faire, les exportations compensant les importations.
Mais, depuis que notre désindustrialisation s’accélère, touchant de proche en proche toutes les branches, nos capacités d’exportation, déjà affectées par la hausse de nos coûts, se réduisent aussi par disparition des productions.
Dans le même temps, nos importations augmentent pour remplacer ce que nous ne produisons plus nous-mêmes.
Et la situation s’aggrave : d’une moyenne de l’ordre de 45- 50 milliards ces dernières années, le déficit commercial de 2012 est estimé par l’État à 75 milliards.
En d’autres termes, les fumeuses dispositions de « rigueur », dont on espère retirer 10 ou 20 milliards par an, resteront hors sujet tant qu’on ne s’occupera pas de l’origine de la dette. L’an prochain, on aura peut-être économisé 15 milliards, mais on en aura perdu 75, plus le déficit du budget !
La baignoire déborde : on discute de la forme du seau pour la vider, mais on ne ferme pas le robinet !
Il n’y a de solution au problème que par le rétablissement de notre compétitivité, qui résorbera progressivement le chômage, réduira les importations inutiles, et dégagera, par la croissance ainsi obtenue, des marges pour un remboursement progressif de la dette.
Mais le rétablissement de notre compétitivité internationale ne peut être obtenu que par la dépréciation de l’euro. Car la compétitivité réelle de nos industries est très bonne.
La hausse de nos coûts intérieurs, dont on connaît bien les motifs (la gestion dispendieuse de l’État étant le principal), est anéantie par une surévaluation volontaire de l’euro que seule l’Allemagne supporte encore.
Malheureusement, il est interdit de le dire et, plus on attendra, plus la solution sera socialement douloureuse.
Car, ici, nous ne parlons que d’argent. Mais quel est le coût non monétaire du chômage de plus de 2 millions de personnes ? Comment se fait-il que personne ne s’en préoccupe ? La fréquence des manifestations, voire des émeutes, ne laisse pas d’inquiéter…
4 commentaires - Ecrire un commentaire
|
LOI
«Il y a des moments où il faut être hors la loi.» JEAN VILA, MAIRE PC DE CABESTANY Après avoir célébré un « mariage gay »
SIC
AFFAIRES «Plus on est aux affaires, plus on est touché par les affaires !»
R. CAYROL, CHERCHEUR AU CEVIPOF BCE «Il ne faut pas donner l’impression que les politiques attendent quelque chose de la BCE.»
A. MERKEL, CHANCELIÈRE ALLEMANDE ÉCOLE «Pour la droite, l’école est un fardeau et une charge; pour la gauche, l’école est une chance.»
JACK LANG, DÉPUTÉ PS ANTICIPATION «L’élection présidentielle, c’est en mai 2012. Avant, ne commençons pas à distribuer les places.»
J.-M. AYRAULT, PDT DES DÉPUTÉS PS ISLAM «Pour les Tunisiens, il n’y a pas d’incompatibilité entre islam et liberté.»
PIERRE VERMEREN, UNIVERSITAIRE DÉBAT «Quand nous n’avons pas de débats, on parle de notre caporalisme ; quand nous en avons, on dit qu’il y a du désordre!»
LIONNEL LUCA, DÉPUTÉ UMP DROITE «La droite ne doit pas s’adresser seulement à la droite, mais à tous les Français.»
HERVÉ GAYMARD, DÉPUTÉ UMP FIERTÉ «Celui qui n’est pas fier de sa langue ne peut pas être fier de sa patrie.»
RACHED GANNOUCHI, DIRIGEANT DU PARTI ISLAMISTE TUNISIEN ENNHADA CONSANGUIN «Il est ur - gent de mettre un terme aux rapports consanguins entre les différents pouvoirs.»
DAMIEN LE GUAY, PHILOSOPHE HOMOSEXUALITÉ «C’est satanique que David Came - ron déclare que les pays qui veulent son aide doivent accepter l’homosexualité.» ROBERT MUGABE, PDT DU ZIMBABWE |
|
|
|