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La faillite de l’État est nécessaire au sursaut national!


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Courrier - dimanche 03 avril 2005


Je suis tout à fait d’accord avec le courrier de Jean-Claude Lambert, intitulé « Socialistes » (n°487).

J’habitais, en effet, en Angleterre pendant le gouvernement socialiste qui a précédé le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher. Je m’empresse d’ajouter que le gouvernement de Tony Blair n’a de socialiste que le nom (heureusement !).

En 1980, l’Angleterre était un pays en pleine désintégration. Le pouvoir d’achat de l’Anglais moyen était de 45% en-dessous de celui du Français moyen. Sur le plus futile des prétextes, les syndicats appelaient grève sur grève, au point de détruire complètement l’industrie automobile. Les supermarchés ne vendaient que les denrées essentielles. Les rues et les aéroports étaient jonchés de papiers gras comme dans l’un de ces films à l’atmosphère oppressante.

À la fin, il a fallu faire appel au Fond Monétaire International, comme si nous avions été une république bananière !

Sans cette crise, Margaret Thatcher n’aurait pas eu carte blanche pour accomplir ses réformes. Et quelles réformes ! Elle a doublé le pouvoir d’achat en trois ans, redonné confiance au pays… confiance, mais aussi dignité.

Oui, c’est bien dommage que Jospin et ses autruches ne soient pas revenus au pouvoir. Nous serions tellement dans la m… maintenant que la population se rendrait enfin compte de la nécessité des réformes, non sans avoir auparavant laissé les syndicats paralyser le pays, brûlé des voitures, attaqué des postes de police et dépavé des rues.

Le gouvernement Raffarin ne fait que reculer l’échéance et continue la politique qui consiste à ravauder l’économie comme une vieille chaussette : subventions, dégrèvements, aides, gaspillage incontrôlé, primes, compensations, ajustements, règlements absurdes… Tout cela à coup (et au coût) de centaines de milliers de fonctionnaires inutiles.

Tant que nous aurons un président qui ne veut pas réformer la Politique Agricole Commune, nous n’aurons aucune chance d’avancer dans d’autres domaines.

Ce qui manque surtout à Raffarin pour qu’il se sente libre d’agir vraiment, c’est le choc psychologique d’un recours au Fond Monétaire International. Vivement la faillite!

Donatien Moisdon


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